Duel de GES : tofu vs steak

17 Nov 2019 par Équipe VÉRO
Catégories : Environnement
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Le tofu a désormais la cote, auprès des végétariens comme des carnivores. Ce substitut à la viande qu’on dit idéal est-il vraiment plus climato-sympathique qu’un steak juteux?

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Originaire d’Asie, le tofu est le résultat de la coagulation des grumeaux provenant du lait de soya. De la culture des fèves aux emballages en plastique, un paquet de 396 grammes de tofu ferme émet 336 grammes d’équivalent CO2. Pour la même quantité, c’est presque dix fois moins de gaz à effet de serre (GES) que le bœuf! Cette différence considérable s’explique assez facilement.

De l’énergie à revendre

Les aliments nous servent de carburant. Si la voiture a besoin d’essence pour avancer, notre corps, lui, a besoin d’énergie et cette dernière provient de notre assiette. Pour comparer équitablement l’empreinte carbone du tofu et celle du steak, il faut donc faire la balance entre le meilleur apport en protéines et la plus faible quantité de GES.

Pour la même quantité de protéines, le bœuf produit bien plus de GES parce qu’il doit colmater plusieurs fuites d’énergie. Manger un steak nous fournit peu d’énergie en comparaison avec tout ce qu’aura mangé la vache: plus de 90 % des calories et des protéines avalées par les ruminants se seront ainsi évaporées une fois le steak rendu dans notre assiette.

Les protéines issues des fèves de soya, comme le tofu, constituent donc un carburant plus efficace puisqu’elles ne subissent aucune déperdition d’énergie. Tant et si bien que, si les Québécois laissaient tomber le bœuf pour des produits végétaux, comme les légumineuses, 9000 km2 de terres cultivées supplémentaires seraient disponibles pour leur culture. Ça en fait, des barquettes de tofu en plus!

Des problèmes de digestion

En fait, il n’y a pas que le T-bone qui ne rivalise pas avec son adversaire : toutes les viandes ont une empreinte carbone plus élevée que celle du tofu.

Un tel écart s’explique en partie par les rots des ruminants. En digérant l’herbe et le fourrage, ces derniers produisent du méthane (CH4) qui est rejeté dans l’atmosphère lorsqu’ils rotent (pas lorsqu’ils pètent!). Et ce méthane contribue grandement aux changements climatiques avec son pouvoir de réchauffement 25 fois supérieur à celui du CO2.

En résumé, le tofu a des arguments climatiques dont les ruminants n’arrivent pas à venir à bout. Pour vous aider à passer par-dessus l’apparence drabe et beige du tofu, rappelez-vous qu’un steak de moins par semaine revient à sauver 287 kg d’éq. CO2 pendant une année!

Article produit par unpointcinq.cale média de l’action climatique au Québec.

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  1. Chantal Villemaire dit :

    Le tofu, est un aliment transformé, nous savons qu’ à la longue c’est néfaste pour la santé.

    Le goût fade et dure à lui donner de la saveur…

    Ça se compare pas au goût comme un Roast beef ou une fondu chinoise ou encre un steak sauce au poivre…

    Merci de votre écoute!!
    Bonne journée! 🙂

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