#365JoursDeBonheur – « Mon tour du monde »

11 Nov 2017 par Le Missionnaire.TV
Catégories : Psycho

Chaque samedi, on vous fait découvrir le moment le plus précieux d'une personne du public.

Une histoire simple, souvent touchante, parfois toute courte… comme aujourd’hui. Voici le récit de Lucie Boisjoli.

« Mon moment à moi, c’est lorsque j’ai pris un aller-simple de Montréal vers le Sri Lanka.

La première destination de mon tour du monde, mon rêve…

L’inconnu et l’incertitude rattachés à cette vie de nomade font peur, mais on prend notre courage à deux mains, on ferme les yeux, on prend une grande respiration, et on se jette dans le vide.

La vie ne dure qu’une seconde vertigineuse, elle n’est qu’un petit souffle dans la bouche de l’éternité… c’est pour cela qu’il ne faut pas attendre.

Il faut sauter dans le bain et apprendre à nager pendant qu’il est encore temps.

Un voyage comme ça, ne se planifie pas du jour au lendemain.

Depuis plus d’un an, je travaillais fort à la planification de mon tour du monde.

J’ai laissé mon appartement pour aller vivre chez ma cousine dans le sous-sol afin d’amasser le plus de sous possible, j’ai vendu mes électros neufs à perte ainsi que quelques meubles, vendu ma voiture, je travaillais en double à l’hôpital, en plus d’un autre emploi et de mon retour à l’école(!).

Mon but était d’amasser 20 000$ pour partir et je l’ai atteint.

Il était temps que je parte car je commençais à devenir verte…

Cette décision de partir et de tout abandonner à mon âge a été une grosse décision; je me demandais si je foutais ma vie en l’air à 41 ans, en refusant de faire ce que la société nous dicte.

Un seul but en arrivant là-bas: celui de sourire chaque jour en m’émerveillant de tout et de rien, en absorbant comme une éponge tout ce qui se présente devant moi.

Croyez-moi: en tant que femme en voyage, vous développez un sixième sens. Avant de partir, les gens me disaient que je ne serais plus la même- je ne le croyais pas vraiment.

Ils avaient tellement raison.

C’est dans un voyage comme ça qu’on se rend compte qu’il y a autre chose comme vie, il y a plus d’un modèle.

Ce qui a été le plus dur, c’est de voir que nous vivons beaucoup dans un monde d’abondance et d’individualité.

Ces deux aspects m’ont terriblement atteinte.

Mes valeurs ont changé, mes besoins aussi.

La première chose que j’ai faite en revenant chez moi, c’est le ménage dans mon linge, mes souliers, pour donner aux gens qui m’entourent et à des organismes pour les femmes en difficulté.

Ça l’air un peu nono, mais quand je suis entrée dans une épicerie, je me sentais étourdie de toute l’abondance, du choix qu’il y avait entre un saumon épicé, un saumon mariné, un saumon à l’érable, etc…

Je suis restée une heure dans le supermarché à ne pas savoir quoi prendre.

Je n’ai plus besoin de tout ça.

Je veux changer le monde à ma façon: j’envoie des messages d’amour à mon monde en texto maintenant, pour mettre du soleil dans leur journée.

Je souris aux gens que je ne connais pas dans la rue, je veux donner mon temps, aider, juste serrer la main à un itinérant, pour lui montrer que quelque soit son histoire, eh bien il existe, et lui donner un peu de confiance, de reconnaissance.

La vie est un défi chaque jour, et rien n’est trop ambitieux pour celui qui y croit. TA SEULE LIMITE, C’EST TOI!

Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie…

Ce voyage autour du monde, il A changé ma vie. »

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