Sauver la planète une bouteille de savon à la fois

04 Juin 2019 par Véronique Harvey
Catégories : Environnement / Véro-Article
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Issue d’une famille d’entrepreneurs, Anie Rouleau a toujours su qu’elle deviendrait sa propre patronne. Après avoir travaillé au sein de l’entreprise familiale, elle a tout vendu pour aller faire le tour du monde et y trouver sa vocation.

Anie, qu’avez-vous découvert durant votre voyage?

Je suis allée en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique et en Océanie. Et à tous les endroits où j’étais, je me rendais au Parlement pour connaître les enjeux socioéconomiques du pays. À ma grande surprise, il y avait un dénominateur commun: l’environnement. À mon retour, j’ai eu un flash. Moi qui ai toujours été intolérante aux fragrances, je fabriquais mes propres produits cosmétiques et nettoyants. J’ai alors décidé d’en faire une business.

Parlez-nous de votre entreprise, The Unscented Company…

C’est une gamme de 25 produits naturels à base de plantes, biodégradables et sans aucune fragrance, vendus en vrac ou dans des contenants réutilisables qui peuvent être remplis dans différentes boutiques et épiceries. Pour moi, c’est un véritable enjeu, car l’empreinte de plastique provenant du suremballage est un vrai fléau. Je dois donc trouver une façon de revaloriser la bouteille de plastique afin qu’elle ne soit pas à usage unique. Il faut la réutiliser 3 fois, 10 fois, 50 fois!

Quelles sont vos ambitions quant à l’évolution de l’entreprise?

J’aimerais laisser en héritage le fait qu’on aura participé à un changement des habitudes de consommation. Je veux prouver qu’on peut gérer des entreprises profitables, mais pas au détriment de l’environnement.

Selon vous, quelles sont les qualités essentielles d’une entrepreneure à succès?

Le sens de l’écoute, l’empathie, la capacité de travailler en équipe et le goût du risque.

Quelle est la meilleure leçon que vous avez apprise d’un échec passé?

De conserver le focus. En regardant à gauche et à droite, on déstabilise notre équilibre, alors qu’en restant dans notre voie, on avance plus rapidement.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui veulent se lancer en affaires?

Il faut se faire confiance et foncer. Il n’y en aura pas de facile, mais c’est une très belle carrière pour les femmes, car elle nous permet d’avoir une vie équilibrée entre la famille et l’entreprise, vu qu’on est maître de nos décisions et de notre temps.

La solidarité féminine existe-t-elle vraiment en affaires?

En fait, les femmes ont plus de croûtes à manger pour obtenir les mêmes opportunités d’affaires que les hommes en matière de financement et de soutien. Comme on a plus de travail à faire, celles qui réussissent sont devenues de vraies warriors. Elles sont davantage préoccupées de bâtir et de survivre que d’écouter les autres et de s’entraider. C’est une question de survie.

Où vous imaginez-vous dans 10 ans?

C’est sûr que je serai encore avec mon entreprise qui, je l’espère, aura atteint un niveau profitable et poursuivra sa propre voie, celle de prôner un mode de vie différent. J’aimerais aussi être une ambassadrice de la gouvernance éthique, pour les entrepreneurs qui ont le goût de l’engagement sociétal et environnemental.

En rafale…

Les qualités que je préfère chez une femme: la bienfaisance et l’intégrité.

Mon occupation préférée: passer du temps avec mes enfants.

Mon plaisir coupable: le gâteau!

L’endroit où vous risquez le plus de me croiser: au café Yo&Co, dans le quartier Émard, à Montréal.

Mon rêve de bonheur: voir mes enfants s’épanouir professionnellement.

Ce que je voudrais être: une matriarche qui réunit tout le monde.

Mon héroïne favorite: J. K. Rowling, pour avoir imaginé l’univers de Harry Potter.

Le don que j’aurais voulu avoir: jouer du piano.

Ma devise favorite: «Le soleil brille pour tout le monde.»



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