5 jours en Israël

26 Juin 2018 par Sophie Banford
Catégories : Voyage

Récit de notre éditrice, Sophie Banford, qui a récemment passé 5 jours en Israël.

Bien sûr, l’histoire, les lieux sacrés et la cohabitation de différentes religions constituent les principaux attraits de la Terre sainte. Mais comme je suis surtout une disciple du dieu de la cuisine israélienne – le chef Yotam Ottolenghi! –, j’avais aussi envie de me gaver des saveurs de ce pays. Voici comment en retirer le meilleur durant un (très) court séjour.

JOUR 1 > JÉRUSALEM – LE CŒUR

Comme mon dernier cours de catéchisme remonte à il y a longtemps, je me suis documentée sur l’histoire des religions avant de partir. Mieux vaut savoir ce qui s’est passé pour pouvoir apprécier une telle concentration de lieux saints au pied carré. Chaque endroit porte ici une charge religieuse marquante: le mur des Lamentations, le plus sacré des sites juifs; la basilique du Saint-Sépulcre, là où Jésus a été crucifié et où repose son tombeau; le dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’Islam; la Via Dolorosa, où l’on parcourt le chemin de croix de Jésus; la Tour de David, détruite et reconstruite successivement par tous les conquérants de Jérusalem; sans oublier le Cénacle, où Jésus aurait pris son dernier repas. Dans tous ces lieux, le silence émanant du recueillement des visiteurs est absolument fascinant.

JOUR 2 > JÉRUSALEM – LES MUSÉES

Le mémorial Yad Vashem figurait en haut de ma liste de découvertes muséales. Ce bâtiment spectaculaire, conçu par l’architecte canadien Moshe Safdie (créateur d’Habitat 67), raconte l’histoire de la Shoah à la manière d’un documentaire, en présentant des images et des vidéos de l’époque. J’ai été soufflée par le contenant et totalement émue par le contenu. Un incontournable.

Pour changer d’ambiance, direction Musée d’Israël. Au moment de ma visite, on y présentait l’exposition Maybe, Maybe Not, de l’artiste chinois Ai Weiwei, incluant l’œuvre – fabuleuse! – Sunflower Seeds, composée de millions de graines de tournesol en porcelaine. J’ai terminé mon excursion en arpentant le majestueux jardin de sculptures modernes qui surplombe la ville, ponctué de créations de plusieurs grands artistes, dont Anish Kapoor, Rodin et Picasso. Très vaste, le musée comporte cinq ailes et possède plus de 500 000 œuvres. Cinq-cent-mille! De quoi y consacrer toute une journée!

JOUR 3 > JÉRUSALEM – LES MARCHÉS ET LES CAFÉS

Tant au plus grand marché (Mahane Yehuda) qu’à celui de la vieille ville (le souk arabe), le dépaysement créé par la fusion des couleurs, des parfums et des cris en hébreu des marchands est instantané. On y vend de tout: des produits frais – avec du jus de grenade à tous les deux pas! – aux foulards exotiques, en passant par les épices, les boissons alcoolisées et les objets de culte. Mahane Yehuda est aussi devenu un lieu très branché, avec ses boutiques de créateurs et ses restaurants tenus par les meilleurs chefs. L’am- biance y est encore plus festive à l’heure de l’apéro.

En revenant vers l’hôtel, j’ai croisé l’allée piétonnière Marmilla, un centre commercial à ciel ouvert où des magasins modernes ont été intégrés aux bâtiments historiques restaurés. Magnifique!

Les boutiques et les cafés plus actuels se trouvent autour de la rue Emek Refaïm, à 15 minutes à pied de l’hôtel où je logeais, le King David, une institution où la signature de Barack Obama côtoie celle de Simone de Beauvoir sur le walk of fame du hall d’entrée.

JOUR 4 > LA MER MORTE ET MASSADA


Sur la route du désert qui mène à la mer Morte, on croise un pan- neau sur lequel il est écrit: «niveau de la mer». On continue un peu et on arrive au niveau le plus bas de la terre, à -429 mètres. Le paysage est époustouflant: en face, les eaux bleues de la mer Morte, entourées de collines blanches (qui sont en réalité des dépôts de sel), et à droite, des montagnes aux teintes rougeâtres. De l’autre côté de la route, une enfilade de gros hôtels nous rappelle que cet endroit est touristique. Mais le spectacle du lever du soleil – vu du balcon des chambres – et l’expérience de (vraiment) flotter sur cette eau très saline demeurent inoubliables. Sur le chemin du retour, une petite halte dans le désert de sel et la visite des ruines des fortifications antiques de Massada en valent la peine.

JOUR 5 > TEL-AVIV


Vingt-quatre heures à Tel-Aviv, c’est trop peu, même en ne dormant que trois heures, comme je l’ai fait! J’ai commencé mon marathon par la partie historique, le vieux Jaffa, en sillonnant ses jolies ruelles qui m’ont menée vers son marché aux puces et ses nombreuses boutiques avoisinantes. Pour le lunch, direction Sarona Market, un marché couvert rempli de comptoirs tenus par des chefs israéliens, où l’on mange délicieusement bien et bon marché.

Ensuite, promenade dans le quartier Neve Tzedek, que le site d’Airbnb décrit en deux mots: «mode» et «branché». Ses boutiques de designers locaux, ses cafés cools, ses petits bars qui donnent envie de s’y asseoir pendant des heures en font l’endroit rêvé où loger.

J’ai terminé la journée dans le quartier de la Florentine, dont on m’avait dit beaucoup de bien. Là aussi, bars, restaurants, boutiques vintage et galeries d’art m’ont charmée. J’ai consulté l’application Santé sur mon cellulaire qui indiquait… 16,7 km parcourus. C’est que Tel-Aviv a beaucoup à offrir! Pas de doute: j’y reviendrai.

 

BONS PLANS RESTOS

  • RACHMO (à Jérusalem, près du marché Mahane Yehuda). Cette cantine fréquentée pendant l’heure du lunch par les travailleurs du coin est une recommandation de Yotam Ottolenghi. On y trouve des mezze traditionnels qu’on choisit en les pointant du doigt, car le menu est uniquement présenté en hébreu. Tout y est goûteux et délicieux!
  • SAMBOOKI (quartier juif, Jérusalem). Une boulangerie qui fait des sandwichs qu’on garnit à notre goût en choisissant parmi la grande sélection de viandes
et de légumes marinés. Apparemment un classique ici. Savoureux et pas cher.
  • ADOM (à Jérusalem, sur l’esplanade érigée dans l’ancienne gare ottomane). Ce bar à vins très fréquenté, où l’on sert une délicieuse cuisine méditerranéenne, côtoie galeries d’art et commerces de produits fins.
  • TAJ MAHAL (au bord de mer Morte). La parfaite adresse pour fuir les restaurants d’hôtels sans personnalité qui longent la route. Ici, on sert des mezze, des salades goûteuses et des viandes grillées, qu’on dévore confortablement installés sur des coussins, dehors sous une tente. Dépaysement inclus.
  • SEGEV CONCEPT (au Sarona Market, à Tel-Aviv). Les Israéliens ont plusieurs chefs vedettes et Moshe Segev en fait partie. Il s’est fait connaître par ses plats signature: des calmars sautés aux aubergines au goût fumé, de la tehina au piment vert et de la glace au céleri. Le marché à lui seul vaut le détour, avec ses 90 restaurants et épiceries fines!

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Ce voyage a été rendu possible grâce à la compagnie aérienne Wow Air et à l’Office du tourisme d’Israël

Photos: Sophie Banford

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