On parle de rénos avec Sarah-Jeanne Labrosse

25 Fév 2019 par Véronique Harvey
Catégories : Culture / Véro-Article
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Dans la télésérie "Passion Poussière", on suit Sarah-Jeanne Labrosse dans son tout dernier projet réno en lice… qui s’avère beaucoup plus problématique que prévu! Entrevue sous le thème de la rénovation.

Outre sa carrière au petit et au grand écran, Sarah-Jeanne Labrosse est une passionnée d’immobilier. Depuis l’âge de 18 ans, elle prend plaisir à faire des « flips », soit à acheter une propriété, la rénover et la revendre pour passer au projet suivant. Elle a accepté de nous parler des hauts et des bas de sa passion pour la rénovation.

Sarah-Jeanne, d’où te vient cette passion pour la rénovation?

Ç’a commencé au moment où je suis devenue propriétaire. Quand j’ai acheté mon premier appartement, à 18 ans, j’ai eu envie de le transformer. Et une fois terminé, j’ai eu envie de le vendre. Depuis, je fais ça chaque année. J’ai toujours vécu dans des appartements qui n’étaient pas esthétiques à la base et que j’ai transformés avec le temps. J’aime mettre les espaces à ma main.

Où trouves-tu ton inspiration, tes idées?

C’est sûr que j’achète beaucoup de magazines de déco, et je n’échappe pas à Pinterest non plus. Sur Instagram, je suis beaucoup de comptes de designers, de fabricants de meubles, de matériaux, etc. Pour le reste, j’y vais à l’instinct et je fais beaucoup fabriquer sur mesure par des artisans locaux. J’essaie de ne pas aller dans les grandes chaînes, car pour moi acheter local est hyper important.

Quelle est la pire erreur que tu n’aies jamais faite en réno?

Rénover trop vite en arrivant dans un appartement. Il faut attendre d’habiter dedans un peu pour comprendre l’espace et les défauts de la maison avant de tout changer.

Qui t’a épaulé dans tes projets au fil des ans?

Normalement, je fais tous mes travaux moi-même, avec de l’aide à gauche et à droite. Je me suis fait un carnet d’adresses avec les années et je coordonnais tout moi-même, en donnant les contrats d’électricité, de plomberie à la pièce. Mais cette année, c’était trop gros comme projet, alors j’ai dû engager un entrepreneur.

Comment le projet de Passion Poussière est-il né?

Cette maison-là, ça fait deux ans que je l’habite. Je l’avais déjà rénovée, mais après deux ans à vivre dedans, je me suis rendu compte que ça ne marchait pas, parce qu’elle avait de gros problèmes d’isolation. Alors j’ai dû recommencer. J’ai donc contacté des professionnels, des entrepreneurs, architectes, ingénieurs, etc. pour repenser la maison au complet. La production de KO a été mise au courant de mon projet et m’a demandé s’ils pouvaient me suivre à travers ça. Mon projet n’a donc pas changé par leur présence. Ils n’ont pas embarqué dans le projet, ils ont assisté.

Parle-nous de cette maison…

C’est une maison qui date de 1900, donc elle a 120 ans. Il y a encore certains trucs d’origine, mais elle a été beaucoup transformée au travers des années par son ancien propriétaire. Moi, j’ai été charmé par le côté éclectique et déconstruit de la maison. J’ai essayé d’en garder le plus possible dans mes premières rénos, mais là, malheureusement, j’ai dû presque tout ouvrir cet automne, alors il reste des vestiges intéressants, mais très peu. C’est donc à moi de ramener quelque chose d’éclectique qui rappelle les époques dans ma nouvelle configuration.

Dans la bande-annonce, on comprend que tu as rencontré un problème de taille durant les rénos. Ça arrive souvent, des embuches comme ça?

Je n’avais jamais fait d’aussi grosses rénos que ça, mais je pense que quand on va jouer sur l’extérieur de la bâtisse, sur le terrain et la structure, c’est assez commun qu’il y ait de mauvaises surprises. Mais pas aussi grosses que ça! J’ai rencontré de gros problèmes, mais malgré tout, c’est dans la bande-annonce qu’on me voit le plus dramatique que je n’ai jamais été. Je ne suis pas une drama queen… même si c’était la catastrophe! Au final, je n’ai pas pu faire le projet que je voulais faire, du tout. Donc dans le premier épisode, on présente un projet, mais finalement, ce ne sera pas ça.

Comment as-tu trouvé le fait d’avoir des caméras braquées sur toi pendant tes rénos?

J’ai été très à l’aise. Pour moi, c’est un sujet hyper intéressant : on parle de design, on parle de réno et ça ne vient pas jouer dans ma vie privée, alors j’étais hyper bien avec ça. J’étais même contente qu’elles soient là, parce que j’ai envie de démocratiser les flips, parce que c’est un beau trip. Si ça peut donner envie à d’autres de le faire, c’est tant mieux.

Faut-il être connaisseur de réno pour apprécier Passion Poussière?

Non, pas du tout. Ça s’adresse à quiconque a de l’intérêt pour la réno. Et c’est un show qui est super drôle. Félix-Antoine, qui est là tout au long du projet, parce que lui aussi faisait des rénos en même temps que moi, est un vrai clown. Et c’est du docu, alors il y a beaucoup de notre amitié, de comment on vit ça d’être en chantier ensemble, etc. Ceux qui aiment, mais ne connaissent pas la réno vont être divertis par ce show-là. Et ceux qui connaissent la réno vont se dire : « Tabarnouche que c’est le chaos son affaire, c’est le bordel et elle a tout fait dans le désordre! ». Et moi de répondre : « Oui, absolument! ».

Penses-tu habiter cette maison encore quelques années ou la vendre bientôt?

Je n’ai pas de plan de match, mais pour l’instant, j’aime tellement ce que mon projet donne que je ne me vois pas habiter ailleurs. Je pense que je vais rester là un petit bout, mais je ne vais pas m’empêcher de faire d’autres projets de transformations et de construction. J’en ai déjà d’autres en tête.

Quelle est ton ambition à moyen/long terme avec la réno?

Si je m’installe dans ma maison pour un bout, peut-être que ça va ralentir, mais je pense que je vais en faire toute ma vie. J’aimerais éventuellement avoir mon set-up rêvé, soit un endroit en campagne et un à Montréal, mais pas à mon âge. Pour l’instant, j’aime que ça bouge, j’aime acheter et revendre et je le vois comme un trip, mais c’est aussi un side-line parce que ça peut être très rentable.

Finalement, quel serait ton rêve de réno le plus fou?

J’aimerais faire la construction d’un immeuble de condos avec mes frères. Pas pour qu’on l’habite, mais juste pour qu’on ait un projet commun, parce qu’on n’évolue vraiment pas dans le même milieu, alors ça nous rapprocherait. Ils n’ont pas la passion de la réno autant que moi, mais je vais essayer de les embarquer.

‘Passion Poussière » est disponible maintenant sur Tou.tv Extra, dans la section Véro.tv

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