Une situation épuisante pour les parents qui travaillent

03 Avr 2020 par Véronique Harvey
Catégories : Actualités / Famille / Santé
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Des témoignages de parents qui croulent sous le travail depuis la crise de la COVID-19. Quand la conciliation travail-famille devient un sport extrême!

Alors que certains Québécois profitent du confinement pour effectuer leur ménage du printemps, cuisiner du pain maison et faire du yoga chaque matin, d’autres, dont le travail est jugé essentiel, croulent sous les heures supplémentaires, en plus de devoir gérer les enfants…

…au point où certains rêvent secrètement au chômage!

C’est le cas de Philippe, père de trois enfants de 3, 5 et 7 ans, dont la conjointe travaille dans le domaine de la santé. Professeur au collégial et pompier volontaire, ce dernier doit se plier en quatre pour arriver à remplir toutes ses obligations.

« On nous demande de continuer à enseigner en ligne, mais il est impossible de me libérer pour un bloc de quatre heures avec les petits à la maison, précise-t-il. Alors, je dois préenregistrer mes cours. Ainsi, après avoir fait le souper et donné les bains, je descends au bureau travailler jusqu’à 1h du matin, car durant la journée, je n’ai pas de répit puisque je fais le choix de ne pas scotcher les enfants devant la télé ou les tablettes. »

La situation est bien différente pour Marie, une infirmière et mère monoparentale qui a dû confier la garde de ses deux jeunes enfants de 5 et 7 ans à leur père, pour éviter les risques de contamination. Ainsi, en plus de mettre sa vie en péril chaque jour en se rendant au travail, elle est coupée de tout contact physique avec son fils et sa fille.

« Je préfèrerais tellement rester avec mes enfants, leur faire l’école à la maison et boire mon petit verre de vin à 4h (rire). En tant qu’infirmière, je suis obligée de sortir de chez moi pour aller travailler, mais ça me fait peur de devoir prendre les transports en commun chaque jour et de côtoyer des patients qui sont peut-être atteints », explique la femme de 38 ans.

Pour ce qui est de Lyne Chayer, qui travaille pour le grossiste en voyages Sunwing, les journées sont très chargées depuis le début de la pandémie.

« Nous nous retrouvons dans une crise sans précédent, explique-t-elle. Des passagers à destination que nous devons ramener au Canada, aux milliers d’annulations à gérer et aux communications avec nos différents partenaires, cela amène un lot de travail sans précédent! »

Même si elle travaille des journées de 12 à 15h, et ce, les samedis et dimanches compris, Lyne avoue que son plus grand défi, actuellement, est de tenir ses deux enfants de 11 et 13 ans occupés, alors qu’elle n’a pratiquement pas de temps à leur accorder.

« Mais au moins, j’ai l’impression de contribuer un petit peu à la relance de l’économie et j’espère pouvoir inspirer les gens à retrouver l’envie de découvrir le monde, une fois que les restrictions de voyage seront levées », poursuit la directrice générale du Groupe de Voyage.

N’oublions pas que des milliers de médecins, d’employés de centres pour personnes âgées, de livreurs, de policiers et de planificateurs financiers se retrouvent tous dans la même situation en ce moment.

On se croise les doigts pour que tout  redevienne  à la normale le plus rapidement possible!

 

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  1. Karine dit :

    Sans oublier, tous nos agriculteurs dont je fais partis, c’est un stress de plus que les enfants viennent travailler avec nous, en bas âges ils sont très insouciants fasse au danger…

  2. Geneviève dit :

    Je suie tellement d’accord ! Mon mari travaille chaque jour en service essentiel et moi je suis enseignante au primaire en Ontario et les demandes sont énormes ! Je dois créer un site internet et mettre tous mes cours en ligne en plus des rencontres en direct du ministère de l’Ontario , des directions et de chaque élève! Ouf ! Avec un bébé de 22 mois et un grand de 4 ans à qui je dois aussi enseigner car ici la maternelle commence à 4 ans ! On lâche pas mais je trouve qu’il exagère en Ontario avec leur demande !

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