Le microbiome cutané: c’est quoi au juste?

10 Sep 2020 par Andréa Sirhan Daneau
Catégories : Beauté / Soins / Véro-Article
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On sort le microscope pour mieux comprendre le microbiome cutané.

Après nous être intéressées à notre flore intestinale en la dorlotant à grandes gorgées de kombucha et bouchées de kimchi, c’est désormais la colonie de micro-organismes de notre peau qui exige d’être chouchoutée.

C’est quoi?

«Il s’agit d’une communauté complexe de microbes (bactéries, levures, champignons et virus) présente à la surface de la peau, dans l’épiderme et le derme», note Steven F. Schnittger, vice-président de l’innovation en fermentation et microbiologie chez Estée Lauder Companies. Chaque personne est recouverte de plus de 100 milliards de micro-organismes disposés de façon unique. Comme pour l’ADN, il n’y a pas deux microbiomes cutanés identiques! Et cet écosystème joue un rôle essentiel dans le maintien de la fonction première de la peau: celle de protéger le corps des menaces extérieures.

Comment ça fonctionne?

«Au niveau cutané, le microbiome forme une sorte de bouclier anti-intrus en bloquant la croissance des bactéries pathogènes», explique M. Schnittger. Mais ce moyen de défense n’est pas sans faille, prévient Joséphine Mouawad, responsable de la communication scientifique de La Roche-Posay: «Plusieurs facteurs peuvent le perturber! Les désordres peuvent être causés par des éléments externes comme les rayons UV, la rigueur du climat, les savons détergents, les agents de conservation dans les produits, la pollution ou le simple fait de se gratter. Des facteurs internes ont aussi un impact, notamment certaines maladies ou les changements hormonaux.» Lorsque l’équilibre du microbiome est compromis, la barrière cutanée n’arrive plus à se défendre, ouvrant ainsi la porte à la sécheresse, à la dermatite atopique, à l’eczéma, aux rougeurs, à l’acné et autres conditions inflammatoires.

Comment en prendre soin?

«Une peau d’apparence saine résulte d’un microbiome équilibré, qui exige une barrière cutanée intacte, affirme Steven F. Schnittger. Une façon toute simple d’y parvenir consiste à hydrater l’épiderme avec des crèmes riches en émollients.» Joséphine Mouawad renchérit: «On doit respecter la physiologie de la peau avec des soins au pH similaire (autour de 5,5), sans alcool ni détergents trop puissants. On peut également donner un coup de pouce au microbiome en stimulant la croissance et l’activité de nos bonnes bactéries.»

 

Produits chouchou

Fruit de l’innovation cosmétique, des crèmes contenant soit des produits non vivants de bactéries, soit des minéraux et suppléments non digestibles peuvent être d’un grand secours.

  • Sarah-Jeanne Labrosse – l’égérie de Lise Watier – ne jure que par ce sérum combinant probiotique, acide hyaluronique, thé du Labrador, algue de Gaspésie et ginseng pour hydrater et renforcer l’épiderme. Sérum probiotique haute hydratation Sublimessence (Lise Watier, 60 $).
  • Qu’on l’utilise comme nettoyant, masque ou traitement local, cette poudre enrichie d’un probiotique à base de plantes élimine les impuretés, exfolie en douceur et atténue les irritations. The Powder of Youth No 1 (aN-Hydra, 66 $).
  • Les desquamations, démangeaisons et irritations deviennent chose du passé grâce au complexe à base de vitamine B3 de ce soin sans rinçage, qui rééquilibre le microbiome du cuir chevelu. Soin restaurateur pour cuir chevelu sec (Living Proof, 42 $).
  • Sans huile, elle renferme un extrait de lactobacilles, un probiotique qui maintient l’équilibre du microbiome afin d’éliminer les rougeurs et de prévenir leur réapparition. Crème quotidienne antirougeurs (Clinique, 66 $).
  • Le secret de ce baume? L’Aqua Posae Filiformis, extrait d’une bactérie retrouvée dans l’eau thermale de la marque, qui prête main-forte au microbiome malmené. Baume AP+ Lipikar (La Roche-Posay, 33 $).


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