Développer la motricité des enfants

31 Oct 2017 par Valérie Schiltz
Catégories : Famille

On le sait: les enfants aiment – et doivent – bouger. En plus de favoriser leur sommeil, certaines activités physiques les aident à développer leur motricité globale, améliorant du coup leur coordination, leur équilibre et leur force.

Quelles activités choisir? Comment et pourquoi? Quatre pros se prononcent.

Des arguments pour développer la motricité chez nos enfants, Joël Beaulieu, spécialiste en pédagogie sportive, en avance plusieurs: accroître leur équilibre, leur coordination, leur agilité, leur force et leurs capacités cardiovasculaires; augmenter leur tonus; renforcer leurs muscles et leurs os; stimuler leur endurance; diminuer les risques de blessures… Et ça, ce n’est que l’aspect physiologique de la chose! «On parle maintenant de l’importance de la littératie physique», explique le fondateur d’A+ Action (aplusaction.com), une firme de consultation en motricité et pédagogie sportive. «Ça englobe les habiletés, la confiance et la motivation à bouger d’un enfant, ainsi que la façon dont on le responsabilise par rapport à sa santé.»

En effet, les bienfaits d’une pratique sportive se font sentir bien au-delà du gymnase, les jeunes y apprenant aussi à adopter un mode de vie sain, à sociabiliser et à s’organiser. D’après de nombreux experts, l’activité physique contribuerait même à la réussite scolaire.

Alors, comment s’y prendre pour les initier? Selon M. Beaulieu, l’idéal est de choisir pour nos tout-petits trois activités différentes au cours d’une même année, afin de favoriser leur polyvalence. Autres points importants? Ne pas dépasser plus de trois séances par semaine («Ça serait exagéré!) et s’assurer que notre progéniture s’amuse en tout temps («Les enfants devraient sortir du cours avec le sourire!»).

En ce qui concerne le genre d’activités à privilégier, les trois sports décrits dans ce reportage promettent autant de susciter l’enthousiasme des jeunes que de développer une foule d’habiletés. Qui dit mieux?

Le judo

C’est quoi? Judo est un mot japonais regroupant deux concepts: «ju» signifie souplesse, alors que «do» veut dire voie ou chemin. En d’autres termes, le judo serait la voie de la souplesse, un sport dont le but est «de déséquilibrer, de projeter ou d’immobiliser son adversaire», décrit Patrick Vesin, coordonnateur technique et responsable du programme de formation des entraîneurs à Judo Québec. À la différence du karaté, cette forme d’art martial s’exécute sans coups frappés.

Pour qui? Les enfants ayant beaucoup d’énergie à dépenser, tout comme ceux qui sont plus renfermés. «Le judo permet de faire sortir l’agressivité, mais aussi de développer la confiance en soi», soutient M. Vesin.

Pourquoi? Sur le plan moteur, le judo développe la coordination, l’agilité, la vitesse, la force, la souplesse, l’endurance, la résistance, la flexibilité, l’équilibre, alouette! Et le code moral de ce sport, toujours en usage durant les séances, inculque des valeurs telles que le respect, l’humilité, le courage, la coopération et la maîtrise de soi. «Les enfants apprennent à s’adapter aux autres jeunes qui suivent le cours. Du coup, ils apprennent aussi à s’adapter dans la vie en général», explique le coordonnateur.

Le petit plus? C’est un excellent moyen d’autodéfense.

Ça coûte combien? De 120 $ (un cours par semaine) à 200 $ (deux cours par semaine) pour une session de 14 semaines. Les coûts peuvent diminuer si on s’inscrit à l’année.

Où? Club de judo Shidokan (Montréal), Club de judo Boucherville, Club Judokas Jonquière, Club de judo Seikidôkan (Trois-Rivières), Académie de judo de Sept-Îles et Dojo de Beauport. Pour d’autres adresses, on visite le site judo-quebec.qc.ca.

L’équitation

C’est quoi? L’art de conduire un cheval. Bon à savoir: il existe plusieurs disciplines équestres, comme le dressage, l’attelage, le saut d’obstacles, la voltige, le reining (ou dressage western) et le concours complet.

Pour qui? Les enfants appréciant le contact avec les animaux et qui ont un tempérament solitaire ou, au contraire, plus impulsif. «Les premiers apprennent à s’affirmer, tandis que les seconds travaillent fort pour maîtriser leur caractère afin d’atteindre leurs objectifs», dit Geneviève Dumais, propriétaire du centre équestre ÉquiConnexion, à Mascouche.

Pourquoi? En plus de développer le tonus musculaire de l’enfant, sa coordination, sa vitesse, son équilibre et son sens du rythme, l’équitation aiguise sa capacité à s’orienter et à faire les choses dans un certain ordre, tout cela en le responsabilisant. «Au début du cours, le cavalier doit rassembler son équipement, puis brosser et seller son poney. Il doit prendre soin de l’animal pour développer une belle relation avec lui. La dynamique affective est donc très importante», affirme Mme Dumais.

Le petit plus? L’équitation est un des rares sports où les filles compétitionnent avec les garçons. «Ce n’est pas une question de force, mais de performance», souligne l’instructrice.

Ça coûte combien? Il faut compter entre 40 $ et 60 $ pour une séance. Des forfaits peuvent aussi être offerts.

Où? Centre équestre ÉquiConnexion (Mascouche), Centre équestre des Laurentides (Morin-Heights), Centre équestre Belle Rivière (Sainte-Julie), Académie équestre du Suroît (Mercier) et Centre de performance équestre Hélène Laverdière (Québec). Pour d’autres adresses, on visite le site cheval.quebec.

La danse

C’est quoi? Un enchaînement de mouvements, avec ou sans musique. «C’est le plaisir de bouger son corps et de donner une intention à ses gestes», révèle Louise Lapierre, fondatrice de l’école Louise Lapierre Danse, à Montréal.

Pour qui? Tous les types d’enfants, en particulier ceux ayant un tempérament créatif.

Pourquoi? La danse développe la capacité cardiovasculaire, l’équilibre, l’endurance, la flexibilité, l’agilité, la coordination, la souplesse et la rythmique. La musculature est aussi travaillée en symétrie et en équilibre puisque, contrairement à d’autres sports, ce ne sont pas toujours les mêmes parties du corps qui sont sollicitées. Côté psychologique, «une aisance corporelle et une confiance en soi se manifestent», assure Mme Lapierre. Cela dit, l’aspect culturel de cette pratique n’est pas à négliger: «On forme le public de demain. On éveille une curiosité chez les jeunes en ce qui a trait aux différentes formes de danse et de musique, et ça, c’est magique!»

Le petit plus? Les types de danse étant très variés (claquettes, ballet, hip hop, percussions, contemporaine, danse sociale), il est très peu probable de ne pas en cibler au moins un qui plaise à notre enfant. De plus, la diversité de mouvements exécutés dans une même chorégraphie en fait une discipline polyvalente et… tout sauf redondante!

Ça coûte combien? Entre 145 $ et 265 $ par session (de 10 à 12 semaines), selon l’école et le type de danse.

Où? Notamment à l’école Louise Lapierre Danse (Montréal), louiselapierredanse.ca.

Les enfants de l’équipe ont testé le cours multi-danse de l’école Louise Lapierre Danse. Cliquez ici pour lire leurs commentaires et voir les photos.

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Photo: Julie Artacho

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