Conseils d’experts pour réduire nos émissions GES

19 Fév 2019 par Julie Roy
Catégories : Environnement

Pour passer à l’action un petit pas à la fois, nous avons demandé à nos experts quels gestes nous pourrions poser, individuellement et collectivement pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Voici leurs suggestions.

Bouger différemment

Au Québec, 42 % des GES proviennent du transport (marchandises et individus). « Plus de transport actif, de vélo ou de marche, c’est bon pour l’environnement, mais c’est aussi bon pour votre santé, physique et psychologique. Et quand vous prenez l’autobus, vous pouvez lire et apprendre quelque chose de nouveau, ce qu’on ne peut pas faire seul dans sa voiture, » propose Diego Creimer, de la Fondation David Suzuki et co-auteur du livre Demain, le Québec.

Réduire l’étalement urbain

« Dans certaines régions, l’étalement urbain est très important. Cet étalement force l’utilisation de la voiture pour le travail, mais aussi pour l’école, les achats, les rendez-vous, etc., » explique Philippe Poitras, idéateur et éditeur du site unpointcinq.ca. Or l’automobile est responsable de 20 % du bilan carbone du Québec. L’éditeur encourage les gens à exiger de leurs élus municipaux qu’ils cessent l’étalement urbain pour plutôt privilégier les stratégies de densification. Ce serait une pierre trois coups dit-il. « Cela réduirait les coûts de transport pour les familles, améliorait la santé des gens et de réduire les émissions de GES ».

Réduire le suremballage à l’épicerie

« Les gens n’y pensent pas, mais il y a un lien direct entre les emballages (pellicule plastique, polystyrène) et les émissions de GES. Les épiceries sont de plus en plus conscientes de cela alors n’hésitez pas à leur écrire et à exiger moins d’emballages ou des alternatives moins dommageables pour l’environnement. Les solutions existent. Plus les gens exigeront des alternatives, plus les épiciers devront s’adapter, » suggère Philippe Poitras.

Électrifier les transports

« À Saint-Jérôme l’entreprise Lion fabrique, entre autres, des autobus scolaires entièrement électriques. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, mais on doit s’intéresser à ce genre d’initiative, et la soutenir quand c’est possible, » explique Diego Creimer.

Pour en savoir plus

Netflix. « C’est vrai ! Netflix regorge de documentaires sur l’environnement qui permettent une meilleure compréhension des enjeux environnementaux, » explique Diego Creimer. Il suggère, entre autres, Cowspiracy, sur les effets de l’agriculture industrielle.

Les Débrouillards/Curium. Ces deux magazines scientifiques (le premier, s’adressant aux enfants du primaire, et le second, aux adolescents) offrent un contenu très bien vulgarisé et pertinent. « Nos enfants ont aussi besoin de connaître les enjeux environnementaux et c’est si bien expliqué, que nous aussi, on risque d’y apprendre quelque chose, » ajoute Diego Creimer.

Unpointcinq.caen plus des articles qui présentent des gens qui font des actions très concrètes pour réduire les émissions de GES ou s’adapter aux changements climatiques, Philippe Poitras recommande fortement la section blogues, qui regorge de points de vue intéressants sur les diverses manières d’agir et de faire face aux changements climatiques, notamment ceux d’Anne-Sophie Gousse-Lessard, docteure en psychologie sociale et de Geneviève Rajotte Sauriol, experte en communication responsable. « Anne-Sophie et Geneviève dédramatisent la situation. Quand on les lit, on se sent bien, et surtout, moins seul ! Il y a soudainement moins de culpabilité et plus d’énergie pour se dire qu’on peut aussi contribuer à réduire ses émissions de GES ».

La Fondation David Suzuki, fr.davidsuzuki.org

Demain, le Québec, par Diego Creimer, Louise Hénault-Éthier, Karel Mayrand et Julie Roy*, de la Fondation David Suzuki, éditions La Presse, 2018, 22 p.

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Photo: Getty

*Note : La co-auteure du livre et la journaliste qui signe le texte ne sont pas la même personne.



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