Amitié à la chaîne: de Véronique Cloutier à France Castel

03 Fév 2021 par Laurie Dupont
Catégories : Culture / MSN
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On a demandé à Véro d’amorcer une chaîne d’amitié en désignant un coup de cœur professionnel qui a su se faufiler dans sa garde rapprochée. L’heureux élu a pu, à son tour, choisir une artiste qui lui est chère... et ainsi de suite!

Véro et Phil Roy

Véro, comment as-tu connu Phil?

Je l’ai rencontré sur un plateau de télé il y a quelques années. Il était très drôle et je m’y suis attachée rapidement. Comme on avait eu bien du plaisir sur le plateau, je l’ai ensuite reçu en entrevue, je l’ai invité à collaborer à différentes émissions, et au fil du temps, Phil est devenu un ami.

Comment qualifierais-tu votre amitié?

Elle s’est développée grâce au travail. Donc oui, on est amis, mais on demeure quand même des amis «professionnels». On ne passe pas toutes nos fins de semaine ensemble. Cela dit, Phil fait vraiment partie de notre garde rapprochée, à Louis et à moi. Il est même entré dans la famille KO pour la production de son prochain spectacle. Louis est devenu un genre de mentor pour Phil, qui le consulte pour ses décisions professionnelles. Phil est en fait un peu comme notre petit frère à tous les deux.

Comment s’est-il taillé une telle place dans votre vie, selon toi?

Phil, c’est quelqu’un qui s’intéresse vraiment aux autres. Quand on se parle, ça peut parfois être con et futile, ce qu’on se dit, mais on plonge très rapidement dans une conversation plus profonde. On se confie beaucoup de choses. Je trouve ça vraiment agréable de pouvoir discuter comme ça avec un gars d’à peine 31 ans! Aussi, Phil veut sincèrement devenir une meil­leure personne. En lui parlant, c’est facile de constater que c’est un gars qui consulte un psy et qui n’a pas honte de le dire. Pour lui, ce n’est pas tabou de parler de ses failles. Ça fait de Phil un être humain très riche.

Phil Roy et Virginie Fortin

Phil, comment as-tu connu Virginie?

Je l’ai connue à l’impro en tant que spectateur avant d’avoir la chance de jouer avec elle. Quand je la regardais performer, je me disais que cette fille était dans une ligue à part. Ensuite, on a travaillé ensemble à SNL Québec et c’est là qu’on a appris à se connaître. Puis, on a tous les deux participé aux émissions Les 5 prochains et En route vers mon premier gala.

Quel genre d’amitié entretenez-vous?

Même si on n’est pas si proches, Virginie et moi, je chéris l’amitié qu’on a. Virginie n’a pas peur de me dire les vraies choses, de me laisser savoir quand je suis too much. On s’accompagne toujours, même de loin. J’admire aussi son esprit d’analyse. Quand il y a eu la récente vague de dénonciations, j’ai appelé Virginie pour lui demander conseil. Son por­trait de la situation m’a éclairé et m’a aidé à mettre des mots et des sentiments sur mes pensées. Je peux maintenant en parler avec d’autres tout en étant campé plus clairement sur mes positions grâce, entre autres, à ma discussion avec Virginie. Elle ne figure peut­ être pas dans ma garde rappro­chée, mais elle fait partie des gens que j’estime au plus haut point.

Qu’admires-tu le plus en elle?

Quand Virginie fait de l’hu­mour, il y a toujours, derrière, un propos qui a du sens. Par exemple, à SNL, s’il y avait un sketch que tout le monde trouvait vraiment drôle, Virginie nous disait que c’était sans doute comique, mais que ce serait plus pertinent si on le faisait de telle autre façon. Avec elle, c’est toujours la pertinence avant le show. Je respecte vrai­ment sa façon d’aborder notre métier.

Virginie Fortin et Katherine Levac

Virginie, pourquoi ton choix s’est-il arrêté sur Katherine?

D’abord, j’adore son travail. Même qu’elle m’intimide par son talent. C’est une naturelle. Elle n’a vraiment pas besoin de déployer énormément d’efforts pour être drôle. Et bien qu’on ne se voie pas fréquemment, chaque fois qu’on prend un verre ensemble, on se demande pourquoi on ne le fait pas plus souvent. J’aurais besoin qu’elle soit davantage dans ma vie.

Qu’est-ce qui vous unit, Katherine et toi?

D’abord, Kate est une femme en humour, comme moi, et il y a des choses entre nous qui sont comprises sans avoir besoin d’être dites. Parfois, on s’envoie les messages dégradants qu’on reçoit et on s’épaule. En libérant notre parole à propos des récentes dénonciations, par exemple, on s’est rendu compte qu’on devait se parler et se tenir entre filles. Je sais qu’on aimerait que tous les humains soient humains et qu’on ne fasse pas de différence entre les genres, mais on n’est pas encore rendus là. Alors entre femmes, on doit se soutenir. Et je sais que Katherine sera toujours là pour moi.

Est-ce que je me trompe ou si vous vous ressemblez un peu, toutes les deux?

Oui, on est très «premières de classe». Toujours à notre place, rigoureuses. On a aussi toutes deux obtenu notre bac en littérature. On a donc un passé de petites filles sérieuses, mais ayant un fort penchant pour la joke. J’aurais d’ailleurs envie d’écrire quelque chose avec elle – je ne le lui ai jamais dit –, mais j’aurais le goût qu’on brainstorm ensemble, parce qu’on se reconnaît dans nos ressemblances.

Katherine Levac et France Castel

Katherine, pourquoi as-tu choisi France?

Je sais que ce choix ne serait pas évident pour tout le monde. Quand on m’a posé la question, j’ai décidé de réfléchir à qui m’avait marqué au cours de la dernière année, et le nom de France m’est tout de suite apparu. Je dois avouer que je ne la connais pas depuis longtemps. J’ai eu la chance de travailler avec elle au festival Juste pour rire à l’été 2019 et j’ai vraiment eu un gros coup de cœur overall pour elle!

Qu’est-ce qui t’a séduite chez elle?

Je l’ai trouvée tellement brillante, humo­ristiquement bright et solide, en plus d’avoir un timing qui n’a aucun bon sens! Le métronome humoristique, France, elle l’a!

La connaissais-tu bien avant de la rencontrer?

Comme j’ai grandi en Ontario, je ne connais pas tant de personnalités publiques québécoises d’une autre génération. Je savais que France est très estimée au Québec, mais je ne me doutais pas que j’allais l’aimer autant! Elle chante bien, elle danse bien, elle s’habille bien, elle est belle… wow, je capote! Elle est complètement cool, décomplexée et badass; j’ai vraiment un gros crush professionnel sur France Castel! Si je pouvais être comme elle à son âge, ce serait un miracle! En fait, je n’ai même pas cette ambition­ là. Si je pouvais juste lui ressembler à moitié, ce serait parfait!

Souhaites-tu retravailler avec elle?

Oui! Il y a plein d’affaires que je n’ai pas faites encore sur le plan professionnel. J’ai envie de jouer un rôle dans une télésérie ou un film. Des choses qui me donnent toutes la chienne, mais il me semble que si France était là, j’aurais moins peur!

LEURS ACTUS

Véro est à la barre de Véronique et les Fantastiques, du lundi au jeudi, sur les ondes de 107,3 Rouge à travers le Québec. Elle anime aussi la série documentaire L’ombre et la lumière diffusée à Véro.tv. 

Phil reprend le rodage de son deuxième spectacle solo et collabore à l’émission Véronique et les Fantastiques. Il prête aussi sa voix au personnage de Raph Brûlé dans l’émission Les Frères Apocalypse, à Télétoon La Nuit.

Virginie reprend son rôle d’Anaïs dans la télésérie Trop à ICI Radio-Canada Télé. Elle participe aussi à titre d’autrice et d’interprète au projet web Les Doubleurs, diffusé à Tou.tv Extra.

Katherine anime L’amour est dans le pré sur la chaîne Noovo. Elle joue aussi dans l’émission Like-moi!, diffusée cet automne à Télé-Québec.

France participera au concert Carte blanche à Marc Hervieux, à la Maison symphonique de Montréal, les 26 et 27 janvier 2021.

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Photos: Andréanne Gauthier

 



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