On écoute trop les enfants

18 Nov 2016 par Louis Morissette
Catégories : Culture

Dans le dernier mot du magazine VÉRO des Fêtes, Louis Morissette soulève une excellente question: "Écoutons-nous trop nos enfants?"

Oui, on écoute trop les enfants. Je sais qu’on entend sur toutes les tribunes que «l’arrivée d’Internet et celle des téléphones intelligents se dressent comme une barrière entre les individus et seraient responsables de l’incommunicabilité à l’intérieur même des familles»*. Chez nous, par contre, ça communique, même que des fois, je trouve que ça communique trop. J’ai l’impression que Véro et moi avons mis au monde trois avocats de la défense. Ça parle, ça parle, ça parle…Y a BEAUCOUP d’émotion.

Le parent doit donc écouter, comprendre, analyser… C’est pas des cours prénataux que j’aurais dû prendre, c’est des cours de psychologie. Parce que si j’ai bien compris certains psychologues: si tu imposes quelque chose à ton enfant, il va se refermer, broyer du noir, penser au suicide, tomber dans l’enfer de la drogue, se prostituer… tout ça avant la fin de son secondaire 3. Est-ce que ça se pourrait que la solution soit de les écouter un peu moins? Restreindre les choix pour qu’ils agissent et expérimentent des choses?

Tranche de vie – En septembre dernier, notre fils participait à un camp d’évaluation pour déterminer le niveau pee-wee dans lequel il allait évoluer. Après trois semaines d’évaluation, ce maniaque de hockey se taille une place dans le pee-wee A. Il atteint par le fait même l’objectif qu’il s’était fixé. Seul problème, le jeu se déroule plus rapidement qu’il ne l’anticipait et il compte pas mal moins souvent de buts que durant les années précédentes. Il accueille donc sa promotion avec un flegme peu coutumier.
– Ça va, Juju?
– Ouin…
– Certain?
– (Lui, avec la bouche molle) Ouin, ouin…

Une fois revenu à la maison, il se dirige vers le juge de paix de la résidence (sa mère) et lui annonce qu’il veut lâcher le hockey, prétextant une absence de plaisir. Sans crier gare, il sort son arme de destruction massive: il se met à pleurer. Sa formidable mère est touchée droit au cœur. «Le hockey se doit d’être amusant et récréatif, ça ne doit pas être une source de stress» plaide- t-elle. Me voilà donc au banc des accusés: j‘étais le père fou qui poussait son garçon vers son propre rêve inachevé. Parce que c’est bien évident que je crois que Justin fera partie du 1 % des joueurs de la LNH! C’est bien évident que J’ADORE me pointer à l’aréna à 8 h le lendemain matin d’un spectacle à Gatineau!

J’ai donc écouté. Comme je suis un père moderne, j’ai même fait des «hum hum» et des «je t’entends» d’écoute active à deux cennes. Après explications et larmes, j’avais déterminé ce qui me semblait être la meilleure décision pour mon fils.

«Je te comprends mon grand. Quand tu auras séché tes larmes, va défaire ta poche pis mets ta camisole au lavage parce que tu vas jouer demain.»

Douche d’eau froide. Je n’avais pas cédé au «braillage». Le juge de paix, elle, avait un autre argument pour défendre son fiston (et récupérer son mari les matins de fin de semaine):
– Dans ton film**, à la fin, tu dis à ton fils qu’il peut lâcher le soccer s’il n’aime pas ça. Une métaphore pour illustrer que l’on doit s’écouter et parfois se choisir dans la vie. Pourquoi tu ne l’appliques pas?

C’était un bon argument, mais les situations sont différentes. Notre garçon aime le hockey. Je ne lui impose pas un sport. Il est juste craintif devant l’inconnu, un comportement très normal. Pour moi, lâcher n’était donc pas une option. Parce qu’il avait devant lui un défi et qu’il devait y faire face. Il n’a aucune chance de jouer dans la LNH, mais il a la chance de se dépasser.

Justin est donc allé jouer le lendemain. Premier match de la saison, à l’étranger de surcroît, qui s’est terminé par un match nul de 2-2. Et le petit crosseur a fait une superbe passe (pas parce que c’est mon gars, mais c’était beau à voir) sur le premier but. Un jeu clé en fin de période. Après la partie, le ton avait changé.
– Pis, Ju?
– C’était super cool.
– T’es fier de toi?
– Vraiment.
– Moi aussi, je suis fier de toi, mon grand.

C’est bien d’être à l’écoute de nos enfants. Mais à ne pas vouloir les traumatiser ou les brimer, est-ce qu’on ne les enveloppe pas dans une grosse boule de ouate pour leur éviter les frustrations, les déceptions et les échecs? Curieusement, je crois que c’est justement en affrontant ces revers et ces tapes sur le nez qu’on apprend le plus. Parce que la vie, c’est un peu ça: bûcher, tomber et se relever. Prendre la voie d’évitement chaque fois qu’on trouve la pente trop abrupte, ce n’est pas une solution. On finit par ne jamais monter, juste à tourner en rond.

Sources: * n’importe quel talkshow radio ou télé entre
9 h et 11 h 30 le matin.
** le mirage, 2015, le meilleur et seul film que j’ai scénarisé.

Photo: Andréanne Gauthier

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Ce billet est paru dans le magazine VÉRO Noël 2016.

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Le mot de Louis: Oser faire… mon mea culpa

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  1. Diane Beaumont dit :

    Bravo M.Louis je suis tout à fait d’accord avec votre façon d’agir et je grouve celà très important quand notre enfant désire prendre un engagement soit au hockey ,Gymnastique ,Danse ou n’importe lequel cours bien qu’il le termine jusqu’à la fin c’est ça l’engagement et ça va lui servir plus tard de ne pas laisser tomber à la moindre obstacle qu’il rencontre.

  2. Geneviève dit :

    Je suis tout à fait d’accord. Il faut se cogner le nez à la défaite pour savourer ses victoires. Sinon, même les victoires deviennent fades. Et ne pas accomplir que ce qui va de soi et qui est facile pour nous dans la vie. C’est essentiel de sortir de sa zone de confort, encore plus quand on est enfant, parce qu’à cette période, on absorbe tout, on vit tout plus intensément et avec moins de maturité et de recul que les adultes. En vieillissant, on conserve ces souvenirs de toutes ces fois où on a bûché, où on a éprouvé des difficultés, ou on n’a pas réussi quelque chose du premier coup. Et ça renforce notre volonté, ça nous donne de la résilience et façonne notre personnalité. Vouloir tracer le chemin de la facilité à des enfants, ce n’est certainement pas leur rendre service. Les surprotéger, les gâter ad nauseam et tenter de les préserver de tout échec et de toute frustration n’en fera que des adultes qui hésitent à foncer dans la vie, puisque jamais ils n’ont connu le moindre obstacle. On oublie trop souvent la formidable capacité des enfants à s’adapter à toutes les situations… Alors… Plutôt que de les écarter de la situation génératrice de « frustrations », laissons le temps agir… Il est meilleur juge que tout parent, aussi bien intentionné soit-il… 😉

  3. Andrée Ferrante dit :

    BRAVO monsieur Morissette, vous avez tout compris !Je suis une enseignante nouvellement retraitée . J’ai enseigné 31 ans en adaptation scolaire ainsi qu ‘en classe régulière. Vous avez demontré de l’empathie envers votre fils ce qui constitue l’étape numéro 1. La seconde étape étant tu rationalises la situation et tu fonces! Parce que la vie « mon homme » c’est ça. . . L’effort fait les forts ! Le chemin de la réussite n’ est pas toujours une question de courage et encore moins de chance, mais de persévérance et de confiance en soi . Vous êtes un bon papa!Encore une fois BRAVO! Bonne et heureuse année 2017!

  4. Vanessa-Judith dit :

    Wow génial Louis!!! L’écoute c’est aussi lire entre les lignes, dépister ce qu’il y a derrière un nouveau comportement et ne pas laisser les peurs de nos jeunes les envahir et leur faire abandonner ce qu’ils aiment faire. Toujours aller voir qu’est ce qui nous arrête, qu’Est-ce qui nous fait peur… ce message n’Est pas que pour les enfants!!!! Être dans une zone d’inconfort, dans l’inconnu, c’est là qu’on évolue le plus et qu’on se découvre des forces, même si c’est difficile. Il s’agit d’être là pour récupérer si leur expérience n’est pas bonne!
    Bravo!!! voilà une belle distinction faite sur l’écoute.

  5. Cathy dit :

    Comme c’est bien dit! Et j’irais même plus loin ceci s’applique aussi à nous les adultes qui trop souvent lorsqu’un obstacle se pointe on se défile on laisse tout tombé et on passe à autre chose au lieu d’essayer de surmonter l’obstacle en question. En tant que parent nous devons montrer l’exemple à nos enfants en plus de bien les guider. Je suis 100% d’accord avec Louis!

  6. Michèle Jalbert dit :

    Amen!

  7. Mireille Morin dit :

    Tellement d’accord avec toi mais mon coeur de Maman comprend un peu Véro mais Merci car ton texte remet les choses à la bonne place pour donner le meilleur à ma fille et comme tu le dit si bien, la vie c’est Bûcher, Tomber et ce relevé.

    Merci à un excellent papa pour ce beaux texte xxx

  8. Hélen Fortin dit :

    Bravo, ça me rejoins ce texte là. Merci monsieur Morissette de remettre les pendules à l’heure. Je suis fière de vous!

  9. Céline dit :

    Texte bien réfléchi, bien écrit. Et pourtant je pense qu’il peut amener une grosse confusion. Il ne s’agit pas d’écouter trop nos enfants. Louis a en fait très bien écouté son fils! Louis, parce qu’il connaît son fils, savait ce qu’il se passait réellement quand il a demandé à arrêter le hockey. Louis a compris que la « stratégie » de son fils n’était pas la bonne pour combler le besoin en jeu. Il faut être capable d’une très belle écoute pour agir de même. Dire à un parent, déjà peu empathique envers son enfant, qu’il faut moins être à son écoute, c’est peut-être plomber encore plus la communication entre eux…..

  10. Sonia Chartrand dit :

    Je suis maman de 3 ti mousses et éducatrice depuis 10 ans et tout ce que je dis c est que ca prend l opinion des 2 parents et trouver l equilibre dans la vie de famille et oui il faut encourager nos enfants a se surpasser car dans leur futur vie ils vont en vivre des epreu es et des defis….il faut donc leur montrer a les relever et etre fier d eux …c est la cle du succes dans la vie!!!

  11. Louise Garand dit :

    100% d’accord. Mes enfants ont maintenant 20 et 17 ans. Quand ils étaient plus jeunes et qu’ils voulaient essayer un nouveau sport ou une activité, ils étaient obligés de le faire jusqu’au bout et c’était non négociable. Aujourd’hui, ils ont trouvé leur voie, ils sont équilibrés et structurés. Ils ont rapidement appris que dans la vie, on a rien pour rien. Céder à tout leur caprice c’est ne pas leur rendre service parce qu’avec leur enseignants et leur futur employeurs ça ne fonctionnera pas.

  12. Simon Pellerin dit :

    Je travaille avec les enfants depuis plusieurs années, je vois des parents qui surprotègent leurs trésors et le phénomène ne va pas en s’améliorant, pas étonnant de voir apparaître des « coach » de vie ou autre intervenants familiales. Finalement ils sont là pour enseigner aux parents ce qu’ils ont oublié avec le temps. Le gros bon sens simplement, nous sommes loin du temps où nous jouillons au hockey sur la patinoire du quartier sans iPhone dans nos poches et la morve au nez. Il ne faut pas avoir peur de donner les bons outils à nos enfants , si nous voulons qu’ils deviennent des bons adultes et parents eux/mêmes.

  13. Marthe Tetreault dit :

    Je suis une grand-me`re de 69 ans et je garde souvent mes petits-enfants et je ne cède pas a tous leurs caprices car il faut qu’ils apprennent que dans la vie c¸a ne marche pas toujours a notre goût. Ils font du sport et un deux s’est essayé auprès de sa mère pour ne plus faire de la natation (6 ans )il trouvait beaucoup de points négatif mais heureusement ,ma bru n’a pas embarquée et il a du finir sa session ….Il faut les aimer assez pour leur apprendre qu’ils faut assumer nos choix.

  14. Pascal Jutras dit :

    100% d’accord. Malheureusement les couples sont souvent en désaccord à ce sujet.

  15. Claudette savard dit :

    . Bravo ,Louis tu es quand même un bon psychologue. Beaucoup d’enfants sont des enfants Roi. C’est eux qui décident. Les parents se sentent souvent coupable et leurs disent oui à tout. Bravo encore pour la façon donc vous élevez vos enfants.La mère est plus émotionnel ,et le père plus cérébral . Les deux arrivent à l’équilibre . Bonne journée et continuer votre beau travail.xxxx

  16. Anne Charette dit :

    Bravo, si ils savaient tout , ce serait eux les parents!

  17. Claire DuCharme dit :

    J’ai quatre enfants qui sont adultes maintenant. Nous les avons toujours encouragés à persévérer et si ils commençaient quelque chose ils savaient très bien qu’ils devaient le finir. Je crois qu’en 2016 les enfants manquent de stabilité, de respect et je pourrait en rajouter.

  18. Guylaine Côté dit :

    Pour avoir vécu une situation semblable, lorsque mes enfants étaient de jeunes sportifs , je suis 200% d’accord avec Louis,
    D’abord, il faut finir ce que l’on a commencer et choisi de surcroît et 2eme à la prochaine saison là il fera son choix de l’effort ou la facilité…..nos enfants doivent apprendre la persévérance ce qu’y n’est plus tellement monnaie courante de nos jours. Bravo ,Louis d’avoir cerner le stratagème de ton fils….

  19. Charlotte Richard dit :

    Félicitations Louis tu es un excellent papa. Tu as agi correctement envers ton fils.
    En lui imposant de retourner jouer au hockey le lendemain, tu lui as appris à ne pas baisser les bras devant une difficulté ni à se dévaloriser après une déception ou un passage à vide.
    Oui il faut écouter les enfants: écouter ce qu’ils ont à nous dire et non « écouter » dans le sens de répondre OUI à toutes leurs demandes et en faisant leurs quatre volontés.
    Un enfant a besoin d’ encadrement et aimer son enfant, c’est aussi apprendre à lui dire NON quand la situation le justifie et cela, même s’il nous en coûte d’avoir à lui refuser quelque chose.

  20. Danielle Veillleux dit :

    Bravo Louis je suis bien d’accord avec toi !

  21. Sylvie des groseilliers dit :

    Tout à fait d’accord avec toi Louis. Personnellement, j’aurais aimé être plus challengée quand j’étais jeune je crois que çà aurait augmenté ma confiance en mes capacités.

    0n ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs…

  22. Christian faucher dit :

    Enfin un vent d’air frais dans ce marasme de povre tit pit mielleux pour qui on plis à tout les caprices allant jusqu’à retirer le pointage des examen pour ne pas les blesser ces petits choux. Le gros bon sens à encore sa place et l’éducation aussi cest lfun DE voir des parents qui éduquent avec des valeurs et des principes comme l’effort et la résilience. Bravos

  23. geneviève dit :

    Un très beau texte et bien d’accord avec tes propos!

  24. serge beauchesne dit :

    Les enfants c’est vraiment leur jeu de demander plus en avoir plus ! C’est aux
    parents de voir ce qui acceptable ou non !!

  25. Isabelle Pelletier dit :

    Ho que oui. Bravo Louis. Je t’aime.

    J’aurais aimé ca me faire pousser dans les fesses quand j’avais une faiblesse devant les côtes à monter!

    Oui, il faut écouter les enfants, mais il faut aussi savoir lire entre les lignes… Il y a parfois un peu de peur ou d’insécurité à laquelle il faut aussi répondre!

  26. Elise dit :

    Très inspirant, ça m’amène à réfléchir sur l’éducation que je donne à mes enfants. Merci 😊

  27. Elyse Desrochers dit :

    Bravo. La clé est dans : Je sais qu’il aime ça, mais c’est plus dur qu’il pense et ça devient un défi à relever. (C’est dans mes mots, mais je pense que l’essentiel est là.) Et s’il y en a un qui a bûché, est tombé à quelques reprises et s’est toujours relevé plus fort, c’est bien vous, Louis Morissette. Votre propre expérience de la vie y est pour quelque chose.

  28. Sylvain Beaudoin dit :

    Oh que je te remercie toi ce matin, moi bientôt 50 ans, qui a eu 3 enfants et qui élève maintenant ma petite fille, grand-père 3 fois (bientôt 4) passe mon temps à expliquer à d’autres parents exactement la même chose que toi.

    Les échecs font partie de l’apprentissage de la vie, qu’après on se relève et on devient plus fort car on a appris qqch.

    Qu’on comprend que pour réussir il faut se relever les manches et travailler. C’est comme ça que naît la fierté.

    Le succès sans travail n’a pas le goût savoureux de la victoire.

    Louis, je te dis merci !

  29. Valérie dit :

    Bonjour Louis,
    ça fait tellement du bien à entendre !
    Je suis celle dans la famille qui a le rôle ingrat de pousser ses trois enfants, du même âge que les vôtres, à passer par-dessus leurs angoisses ou leurs craintes.

    C’est ainsi que j’ai convaincu nos deux plus jeunes à faire le basket de l’école pour developer l’esprit d’équipe, même s’ils ne voulaient rien savoir. Mon gars est maintenant fou de joie et excelle ! Ma fille découvre le jeu d’équipe à la dur mais elle avance !

    J’ai dû convaincre, comme vous, mon garçon de ne pas lâcher son BMX, car une année sur deux, il compétitionne contre des garçons plus vieux et plus costaux. Il a terminé en deuxième place cette année au regional, devant des garçons plus vieux …. ON se foue des médailles … mais vous auriez dû voir ses yeux sur le podium, au gala de BMX …. sa médaille, c’était de ne pas avoir lâché!

    Je pousse ma plus vieille, qui a eu son lot de difficulté, à socialiser davantage et à gérer son anxiété. Elle trouve ça dur, mais elle aussi elle avance !

    Merci de ne pas me faire sentir comme une mère ingrate ! 😂😅😅

    Valerie

  30. isabelle Lachance dit :

    Jai 42 ans élevé par des parents tres jeunes et oui trop d’écoute! T’aime pas ca lâche!! Jai élevé mon premier enfant avec trop d’écoute ca a ete néfaste jai rectifié un peu le tir avec ma fille et ca a fais une Bonne différence! Avec mon plus jeune j’étais encore mieux préparé et il y a vraiment une bonne différence! Lui aussi fait des sports et il a eu le même genre de défi et encore plus qu’une seule saison et oui grâce au fait que nous l’ayons moins ecouté il a surmonté tout ça années après années avec brio!! Trop écouter ce n’est pas bon! Prêter une oreille et une épaule quand ils sont tristes c’est parfait mais leur donner raison de lâcher juste a cause de défis moi je dis apprenons a faire la différence! Je penses que cest un peu aussi comme un enfant qui tombe segratigne un genou et pleure comme sil s’était cassé la jambe! Cet enfant a fort probablement eu un parent qui dès quil tombe même sil na rien panique tout de suite accourant vers lui!! L’écoute et le dialogue sont les choses les plus importantes par contre apprenons a faire la différence entre un vrai besoin et simplement du plaignages! Sur ce je vous souhaite une excellente nuit!! :))

  31. Myriane Vincent dit :

    Un plaisir de te lire ☀️

  32. Josée Valcourt dit :

    Splendide lecture je suis entièrement d’accord avec toi. Il faut essayer si on veut persévèrer. Je passe mon temps à éduquer mes enfants. Que chaque choix qu’ils font, il y a une conséquence positive ou négative. Qu’on sengage dans quelque chose bien il faut le finir. Chaque petit pas de persévérance apporte une confiance en lui et à ses capacités et ses forces. Bravo pour ce que tu as écris.

  33. Parents Parfaits s'abstenir dit :

    Cet article présente des éléments intéressants. Je pense qu’il est important d’écouter nos enfants et d’être attentif à leurs besoins, mais en même temps ils ont besoin de relever des défis. Ils apprendront ainsi à se connaître davantage tout en développant leur confiance personnelle. Alors, il est important de trouver un équilibre entre ces deux pôles (l’écoute et laisser l’enfant relever des défis).

    Bravo Monsieur Morisette.

    PPSA

  34. Marie-Michèle Lachance dit :

    Tellement! J’ai vécu la même affaire avec ma fille pour les cours de piscine, entre autres, parce que ça arrive pour plein d’affaires (faire du vélo, jouer au soccer, etc). Elle a 3 ans, mais elle est déjà très perfectionniste et a tendance à fuir dès qu’elle ne réussit pas du premier coup ou qu’elle a une petite peur. Mais je la connais ma fille et je sais que si je la pousse un peu, elle va réussir et être fière d’elle. Il faut les écouter, oui, mais aussi se dire qu’on sait quand même un peu ce qui est bon pour eux, qu’ils soient d’accord ou non!

  35. Valerie dit :

    Bien aimé le texte! Par contre je crois que vous avez tout à fait écouté votre enfant, et l’avez parfaitement entendu: de façon détournée il indiquait avoir peur. En entendant ça, vous avez proposé la solution adaptée pour contrer la peur: s’exposer. Bref, écouter leur souffrance, et décoder le sens derrière tout ça. Et c’est bien la la difficulté! Ils ont parfois besoin de guides pour être capable de trouver des solutions et se dépasser, et ça demande une bonne dose de recul pour arriver à tout décoder et ne pas se laisser prendre par le discours mis de lavant. 🙂

  36. Claire Bélanger dit :

    Je suis tellement d’accord avec toi Louis. Je suis une mère qui n’a tellement pas de pitié et d’écoute pour ce genre de comportement. Il faut apprendre à nos enfants à faire face à l’inconnu et à leur peur! Ils s’en sortent tellement plus grandi à la fin et nous remplissent de fierté.

  37. Lucie dery dit :

    BRAVO!!!! Chapeau à TOI!!! Quand jai inscrit MA grande A LA voix junior JE me suis fais traiter de mère Folle qui poussé SA FILLE. Okok NON JE LA pousse Pas, ELLE trippe solide à chanter ET adore ca. Aux portes ouvertes DE SON école de chant, TOUT LE monde s’attendait à l’entendre alors ELLE A FAIT un solo. LA musique a commencé MAIS n’était pas à LA meme hauteur, Donc automatiquement elle n’aurait pas été capable de la chanter. ELLE s’est mis à pleurer…. ELLE me dit JE chante plus A soir… MOI JE LUI ai dit NON Cynthia!! TU retourne ET TU LA chante! Point. ELLE EST retourné, A VRAIMENT chanté comme un ange ET a eu une ovation!!!! ET m’a remercié après… LA vie LA c’est CA! C’est plusieurs échecs pour quelques succès!!!!!

  38. Alexandra dit :

    Les écoutez … ou plutôt être à l’écoute ne veut pas dire tout céder et ne plus les guider vers les bons choix ou ne pas leur montrer le chemin à suivre pour les soutenir vers le succès … Au contraire, l’écoute est notre levier pour mieux les éduquer…Notre cadre et nos limites les sécurisent c’est là qu’il importe de ne pas se perdre comme parents.

  39. Isabelle L. dit :

    J’hésite entre me réjouir ou être jalouse de Véro! Blague à part, ça fait un bien fou de lire un billet comme ça. Ne pas abandonner au premier échec, ne pas se dégonfler devant l’effort est une belle leçon que nos enfants doivent apprendre. La complaisance (ne pas confondre avec affection) n’est jamais un outil efficace avec ceux-ci. Merci.

  40. Une psychologue dit :

    Juste à titre indicatif, les psychologues ne prônent pas que «si tu imposes quelque chose à ton enfant, il va se refermer, broyer du noir, penser au suicide, tomber dans l’enfer de la drogue, se prostituer… tout ça avant la fin de son secondaire 3 ». Au contraire, une écoute sensible ne veut pas dire de tout laisser passer. Un parent demeure un parent qui instaure un cadre et des limites sécurisantes dont l’enfant a besoin. Il le pousse à explorer et l’encourage. Expliquer à son enfant qu’il ne faut pas éviter les obstacles (ce qui est le cas dans la présente situation), parce que oui, un enfant, ça veut parfois éviter des choses difficiles et confrontantes, c’est bien différent de lui imposer une activité pour laquelle il n’a aucuns intérêts et qui désert les intérêts de quelqu’un d’autre (ce qui est triste et nuisible et pas le cas ici). Les psychologues ne sont pas à confondre avec la  »psychopop ».

  41. Clayre Fortin dit :

    Félicitations Louis ,tellement d’accord avec tous se que tu as dis. Je suis aller voir ton show ,j’ai beaucoup aimer céla xxx Bonjour à Vero ,je l’aime beaucoup AUSSSI XXX

  42. Stéphanie Dionne dit :

    Effectivement, écouter ses enfants, ça ne veut pas nécessairement dire de les laisser faire ce qu’ils veulent. C’est plutôt d’entendre les peurs qui les habitent et de cerner toutes les croyances qu’ils ont et qui les limite. J’en parle justement dans un de mes articles http://www.lafamilledemavie.com/je-lai-inscrit-pareil/ J’avais décidé d’inscrire mon fils au soccer même s’il disait ne plus aimer ce sport parce que j’avais surtout entendu qu’il avait peur de jouer dans un calibre plus fort. Il a passé un super bel été même s’ils ont perdu plusieurs de leurs matchs. Et cet automne, il a été nommé Capitaine de son équipe. Quelle joie pour lui! Je ne pourrais pas accepter que mes enfants abandonnent par peur de quoi que ce soit. Sinon, ce serait d’accepter de les regarder piétiner et de les laisser croire que leurs ambitions ne méritent pas d’efforts. Les écouter, c’est savoir quand c’est le temps de les aider et de les pousser à y arriver. Bravo Louis! Véro, je sais que ça fait mal à son coeur de mère… mais parfois ça vaut la peine de les pousser. C’est exactement pour ça qu’il faut d’abord les connaître. Ça nous aide à départager là où il y a lieu de les aider à se dépasser et là où il y a lieu de les aider à chercher autre chose qui leur irait mieux. Quelle aventure !

  43. andrey-ann gauvreau dit :

    j’adore les billets de Louis, toujours le mots juste. je suis tellement d’accord. oui il faut être à l’écoute… mais ne pas oublier que l’adulte,,, c’est nous. il faut les encourager à aller au bout de ce qu’ils entreprennent et leur montrer à être persévérant. ne pas lâcher à la première difficulté, car dans la vie on tombe… l’important c’est de savoir se relever et continuer à avancer. super bon billet bravo… je me suis abonné pour la première fois à un magasine.. j’attends mon Véro impatiemment d’une fois à l’autre et je le dévore en quelques jours… bravo

  44. Annie Poulin dit :

    Halleluia!!!!! Tellement mais tellement d’accord avec ce que tu as écris. Comme une collègue me disait la semaine passée au bureau, Life is fu $## »‘# hard et nos enfants doivent comprendre que ce n’est pas toujours facile. Mon plus vieux est toujours prêt à tout lâcher en trampoline quand il rencontre certaines difficultés. L’avoir écouté, il aurait lâché un sport qu’il adore et aurait peut-être manqué la chance d’aller aux Jeux du Québec car il s’est fait dire par son coach la semaine passée qu’il avait de grosses chances de faire les jeux en 2017. Donc, je crois qu’il a compris que c’est payant de ne pas baisser les bras aussitôt qu’il rencontre un défi.

  45. Veronique Martineau dit :

    Tellement vrai! On doit parfois les laisser se tromper, on en fera des adultes qui pourront se relever en cas de défis!

  46. Judith-Elise Marcoux dit :

    Oh que je suis d’accord! Excellent texte! Chez nous il y avait une règle: » tu commences la session, tu la termines. Si tu aimes vraiment pas ça, tu changeras pour la prochaine mais comme ça tu sera certaine ». La où c’est plus difficile c’est quand il y a blessure ou maladie; comment gérer à ce moment-là la situation, protéger et prendre soin de notre enfant, l’écouter pour ces problèmes particuliers sans ensuite créer de précédents. Parce qj’ils y prennent goût! Et si on dit « oui » ou « ok » à une, expliquer pourquoi à l’autre… Sans conpté les autres parents qui nous trouvent parfois bien durs de tenir notre bout…

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