En rafale: 15 questions à Magalie Lépine-Blondeau

19 Mai 2017 par Linda Priestley
Catégories : Culture / Oser être soi

Questions en rafale à une actrice qui ose et qui fonce… surtout quand elle a peur.

Tête-à-tête avec celle qu’on découvrira sous les traits d’Évelyne, le personnage féminin principal de la minisérie dramatique Plan B, bientôt diffusée au petit écran.

Que signifie «oser être soi» pour toi? Ça veut dire travailler à devenir la personne qu’on aspire à être. En tenant compte que cette personne est en mouvance, qu’elle a le droit de se transformer au fil du temps. À mes yeux, ce n’est pas tant la destination qui compte, mais le chemin qu’on parcourt pour y arriver.

Si tu pouvais reculer dans le temps, que dirais-tu à l’enfant de 12 ans que tu étais? Cette petite fille était triste, anxieuse et habitée d’un certain fatalisme. Elle ne voyait pas l’aube du jour où cette tristesse allait la quitter. J’aimerais la prendre dans mes bras et lui dire que ça va aller. Que les souffrances deviennent certes plus grandes à mesure qu’on vieillit, mais qu’on devient aussi mieux équipée pour les affronter.

Quel film t’a le plus marquée? Cyrano de Bergerac, avec Gérard Depardieu. Plus jeune, je le regardais chaque semaine. Et quand j’ai joué Roxanne [NDLR: au TNM, à l’été 2014], je connaissais par cœur les tirades de Cyrano. Un personnage blessé qui rendait hommage à la beauté, lui qui se trouvait laid. Un paradoxe magnifique.

Décris-nous un type de personnage que tu rêves de jouer. Une fille moins fine, moins polie ou au bord du précipice, dans un état de déséquilibre.

Blonde ou brune: qui est la vraie Magalie? Les deux. J’aime changer la couleur de mes cheveux par plaisir personnel et aussi parce que, comme le Québec est petit, il faut se renouveler pour offrir différentes facettes de ce que nous sommes.

La beauté est-elle importante à tes yeux? Elle ne se limite surtout pas à l’esthétisme. Elle émane de quelque chose, sans être une vertu en soi. Nous, les femmes, on se goure en se concentrant là-dessus, comme si on persistait à croire que c’est ce qu’on a de mieux à proposer et que notre intelligence, notre instruction et notre force ne suffisent pas. Ça m’énerve qu’on se handicape encore avec ça.

As-tu une gang de filles? Oui! Je suis bien entourée, particulièrement par les femmes de ma vie. Presque toutes des comédiennes, que j’aime et que j’admire. Elles sont ma force tranquille, ma famille choisie. Ça me touche de constater qu’il y a autour de moi beaucoup plus de solidarité féminine que de rivalité.

Es-tu du genre à chanter à tue-tête? Oui. Et à danser aussi, surtout sur du Beyoncé. Ça agit sur moi comme une soupape, particulièrement les jours de tournage intense.

Dans ta valise, qu’est-ce qui occupe le plus de place? Les livres. Je ne peux pas voyager sans eux. La liseuse, ce n’est pas pour moi. Et puis, j’aime laisser un bouquin au suivant dans les endroits que je visite.

As-tu des plaisirs coupables? Non. Tous mes plaisirs sont très assumés! (rires)

Quel est ton plat préféré? C’est sûr que ça vient de la mer!

As-tu un hobby qui te permet de décrocher? La plongée sous-marine. J’avais très peur d’oser, mais après avoir plongé, j’ai adoré ça. Les profondeurs, le silence. C’est une des plus belles choses du monde.

À quel endroit sur la planète souhaiterais-tu vivre? Plus je voyage, plus je me rends compte à quel point Montréal offre une qualité de vie absolument exceptionnelle. Il n’y a pas d’autre endroit où je voudrais fonder une famille.

Quels sont les lieux qui t’inspirent? Haïti, Paris et le Brésil, pour différentes raisons. Mais en réalité, tout m’inspire.

Sur ta liste de choses à accomplir, il y a… Beaucoup de choses! Mais surtout, un jour –  je dis bien UN JOUR (parce je ne veux pas me faire bousculer ni qu’on m’en parle) – le désir d’avoir des enfants et d’entreprendre un long voyage avec eux. Voir dans leurs yeux la découverte du monde pour la première fois et accompagner cette innocence, cette candeur, ça fait partie de mes rêves les plus chers.

Photo: Andréanne Gauthier

L’entrevue complète avec Magalie Lépine-Blondeau est à lire dans le magazine VÉRO de printemps en kiosque!

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