Parler en public? Au secours!

19 Mai 2017 par Isabelle Bergeron
Catégories : Psycho

Parce qu'il aime le dossier qu’on vient de lui remettre, notre patron veut qu’on le présente à l’équipe de direction au grand complet. Ça y est, le moment est venu de faire nos preuves et de briller… ou pas.

Car si la seule idée de parler devant 5 (ou 100) personnes nous donne l’envie de se terrer dans une caverne pour ne plus jamais en sortir, on risque de passer à côté de bien belles occasions. Alors, même si on s’en croit incapable, on se retrousse les manches et on fonce!

Linguiste, ex-chroniqueur à la radio et à la télé, professeur de français à la retraite et auteur de Vaincre la peur de parler en public – Des conseils pour séduire, captiver, convaincre (Les Éditions de l’Homme, 2014), Jacques Laurin croit que tout s’apprend et se travaille. «La principale raison pour laquelle on a peur de parler devant les autres est reliée à notre égo, dit-il. On a peur d’avoir l’air fou, de ce que les gens vont penser, de ne pas y arriver…»

Ainsi, quel que soit notre degré d’inconfort, on devra faire preuve d’un certain courage. «On aura le trac et c’est normal, assure M. Laurin. Le trac est ce qui nous pousse à faire de notre mieux, à réussir.» C’est aussi ce qui motive à bien nous préparer. Notre contenu est-il au point? A-t-on révisé chaque élément? L’information qu’on souhaite transmettre est-elle exacte? Doit-on ajouter des choses? En enlever? «Une fois que la matière est prête, on doit s’exercer à la transmettre, recommande le spécialiste. Il est important d’user d’un bon niveau de langage et d’utiliser des termes simples et compréhensibles par tout le monde.»

Inutile, donc, de s’efforcer de porter aux nues la langue de Molière en adoptant un accent qui n’est pas le nôtre et de paraître empruntée. Un tel manque de naturel ne contribuerait certainement pas à nous faire apprécier de l’auditoire. Mieux vaut miser sur l’authenticité.

Autres facteurs importants: on reste calme et on n’oublie pas de respirer. On s’assure de bien articuler et de ne pas parler trop vite. «Avant de s’adresser aux gens, on peut aussi prendre le temps de jaser avec eux ou tout simplement de les saluer, de leur demander comment ça va, ajoute Jacques Laurin. Ce bref contact nous rendra déjà sympathique à leurs yeux.» On n’est certes pas contre!

Dossier Tracer son chemin

Photo: Stocksy

Catégories : Psycho
0 Masquer les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ajouter un commentaire

Magazine Véro

S'abonner au magazine