Ces femmes sans enfants par choix

Ces femmes sans enfants par choix
14 Août 2014 par Danielle Stanton
Catégories : Oser être soi

Faisant fi de ceux qui les voient comme des carriéristes, voire comme des personnes anormales, de plus en plus de femmes assument pleinement de ne pas avoir d’enfant… pour leur plus grand bonheur.

Ces femmes sans enfants par choixÊtre enceinte ne m’a jamais intéressée. Et puis, si j’avais eu un enfant, il aurait dû subir les contrecoups de ma “boulomanie” galopante, m’explique en souriant Catherine Grégoire, une directrice de production et directrice de campagne politique âgée de 33 ans. Des bébés, je n’en veux pas, un point c’est tout.»

«Certaines femmes disent qu’elles veulent un bébé du fin fond de leur ventre: moi, c’est du fin fond de mon ventre que je dis non», dit Émilie Devienne, auteure de l’essai Être femme sans être mère. Quant à Sophie Gravel, une secrétaire qui travaille dans un organisme de philanthropie, elle s’est fait ligaturer les trompes à 32 ans. «La peur de tomber enceinte m’angoissait tellement que j’en faisais des cauchemars.» Huit ans plus tard, elle est toujours en paix avec sa décision. «Je n’ai aucun remords, aucun regret.»

Si la maternité est considérée comme une des plus belles choses qu’on puisse vivre, le bonheur peut prendre aussi d’autres couleurs. «De nos jours, avoir un enfant est perçu comme une expérience existentielle, considère le sociologue Daniel Dagenais, auteur de La fin de la famille moderne. Mais certaines personnes peuvent préférer d’autres expériences.»

Religieuses, vieilles filles, bâtons de vieillesse… Les femmes qui n’ont pas d’enfant ont toujours fait partie de notre paysage. La nouveauté? Elles osent aujourd’hui proclamer qu’elles sont heureuses malgré cela… ou même grâce à cela! S’agit-il d’électrons libres, ou un nouveau type de femmes se profile-t-il à l’horizon?

Des enfants si je le veux, quand je le veux

La phénomène est incontestable: les nonparents sont nombreux sur la planète et se serrent les coudes grâce à des mouvements comme le Childfree Network, au club social pour adulte sans enfant No Kidding! ou à la National Alliance for Optional Parenthood.

Selon les données actuelles, «une Québécoise sur cinq n’aura pas d’enfant à la fin de sa période de fécondité», rapporte Chantal Girard, démographe à l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Il est impossible de savoir si cela sera dû à une décision délibérée ou non mais, si on se fie aux chiffres parus récemment dans le magazine TIME, la moitié des femmes qui n’ont pas d’enfant vivent ainsi par choix.

Il y a 40 ans, les féministes scandaient: «Un enfant si je le veux, quand je le veux!» Or, aujourd’hui, il demeure «politiquement incorrect» d’affirmer clairement qu’on ne veut pas fonder une famille. «Nullipares: voilà comment on nous définit, rappelait il y a quelque temps en entrevue Lucie Joubert, auteure de L’envers du landau. Le terme se passe de commentaire: une “nulle” allant “nulle part”! Moi, je suis une nullipare qui sait où elle s’en va!»

Et elle n’est pas la seule. Il y a autant de chemins qui mènent à la maternité qu’au refus de fonder une famille, observe Marie Hazan, psychologue, psychanalyste et professeure à l’UQAM. «Pour certaines, c’est une décision tranchée; pour d’autres, il y a une valse-hésitation… La route de chacune est unique. Gardons-nous de mettre toutes ces femmes dans le même panier.»

Sarah*, une communicatrice de 54 ans, a toujours vu la maternité comme un engagement à vie qu’elle se sentait incapable d’honorer. «La passion amoureuse et la vie de famille m’ont toujours paru absolument incompatibles, dit-elle. J’ai fait mon choix et c’est le bon pour moi. Étrangement, toute ma famille est convaincue qu’au fond je me suis résignée, parce que mon amoureux est père de trois enfants et n’en veut plus. C’est bien mal me connaître!»

À 6 ans, Micheline*, une psychologue aujourd’hui âgée de 66 ans, savait déjà que la maternité ne serait pas son truc. «Lorsque je voyais ma mère se lever la nuit parce qu’on était malades, je me disais: “Je ne veux pas faire ça plus tard.” Rien à faire: à mes yeux, la vie de famille, c’est plate.» Micheline est néanmoins tombée enceinte à la fin de la trentaine… «La vraie décision s’est prise là: je me suis fait avorter et j’ai eu énormément de peine. Mais je ne voulais pas m’engager dans cette voie. Aujourd’hui, je suis parfaitement sereine.»

Avoir des enfants: Nature ou culture?

Et si on inversait les rôles et qu’on demandait plutôt: «Pourquoi voulez-vous des enfants?» La question paraît si incongrue qu’on ne la pose jamais. Fonder une famille est la norme, point. «Au lieu d’instinct maternel, ne vaudrait-il pas mieux parler d’une fabuleuse pression sociale pour que la femme ne puisse s’accomplir que dans la maternité?» fait valoir la philosophe Élisabeth Badinter dans son livre-choc sur l’amour maternel, L’amour en plus.

«Le désir d’avoir un enfant n’est pas inné, il est socialement construit, soutient Laurence Charton, socio-démographe à l’INRS. Mais le lien automatique entre femmes et maternité reste extrêmement puissant. Une femme qui ne veut pas fonder une famille, ça suscite des
interrogations.»

«La pression est forte, concède Sophie Gravel. Mais, honnêtement, elle ne m’affecte pas du tout. En fait, mis à part quelques collègues originaires de cultures plus traditionnelles, personne n’a jamais passé de remarques sur mon choix de vie.» Du moins, pas ouvertement…

En 2014, contester qu’une femme a le droit de mener sa vie comme elle l’entend serait drôlement mal vu! Le mythe de la «vraie femme» a néanmoins la vie dure. «Je n’ai jamais compris celles qui tournent le dos à la maternité, confie Camille*, une mère de deux enfants âgée de 51 ans. C’est anormal. Nous sommes biologiquement conçues pour enfanter. Pour être une femme complète, il faut donner la vie.» Et un homme? Peut-il être «vrai» sans devenir père? «C’est différent », admet Camille.

De fait, selon la socio-démographe Laurence Charton, il existe encore un joyeux «deux poids, deux mesures». «Cela découle d’une longue histoire de rôles masculin et féminin. Même au Québec, terre d’égalité, un homme qui ne désire pas d’enfant sera nettement moins mal perçu qu’une femme. Par contre, avec la valorisation récente de la paternité, les choses pourraient changer.»

Par ailleurs, les regards de travers ne trahiraient-ils pas aussi un soupçon d’envie? «C’est possible, oui», convient la psychologue Marie Hazan, avec un sourire dans la voix. Et pour cause: quand on demande à Catherine Grégoire quels sont les désavantages de sa situation, elle reste d’abord muette au bout du fil. «Attendez un peu, je cherche, je cherche. Mis à part la perspective de me retrouver “seule de ma gang” à 40 ans, entourée d’amis parents, non vraiment, je ne vois pas.»

Catherine Maréchal, une entrepreneure de 45 ans, apprécie sa liberté de mouvement, mais surtout ce qu’elle nomme sa «liberté d’émotions». «Je ne me ronge pas les sangs en me demandant si je fais les bonnes choses pour mon petit, je n’angoisse pas en pensant à tous les malheurs qui pourraient lui arriver. Cette tranquillité d’esprit vaut de l’or.»

Toutes des carriéristes, toutes des égoïstes!

Soit. Mais rien n’est parfait. Il manque aux femmes sans enfant une carte de visite portant l’inscription «maman». Et ça, ça n’a pas de prix. «Auparavant, on changeait de statut en se mariant. Maintenant, c’est en devenant parent», observe Laurence Charton. «Tant qu’il ne sera pas écrit quelque part que je suis ceci et cela mais “Maman avant tout!” / On m’enverra m’asseoir à la table des enfants», lance la slameuse Amélie Prévost dans son Monologue sur les femmes sans enfant, qu’on peut voir dans YouTube. «Les non-mères que j’ai interrogées pour enrichir mon texte ont toutes le même feeling: les seuls “vrais” adultes patentés dans la société, ce sont les pères et les mères», dit-elle.

«Qu’on n’ait pas eu d’enfant par choix ou à cause des circonstances de la vie, on a soif de la même chose: sentir qu’on vaut quelque chose quand même», explique Catherine-Emmanuelle Delisle, une femme infertile de 37 ans qui a créé le site femmesansenfant.com.

Affaire de génération? Jacinthe*, 58 ans, ne se souvient pas d’avoir souffert d’une absence de reconnaissance. «Dans ma tête d’ado et de jeune femme, la maternité était synonyme de pauvreté et de sacrifice. Ça ne correspondait vraiment pas à ma façon de voir mon avenir! Mais je ne me suis jamais sentie jugée. Au contraire, les femmes comme moi étaient plutôt vues comme des avant-gardistes!»

Les temps ont changé. De nos jours, les bedons ronds sont hautement glorifiés, et les non-mamans sont perçues d’office comme des carriéristes! «Parce que je n’ai pas d’enfant, les gens s’imaginent que ma vie, c’est le travail, point barre! rapporte Micheline en riant. C’est tellement faux! J’ai un chalet, des amis, des passe-temps.»

Les employées sans progéniture doivent-elles s’attendre à bosser davantage afin que leurs collègues papas-mamans puissent filer à 15 h pour admirer Chouchoune en tutu dans son spectacle à l’école? Parfois oui, murmurent les intéressées. Aucun patron n’a toutefois
voulu se prononcer dans le cadre de ce reportage.

Le fait d’être considérée comme moins occupée donne lieu à d’autres situations blessantes, comme en témoigne Catherine Maréchal. «L’autre jour, un fournisseur m’a fait poireauter une heure dans le froid devant son bureau. Quelle excuse m’a-t-il servie en arrivant? “Ah, j’te dis, quand on a des enfants!” Et moi, je n’ai pas d’horaire, pas de clients, pas de vie? Ce manque de respect m’a froissée. Les enfants servent parfois trop facilement d’excuse.»

Toutes des égoïstes! Un refrain qui revient souvent à propos des femmes sans progéniture. Ces dernières haussent les épaules. «Ah, le fameux classique… lance ironiquement Catherine Maréchal. Suis-je plus égoïste que ceux qui veulent des enfants comme “assurance vieux jours” ou pour “survivre” au-delà de la mort? Me “prolonger” dans l’éternité, moi, je n’en ai rien à cirer.»

Selon la psychologue Marie Hazan, décider d’avoir des enfants peut, effectivement, être très égocentrique «si on demande inconsciemment aux enfants de remplir notre vide intérieur». Un cas de figure que la psychanalyste Corinne Maier résume avec une réjouissante impertinence dans son ouvrage provocateur No Kid: «Avoir un enfant est le meilleur moyen d’éviter de se poser la question du sens de la vie: il est un merveilleux bouche-trou à la quête existentielle», écrit… cette mère de deux enfants.

Mais trêve des guerres parents contre non-parents! Les préjugés, les jugements critiques ou réactionnaires envers les non-mères existent toujours, mais sont de plus en plus rares, estime Marie Hazan. «On voit aujourd’hui des parents homosexuels, des mères et des pères célibataires… La société évolue et fait de plus en plus de place à la diversité. Par ailleurs, je pense que les femmes sans enfants, de par leur statut marginal, sont peut-être particulièrement sensibles au jugement d’autrui.»

Un vide… Quel vide?

Il existe tout de même un cliché sans cesse rabâché qu’elles n’en peuvent plus d’entendre: les femmes sans enfants n’aiment pas les enfants. «Wo, minute!» rétorquent-elles. Le cousin gai de la famille: c’est ainsi que Sophie Gravel se définit avec humour. «Quand j’étais jeune, un de mes cousins, qui était gai, venait souvent aider ma mère à s’occuper de nous. Maintenant, je fais comme lui! Je ne suis pas une grande sorteuse. Garder les enfants de mes amis me fait plus triper que courir les bars. Croyez-moi, je me sens extrêmement
utile.»

Catherine Maréchal, elle, s’est toujours beaucoup occupée des filles de sa soeur. «Ne pas avoir d’enfant ne signifie pas qu’on n’a pas d’enfant dans sa vie. Mes nièces sont quasiment mes filles, et je les adore.» Et mamie Jacinthe devient gaga quand elle parle de ses deux «p’tites poupounes » par alliance!

Faire du bénévolat auprès d’enfants en phase terminale: c’est l’objectif que s’est donné Catherine Grégoire en 2014. «J’aime beaucoup les enfants des autres et j’ai le tour avec eux.» Pourquoi, alors, ne pas avoir les siens? L’héroïne de la bande dessinée Et toi, quand est-ce que tu t’y mets? Celle qui ne voulait pas d’enfant a probablement la meilleure réponse à cette question. «Je cuisine très bien et je n’ai aucune envie d’ouvrir un restaurant.» Voilà.

Dans le cas de Catherine Grégoire toutefois, l’expression «enfants des autres» prend tout son sens. «J’ai vécu à deux reprises avec des hommes qui étaient pères et j’ai adoré le rôle de belle-mère à temps partiel. Je ne veux pas d’enfant, mais je voudrais que l’homme qui sera dans ma vie pour de bon en ait. Sinon, je serai extrêmement déçue.»

Bref, des femmes comme les autres… «Toutes les femmes sont psychiquement fécondes, fait valoir Isabelle Tilmant, auteure d’Épanouie avec ou sans enfant. Cette sensation de creux, de vide, est au contraire un espace d’abondance: chacune peut y mettre ce qui l’épanouit.»

L’affirmation laisse quand même Sophie Gravel interloquée. «Hein? De quel vide parle-t-on? Je n’ai aucun espace intérieur vacant à remplir avec du bénévolat ou une création artistique quelconque. Je suis pleine et entière.» Et comblée. «Me faire ligaturer a fait en sorte que mon corps est en adéquation avec ce que je ressens intérieurement depuis toujours.»

Déclarer qu’on ne veut pas d’enfant est peut-être tabou. Mais avouer qu’on regrette d’en avoir est un interdit tout aussi fort. Selon une enquête menée en Belgique en 2012, 13 % des couples interrogés regrettaient d’avoir fondé une famille et, s’ils en avaient l’occasion, ils ne le referaient pas. «Comme psychologue, observe Micheline, j’ai gagné ma vie en “réparant” des adultes qui avaient été des enfants non désirés.»

Maternité ou non-maternité? La réponse appartient à chaque femme. Et à elle seule.

* Certains noms ont été changés pour préserver l’anonymat.

Vous pouvez consulter la version intégrale de cet article dans le quatrième numéro de Véro magazine, à la page 118, avec le titre « Sans enfants… et heureuses! ». Le magazine est disponible en kiosque et en version iPad.

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  1. Julie dit :

    J’ai 44 ans. J’ai toujours pensé, si un jour je deviens maman, ok, si ce n’est pas le cas et bien il y aura autre chose!
    C’est absolument faux de penser qu’une personne ne peut être complète sans la maternité. La vie peut être remplie de plein d’autres choses.
    J’ai 4 amies, mamans…qui m’ont déjà confié (mais ne le diront JAMAIS en public ou à d’autre parcequ’elles ont hontes)…qu’elles adoraient leurs enfants, mais que si elles avaient su, avant de tomber enceinte ce que c’est, elles auraient probablement choisi de ne pas en avoir.

    Mais cette version…on en parle jamais.

  2. Marie dit :

    J’ai 55ans deja jeune je savais que je n’en voulais pas! J’ai jamais aimé les responsabilités! J’ai toujours fais ce que je voulais et dès mes 18ans j’ai voyagé seule sur 5 continents! Ce que je voulais c’est de voyager et vivre a l’étrangé! Aujourd’hui je suis de retour vivant a la campagne dans le nord sur le bord du lac avec les pentes de ski! J ai remplacé les enfants pas des animaux et je suis tres heureuse de ma vie! Dans 10ans parcontre je sais que cette miniMe me manquera alors je compte sur mes nieces et leurs enfants pour combler cette piece manquante! On ne peut pas toute avoir dans la vie! Comme les chansons non je ne regrette rien et i did it my way !

  3. Claude dit :

    Sommes-nous trompés dans nos intentions d’avoir des enfants ? Désirons-nous des enfants pour combler un état malheureux, une relation de couple vide de sens ? Faisons-nous des enfants par habitude afin de bien paraître en société ? Avons-nous des enfants par la peur de la religion ? Est-ce une décision altruiste ou tout simplement une décision profondément égoïste, inconsciente ? Est-ce que vous vous posez ces questions ? Et si vous avez déjà des enfants, avez-vous oublié quelque chose d’important concernant le véritable sens de la relation entre parents et enfants ?

    Pour la plupart des êtres humain, ils croient que la raison d’être de la relation est d’obtenir quelque chose, d’avoir besoin de quelque chose de l’autre, mais en vérité, est-ce que la raison d’être de la relation est de choisir des états d’être et de l’apporter aux autres et ainsi sentir en nous, le bien-être de nos expériences choisies en toute liberté ?

    Je comprends aussi qu’il peut être dérangeant de voir des infographies ou des liens sur votre site, mais ce guide est vraiment pertinent dans votre domaine.

    http://www.relationplus.org/Parents-enfants/intention-avoir-enfants.html

  4. ricticata dit :

    bonjour
    Et bien moi je suis un homme de 54 ans et je n’ai jamais eu d’enfants et n’en désire pas….Si une femme disponible qui est dans mon cas et recherche une relation sérieuse ; je suis libre depuis peu ; je vis à la Martinique sur mon voilier ; si vous êtes non fumeuse et svelte n’hésitez pas à me contacter sur ricticata@gmail.com cela n’engage en rien ; A bientôt peut être?

  5. Nicole Samson dit :

    Ça me parle beaucoup. Et surtout me donne des réponses. Je ne suis pas seule. Merci.

  6. Louise Ducap dit :

    Cet article est d’une véracité surprenante. Je n’ai pas d’enfants par choix et je ne ressens aucun vide ou culpabilité. Je n’ai tout simplement pas la fibre maternelle. Je considère avoir réussi ma vie sans enfants et à 61 ans je n’ai aucun regret. J’ai toujours cru que je n’avais rien de spécial à leur apporter et mon choix est le bon pour moi. Par contre, je les aime beaucoup et je n’ai aucune tolérance pour les abus de toute sorte faits aux enfants. Je pourrais même me mettre en danger pour les protéger mais ça ne fait pas de moi une mère. Je gère mon entreprise avec mon conjoint qui a une fille de 30 ans qu’il ne voit plus depuis 15 ans et qui n’a même pas daigné lui présenté ses petits enfants. Alors les enfants!!! Nous nous sommes fait une belle vie et nous nous occupons de nos 4 chats et des enfants des autres. J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui ont des enfants et qui les ont eu pour les bonnes raisons.
    Merci pour ce bel article et longue vie à votre chronique.

  7. Olivia dit :

    Je ne suis pas au bout de l’article mais je m’empresse de poster un commentaire… J’aimerai entrer en contact pour échanger rapidement avec Sarah, la communicatrice de 54 ans qui a choisi de ne pas avoir d’enfants et dont le conjoint qui en avait déjà 3 de précédentes unions n’en voulait plus. Pour ma part j’ai 30 ans, 2 ans de relation avec mon homme qui a 45 ans ET 3 enfants de 2 ex relations et qui n’en veut plus!!! Et moi je suis perdue, je ne sais pas si j’en ressens l’envie parce qu’il refuse ça, si je serai capable de finir ma vie sans avoir eu d’enfant. A côté de ça je suis trés carriériste… j’ai toujours privilégié ma carrière et je vise de grandes choses. J’avoue que la trentaine est le cap qui fait se poser beaucoup (trop) de questions quant à la maternité. Dans l’espoir d’être mise en contact avec cette Sarah*. Merci

  8. Pierre-Paul dit :

    C’est rafraîchissant pour moi de voir que des femmes qui ne veulent pas d’enfants sa existe! N’en voulant pas moi même, pour faire court, j’ai rarement penser à moi dans ma vie, surement pas manque d’estime pour ma personne. J’ai tout fais pour me faire aimer des autres même quand sa n’en vallait pas la peine, et ce dans des emplois, amitiés et relations. À force de donner, donner, donner, on dirait que je me suis épuisé à avoir une écoeurantite aigü et je sais que si je serais père je donnerais tout à mon enfant. Hélas, le réservoir d’énergie est limite avec la lumière de réserve allumée, et ce n’est pas assez pour ce qu’un enfant mérite vraiment. Malgré tout ça, depuis mon adolescence, la seule vraie ambition que j’ai jamais eu, c’est d’avoir cette partenaire de vie, avec qui en symbiose, je savourerais la vie (sans enfants). Je parle en général beaucoup aux gens pour avoir leur avis, et sa me semblait impossible avec les femmes de mon entourage de trouver la perle rare dont j’ai toujours tant rêver. Maintenant après avoir lu ceci, je vois bien que sa existe, merci tu rajoutes du bois à mon espoir 🙂 Après tout, c’est un choix qu’y ne fait de mal à personne, on ne devraient pas juger les gens pour ça.

  9. Martine Deslandes dit :

    Moi je ne savais pas encore comment faire les bébés et j’avais très hâte dans avoir! Je me vois assise dans l’auto de mes parents et penser au jours ou j’aurais mes enfants, je n’avais pas plus de 5ans, je crois que j’avais tellement d’amour a donner que j’avais cet envie de cajoler mes bébés. J’ai eu ma première fille a 19ans, ma deuxième a 20ans et ma troisième 23ans, aujourd’hui elles sont grande et adulte, je suis très heureuse de mes trois belles femmes, toute trois très différente, une seule d’entre elles veux des enfants, pour moi cela n’a rien d’inquiétant et comme dans tout leurs choix de vie, je respecte et n’y met aucune pression, être grand-maman me plairait et ne pas l’être n’est pas dramatique. C’est un choix de vie,il n’y a pas de honte de ne pas en vouloir, il y a déjà beaucoup monde sur notre planète a aimer. La vie est précieuse et elle se doit d’être vécu a notre façon, avec nos choix!!! Liberté, liberté. liberté!!

  10. Catherine dit :

    Dans votre article, vous ne citez aucune femme qui a fait le choix de ne pas avoir d’enfant et l’a regretté par la suite…Cela aurait été intéressant d’entendre ce point de vue car il doit tout de même exister, non?

  11. Jessika dit :

    J’ai 30 ans, j’ai eu mon premier enfant à l’âge de 20 ans par choix et le second à 28 ans par choix cette fois aussi. Je n’ai pas pris cette décision pour combler un vide ou pour pouvoir survivre à la mort mais parce que j’avais au plus profond de moi-même le désir d’être mère. Je comprend que bien des femmes n’aient pas ce désir et je ne les juge pas mais je ne crois pas que celles qui décident de fonder une famille le fasse à cause de la pression sociale non plus.

  12. Amelie dit :

    Bientot 40 ans ! Ouff de retour celibataire… Le dernier homme jai ete avec me donnait la lune mais ma quand meme trompe avec une prostituee… A rien y comprendre mes relations sont malheureusement tous des echecs… Soit ils sont drogues… Ou tjs de quoi … Est ce de la malchance hummm aicune id …ca me fait de quoi de ne pas aboir denfants et jai de le peine quand jy pense mais je crois sincerement cela aurait ete egoiste de ma part javais pas les bon peres! Alors je vis avec et jessaie de me dire qui sait ce que lavenir me reserve detre forte et de vaincre mes petits demons afin de faire de meilleurs choix !

  13. sophie thibault dit :

    J’ai été longtemps sans enfants. J’ai eu mes études, mon début de carrière. Ensuite, un changement d’orientation professionnelle.
    Mon frère plus vieux en avait deux déjà. Et,je me voyait la tante gâteau qui s’occuperait de ses neveus et nièces.
    La vie m’a joué un tour en me faisant rencontrer un gars de qui je suis tombée enceinte. J’avais 29 ans, depuis j’ ai eu deux autres enfants.
    Maintenant, je ne verrais pas ma vie sans enfants. Est ce que j’aurais pu vivre sans…. oui. Je pense que cela dépens des choix que l’on fait et des tournants de la vie.

  14. Gisele Guilbault dit :

    C’est un choix personnel d’avoir ou de ne pas avoir d’enfant ! A chacun sa décision ! Par contre les enfants des autres deviendront grands et seront très utiles pour les femmes qui n’en ont pas eus… La carrière finit par prendre moins d’importance avec le temps, l’argent n’est plus suffisant pour se sentir heureux pleinement, les parents décèdent, les amis disparaissent tranquillement, les frères et sœurs sont occupés s’il y en a…, les couples se brisent et les femmes seules se retrouvent totalement laissées à elle-même et la vie n’a plus de sens pour la dernière étape de la vie… Mes trois enfants sont le plus beau cadeau de ma vie ! Je vais avoir 67 ans bientôt et j’ai tout ce qu’il me faut pour être heureuse !

  15. Sylvie dit :

    Véro avec tout le respect que je te dois, car pour moi tu es une grande dame, ce sujet ne vaut pas la peine d’être autant discuté. Une femme décide de ne pas avoir d’enfant, c’est son choix un point c’est tout. Ses raisons lui appartiennent point final. Pour moi c’est tout ce qu’il avait à dire sur ce sujet Comme tu termines ton article, «La réponse appartient à chaque femme et à elle seule». Juste cela tout simplement. Au plaisir, et dès que je pourrai financièrement je me permetrai d’aller vous voir toi et M. Morissette. Bonne chance dans votre contnuité.

  16. Johanne Perreault dit :

    J’ai 55 ans, retraitée depuis 3 ans, mariée depuis 30 ans, je suis l’aînée d’une famille de 11 enfants… à 13 ans, j’avais 5 frères et 5 soeurs… pas question pour moi d’avoir un jour des enfants… suis marraine de 2 grands garçons de 18 et 23 ans… et j’ai 16 neveux et nièces… c’est suffisant et je ne sens pas de vide. J’ai une merveilleuse petite voisine de 2 mois que je berce 10 minutes de temps en temps… Je n’ai jamais cru aux joies de la maternité…

  17. karine dit :

    Du plus loin que je me souvienne dans mon enfance, j’ai toujours voulu avoir des enfants. La vie a fait en sorte que je n’ai pas rencontré le bon conjoint pour fonder une famille. J’étais découragée, cherchant plus un géniteur qu’un conjoint et père. Et puis j’ai rencontrer celui qui fait maintenant partie de ma vie: étant déjà père de 2 grands enfants, il n’en voulait pas d’autres…J’étais tiraillée dans le plus profond de mon cœur. Un choix s’imposait. J’ai consulté. Et je me suis résignée. Je me suis dis: «à 35 ans, si la vie ne m’en a pas donné, et m’a fait rencontré l’homme qui correspond en tout point à ce que je recherche, c’est que je suis peut-être pas dû pour en avoir!» 4 ans plus tard, je suis bien avec cette décision,je profite de la vie, fait ce que je veux, quand je le veux. Mais je ressens aussi ce vide: ne pas avoir vécu une grossesse, de connaitre l’amour inconditionnel d’une mère envers son enfant, avoir cette tolérance, cette patience, ce don de soi à l’extrême! Je sens qu’il me manque quelque chose.
    OUI on se fait juger par la société. Je me sens égoïste. OUI je me sens obliger de faire des heures supp au bureau pcq j’ai supposément plus de temps, j’ai pas d’enfant à aller chercher à la garderie ou de malade! Et ce «non dit»: toi t’as pas d’enfant, tu peux pas comprendre!!!
    Aujourd’hui, malgré ce petit vide, quand je regarde autour de moi, je remercie la vie. S’il y a 2 choses dont je suis convaincue dans la vie, c’est que «rien n’arrive pour rien et que la vie fait bien les choses». Donc…MERCI LA VIE….

  18. Elaine dit :

    Je me pose la question sur cette rubslite entre les femmes… Avant c’etait mere a la maison versus mere au travail… Maintenant qu’in est venu a bout de ce sujet, que les lois et compagnies facilitent la vie aux meres au travail, nous devions trouver un autre sujet? Je serais tres surprise de savoir si les hommes se rivalisent autant! Vivre et laissez vivre!

  19. Carole dit :

    La maternité m’a toujours fait un peu peur. Accoucher? J’aurais 9 mois d’enfer juste à y penser. Et contrairement à beaucoup d’amies et à ma soeur qui étaient obsédées à l’idée de ne pas en avoir, moi je ne me suis jamais senti ‘vide’ de ne pas en avoir. Je suis à la limite soulagée. J’aime les enfants, j’aime être en présence de mon filleul et tout. Mais 24/24, 7/7…ouf, trop pour moi. De plus, je crois qu’il est difficile d’avoir un environnement idéal pour ça. La monoparentalité me fait penser à du pur esclavage. Je prefere vivre le tabou de paraitre egoiste que de regretter un choix si lourd de conséquence. Je crois que notre coeur le sait. Si on est vraiment maternelle, ce sera du bonheur. Mais si c’est pour faire ‘ce-qu’il-faut’, suivre un plan établi par la famille et la société, alors ça devient une grave erreur. Moi je répond aux gens qu’il y a plein de manieres d’être heureux dans la vie et qu’être parent n’est pas la seule. Je vais avoir 40 ans et je ne serai jamais maman.

  20. Diane Guay dit :

    Pouvoir choisir d’avoir ou non un enfant, c’est un cadeau que les femmes ont reçu avec l’accès à la « pilule » au début des années 60. Pourquoi ce retour à la culpabilisation des femmes qui ne veulent pas d’enfant??? On ramène les curés moralisateurs et les péchés mortels ??? Avoir le choix, c’est un bien précieux…protégeons-le!

  21. Louise dit :

    Contente de lire des articles à ce sujet! Je suis une femme de 31 ans et le fait de ne pas vouloir d’enfants n’a jamais été un choix, je n’en veux pas tout simplement. Je les adore, je les vole parfois à mes amis pour une journée ou un week-end mais malgré tout, je ne ressens aucunement le besoin ou le désir d’en avoir à moi.

    À ceux qui disent: « Non mais si vous saviez tout le bonheur qu’un enfant apporte et que vous manquez » je réponds: « Qui êtes-vous pour juger du bonheur dans lequel je baigne et de croire que je manque de quelque chose. Mon chien m’apporte des joies et je n’essaie pas de vous convaincre d’acheter un chien! »

    J’en ai déjà voulu, c’est vrai, mais ce qui m’attirait du rôle de maman était de pouvoir reproduire celui que ma propre mère a joué pour moi: une maman à la maison avec les enfants, du temps de qualité. Du temps TOUT COURT! Un papa qui revient de travailler et qui peut consacrer ses temps-libres à ses p’tits parce que les devoirs et tâches ménagères sont faits. Je suis très heureuse de mon rythme de vie actuelle et loin de vivre dans le luxe, je ne vois tout de même pas comment mon conjoint et moi réussirions à joindre les bouts avec disons 3 enfants et un seul salaire. Je suis la matante Loulou de mes neveux/nièces/fileul et même des amis de ceux-ci et ce rôle, je l’adore!

  22. Isabelle dit :

    j’ai 51 ans et je n’ai pas d’enfant et du plus loin de mes souvenirs, je n’en voulais pas. Ligaturé à 31 ans avec une tentative à 27 en disant à mon gynécologue de bien faire son travail car j’étais certaine de mon choix. Décision que j’avais pris avec mon mari. Aujourd’hui à 51 ans et 33 ans de mariage nous sommes toujours heureux de notre choix.

  23. Chloé dit :

    Quelle chance de pouvoir se faire ligaturer les trompes si on le souhaite et quand on le souhaite ! En 2014, en France il est encore presque impossible de trouver un bon professionnel de santé qui soit d’accord pour effectuer cette intervention avant l’âge de 40 ans si l’on est « nullipare », ce que je trouve révoltant.

  24. Christiane dit :

    J’ai 54 ans et j’ai deux filles. Je suis la plus jeune de quatre filles et la seule qui a eu des enfants. Lorsque je dis ça aux gens, ils sont TELLEMENT étonnés et me demandent souvent, « mais pourquoi »?? Ç’a juste pas adonné. C’est leur choix et ça regarde personne. Toutes les femmes ne sont pas faites pour avoir des enfants! Toutes les femmes ne sont pas obligées d’avoir un conjoint non plus! Ce sont des femmes quand même et pas plus malheureuses que ceux qui ont des enfants! Vivons et laissons vivre!

  25. Caroline dit :

    J’ai 31 ans et je n’ai pas d’enfants et je n’en veux pas! Par choix et aussi parce que ma santé ne me le permet pas. J’ai souvent entendu la phrase ‘ah tu vas voir, ça va venir avec le temps’ et bien non. Je suis heureuse sans et je sais que ce n’est pas en moi. Je crois plutôt que ça fait quelques choses à mes parents, eux qui aimeraient avoir plus de petits enfants! (ils en ont qu’un). C’est un choix que personne ne peut juger sans être dans la tête et dans le corps de la personne qui n’en veut pas! Quand je vois les autres avec leur enfant, je ne les envie pas! Je ne ressens aussi aucun vide par rapport à ça! Arrêtez de juger les femmes (nous sommes des vrais femmes) sans enfant, nous sommes heureuses dans notre choix!

  26. Mélanie B dit :

    pour ma part je voulez et je voulez pas d’enfants dans mon enfance. un père qui es Alcoolique et droguer a tout les jours..!!.. j’ai peur d’avoir un enfant avec quelqu’un.. en plus le monde et tellement malade. que le justice fait pas grand chose.. qui laisse liberté a des violeur d’enfants.des tueur etc.. … Je veux pas que mon enfant sois victimes que j’ai vécu a l’age de 9 ans.. d’un père qui es un Monstre.. J’ai peur Tout simplement ..

  27. Marie dit :

    J’ai tellement un mélange d’émotions lorsque je lis ce texte. Je ne sais pas si j’aime, mais en même temps ça me fait réagir, ce qui est nécessairement bien, puisque ca touche une corde sensible.

    Je suis une maman de 30 ans de 2 beaux garçons et en attente d’un 3e éventuellement, de plus depuis 2 ans je suis l’heureuse propriétaire d’une garderie en milieu privé, donc des enfants j’en côtois à profusion et j’aime ça !

    J’imagine que certaines femmes ont des enfants par pression social, pour faire, selon eux comme la majorité. Lorsque je lis j’ai l’étrange sensation que pour vous ces femmes font partie d’une grande part de la tarte. Ça me désole.

    Pour ma part je suis avec mon conjoint depuis bientôt 13 ans et pour nous la question s’est posé dès le départ, de part et d’autre. Je n’étais pas du tout prête à l’âge de 18 ans d’avoir des enfants, mais je savais que ça viendrait. Je voulais simplement remplir mon bagage personnel pour mieux enrichir ses petites personnes que j’étais pour mettre au monde. Effectivement il n’y a rien de plus beau à mes yeux qu’une femme enceinte (et c’est juste normal de les glorifiés- elles portent un enfant wow!) et de voir une femme aimer son enfant, mais il n’y a rien de plus laid que de voir un enfant mal aimé….

    En ce qui nous concerne, nous avons choisi d’avoir des enfants pour unir cet amour pour fonder un nid confortable, pour voir des petits mousses s’éclater sous nos yeux. Lorsque ma maison est pleine c’est là que je la trouve la plus belle, coloré, vivante. Pour moi un enfant c’est un petit être à l’état la plus pure, la plus honnête et c’est mon devoir de « vrais adultes » de les faire pousser avec mon bagage.

    Je ne porte aucun jugement sur ces femmes sans enfants, jamais, mais qu’on ne me juge pas non plus sur les choix que j’ai fait pour ma famille et son bonheur. Pour certains j’ai fait d’énorme sacrifice en ayant mes enfants, j’ai tout arrêté ma vie professionnelle, pour rester à la maison avec eux et ensuite ouvrir une garderie, un choix que je regrette absolument pas. Bien entendu il y a des jours difficiles comme pour n’importe quoi, mais ces jours difficiles sont vite oubliés lorsque j’ai mes cocos devant moi qui attende un bizou la bouche pincée, accompagné d’un gros je t’aime maman.

    Mes enfants sont l’extension de notre amour et non un « band-aid » pour les jours sombres. Ils n’ont pas été conçu pour réparer quoique se soit, mais bien pour enjoliver ce qui était déjà beau.

    Je suis maman et fière de l’être, je ne changerais pas place pour rien au monde.

  28. Catherine Tremblay dit :

    Je suis d’accord avec l’article ci-haut mentionné. J’ai 60 ans et croyais moi quand j’avais 16 ans et à l’école les filles parlaient bébé…. je me sentais vraiment « extraterrestre ». Dans ma famille immédiate, j’ai une sœur qui a été étiqueté dépressive psychose. Alors, j’ai lu sur le sujet (à 16 ans) et je me suis rendu à l’évidence que c’était malheureusement génétique. Donc, je me suis mis à observer ma famille maternelle et paternelle et des deux côtés j’avais des cousines de la même maladie que ma sœur. C’est à partir de ce moment la que j’ai décidé de ne pas avoir d’enfant. Par la suite, je me suis marié à 23 ans tombé veuve à 25 ans et rencontré un autre homme. Dans sa famille aussi des deux côté, il y avait des dites « anormales » . Notre choix était fait à tout les deux de ne pas avoir d’enfants. Aujourd’hui, je suis veuve pour une deuxième fois et je gâte les enfants des autres.

  29. Sonia dit :

    Mais quel gros tabou de société que de fonder ou pas une famille !!! Je trouve que l’on valorise beaucoup trop le fait d’avoir des enfants… Tellement que les personnes qui en ont, forment un gros mensonge autour des joies d’êtres parents. J’y ai même cru moi-même. J’ai une fille, je l’adore, je l’éduque bien et je fais tout pour elle. Mais bien franchement, avoir su toute la vérité autour du fait d’avoir un enfant, je n’en aurais probablement pas eu. Quand t’es enceinte, tout le monde te dis: « Ahhhh, c’est merveilleux, c’est extraordinaire, tu vas être une meilleure personne, j’ai hâte de te la garder, je vais t’aider et tout et tout…» Mais la réalité est toute autre. J’ai eu un accouchement atroce avec forceps et plusieurs heures de travail. Et Une fois que tu l’as cet enfant, personne ne t’aide, du moins, pas dans mon cas. Les ami(e)s s’éloignent, les grand-parents te répondent qu’ils ont déjà élevé les leurs, les frères et sœurs, en ont assez avec les leurs. Et cet enfant, faut l’éduquer, se réveiller la nuit, manquer le travail quand il est malade, lui faire faire ses devoirs, gérer des crises de colères et de larmes, le mettre propre et j’en passe… De plus, les garderies, ce n’est pas fait pour le vrai monde qui travaille !! Ouvert de 7h à 17h. Ok… Mais, je fais quoi avec mon enfant quand je travaille dans les hôpitaux de Montréal (pognée dans le trafic) de 7h à 15h et qu’on m’oblige à faire un temps supplémentaire à défaut de perdre ma job !!!(Et non, je ne changerai pas de carrière parce que j’ai un enfant, parce que je l’aime mon travail.) Et le couple… il finit par battre de l’aile parce que les occasions de se retrouver sont nuls parce que personne ne peut ou ne veut garder ton enfant ou que t’es trop brûlé pour faire l’amour à cause du travail, des nuits blanches à prendre soin de ton enfant, du stress monétaire et bien d’autres formes de stress… Oui, il y a de grandes joies avec un enfant, c’est le fun les activités familiales, de le voir grandir, de le voir sourire. On me dit que je suis une excellente mère. Mais, c’est complètement un mensonge que la société envoie en disant qu’il n’y a que des joies à être parents !!! On me juge parfois parce que je ne veux pas d’autres enfants. Et bien, je ne les envie pas du tout ces femmes avec deux, trois enfants… J’ai trouvé ça très difficile d’être mère, toute cette charge de travail et de gestion d’horaire avec les garderies et tous les coups difficiles sur mon couple. Alors, oui, je les comprends ces femmes sans enfants parce que personnellement, j’adore ma fille, mais j’ai trouvé que d’être mère est l’épreuve la plus difficile que j’ai dû vivre… Alors, jugez-moi si vous voulez, mais moi, non merci d’avoir d’autres enfants !!!

  30. Cynthia dit :

    Superbe article…Je suis maman d’un beau garçon plein de vie et je suis depuis peu enceinte du deuxième bébé. Moi je n’aurais pas vu ma vie complète sans enfants, j’ai rencontré mon chum il y a 7 ans, mous avions le même but commun de fondé une famille mais j’ai 38 ans et j’attend mon deuxième enfants car j’ai attendu de rencontré un amour un conjoint un père digne de ce nom. Mon Karl d’amour fera toujours partie de ma vie et comprend les responsabilités de la paternité, mais ce n’est vraiment pas le cas de la majorité des hommes et sans tomber dans le patern des famille traditionnelle, trop de couple ne vois pas l’importance du bien être des enfants, une famille déchirée laisse des traces et des couple malheureux laisse des trace sur les enfants aussi….Ont ne connait pas l’avenir, mais avoir des enfants pour être dans la games ça n’a pas rapport. Je ne sais pas si j’aurai décider d’avoir une enfants seule si je n’aurais pas rencontré mon homme, et je ne le saurai jamais. Mais des enfants sont des humain et il ne faut pas jour avec les enfants comme si c’était pas grave, car il vallent beaucoup trop pour faire les frais du désamour ou du je m’en foutisme parental. Les enfants ne sont pas des biens de consommation. j’ai une amie de 2 ans mon ainé qui est célibataire elle aurai aime avoir une famille et pas le bon gars en vu, elle est resté seule sans fonder de famille. Elle est heureuse comme ça et personne ne peu la gugé elle ou d’autre gens sans enfants. Merci

  31. Elsa Vilarinho dit :

    Cet article m’a fait un bien fou… Un vent de fraîcheur et rassurant. Je suis une femme de 37 ans, en couple avec le même homme merveilleux depuis 12 ans, et je suis de celles qui oscillent constamment entre avoir ou non des enfants. Je me surprends à dire parfois que si mon amoureux en voulait, peut-être que ça me donnerait le goût… La vérité est que je préfère lui mettre cette pression plutôt que de la subir moi-même. Je suis complètement comblée dans ma vie personnelle et professionnelle. La raison qui explique mon hésitation constante est la peur de regretter de ne pas avoir eu d’enfants et de réaliser tardivement qu’il est trop tard… Mais je sais pertinemment que je ne me sens pas vide du tout et complètement comblée. Et c’est ça qui s’explique difficilement aux yeux de toutes ces mamans qui m’entourent. Merci pour cet article… on se sent tout à coup moins seules.

  32. Anne-Julie dit :

    J’ai 40 ans et je n’ai pas d’enfant. Je suis bien comme ça. Merci pour votre article, ça fait du bien. Si tout le monde pouvait le lire…et le comprendre!

    Je vais vous dire ce qui m’insulte le plus dans le fait de ne pas avoir d’enfant – ce sont les autres qui en ont et qui nous disent qu’ils sont en retard à cause des enfants, qu’ils n’ont pas eu le temps de faire telle ou telle chose car ils ont des enfants…. Bla bla bla. Et la réplique #1: « Tu peux pas comprendre TOI, t’as pas d’enfant! »

    Ah ben crousse!!! NON, ET Je n’en veux PAS!!!

    En fait, j’ai environ 160 enfants différents à chaque année scolaire. Des enfants qui ont entre 14 et 16……. Venez pas me dire que je ne connais pas les ados…je vis avec eux 10 mois/année.

    Enfin, je m’égare……….. Merci de parler de ce sujet si mal vu!

  33. Marie-Eve Tremblay dit :

    Très bon texte. Et que dire des femmes célibataires ET sans enfants. On se dit que nous devons être royalement folles ou avec un méchant caractère! Pas si facile de trouver chaussure à son pied dans notre société. Les hommes de notre âge, 35-45, sortent souvent d’une relation avec enfants et ne sont pas prêts à s’engager. Ou le fait qu’ils ont le champs beaucoup plus large que nous en terme d’âge: il n’est pas rare de voir un homme avec une femme 10-15 ans plus jeune que lui, tandis que pour une femme, le contraire est beaucoup plus rare. Les hommes de notre âge de tournent souvent vers des femmes donc plus jeunes, ce qui diminue notre choix de sélection aussi. Malgré cela, j’espère aussi rencontrer un homme avec des enfants, manière de vivre la maternité par procuration!

  34. Sylvie Tousignant dit :

    Bonjour! J’aurai 55 ans dans 1 mois et je me suis fait faire la ligature à l’âge de 26 ans. Comme j’ai déjà dit dans des entrevues, entre autres avec France Castel, je crois que le petit casier de la maternité est manquant dans mon système! Dès ma jeunesse, je savais que je n’en voulais pas et à ce jour, je n’ai pas de regrets. Ça me dépasse tout de même de constater qu’il faut encore en débattre rendu en 2014!

  35. Jessyca dit :

    J’ai 25 ans et je suis marié depuis quatre ans et connais mon conjoint depuis 10 ans . Depuis que je suis toute petite , je n’ai jamais eu le désir de devenir mère. Beaucoup mon dit: ha quand tu sera établis dans ta vie de couple tu va voir c’est sur que sa venir, c’est automatique!! On aurais dis que j’étais condamné a devoir avoir se désir! Franchement!! Je suis parfaitement heureuse sans enfant, mon mari qui a 8 ans de plus que moi n’en veux pas lui-même et comme l’article le mentionne mon but dans la vie ce n’est pas ma carrière mais ma famille, mes amies ect .
    Ps: aucun vide !!!

  36. Marie-Josée Perras dit :

    Merci pour cet article. Ça me fait tant de bien. J’ai 50 ans et je me sens encore obligée de me justifier . Je n’ai pas d’enfants et j’en aurai vraisemblablement pas. C’est la première question qu’on me pose à chaque nouvelle rencontre. Pu capable. D’autant plus que je vis avec un homme ni ne se serait jamais vu sans enfants. Pour ses parents et ses enfants, je suis louche. Comme si je ne pouvais pas être une femme et ne pas avoir d’enfants? Un homme m’a déjà dit qu’une femme devenait femme qu’à l’instant où elle enfantait. Je regarde penser et agir ceux qui ont
    des enfants et cela ne m’inspire pas. Je préfère avoir des regrets que des remords.

  37. Carole Bernard dit :

    Lorsque le temps est venu pour moi d’avoir un enfant, je l’ai ressenti tout au fond de ma personne. Oui, j’avais peur. Pourquoi? Hé bien, le fait de penser : Suis-je vraiment prête? Va-t-il manquer de quoi que ce soit ? Finalement, dès que la grossesse se termine peu importe la façon dont s’est déroulé celle-ci et son accouchement, je n’ai que de yeux pour ce petit être qui vient de l’union de moi et mon conjoint. Tous ces gestes sont scrutés , immortalisés et adorés . Nos pensées se tournent vers ses premiers pas,son premier amour,son futur emploi et vite le temps passe et cette enfant aura lui-même un enfant peut-être ….seules ses tripes lui parleront et il choisira .

  38. Lorraine Roy dit :

    En effet la maternité n’est pas une obligation pour être heureuse et c’est dramatique d’avoir un enfant non désiré….Chacune fait ses choix personnels et la société ne s’en portera que mieux

  39. nadège dit :

    MERCI!!!
    Ca fait du bien!

  40. Christine Gagnon dit :

    Parfaitement en accord avec cet article.

  41. PATRICIA dit :

    Evidemment en tant que maman de 3 enfants, je ne comprend pas vraiment ce choix de ne pas vouloir d’enfant mais c’est une choix personnel qui ne doit pas être jugé.
    Mais vaut mieux ça que d’en faire des enfants non désiré.

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