Comment fêter Noël quand on est (fraîchement) séparé?

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10 Déc 2021 par Florence Dujoux
Catégories : Famille / MSN / Noël / Véro-Article
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Voici quelques conseils pour réduire vos appréhensions face à votre séparation et la garde partagée des enfants et vivre des Fêtes plus douces.

Quand tout va bien, on aborde la magie de Noël avec enthousiasme. Mais quand on vit une période plus difficile, les Fêtes peuvent susciter des émotions négatives, comme la tristesse ou l’anxiété, amplifiées par la pression de se sentir heureuse.

 

1. Prendre soin de soi 

Halte à la course effrénée du mois de décembre et à la comparaison permanente, alimentée à grand renfort de stories Instagram! Plutôt que de passer des heures sur les réseaux sociaux, prenez du temps pour vous. C’est le moment de privilégier des activités qui vous font du bien, et de vous octroyer tous ces petits plaisirs «coupables» dont vous rêvez depuis longtemps, comme une journée au spa en solo, un souper en cinq services à midi, ou une série quétaine toute la fin de semaine.

Anne, maman de deux enfants, raconte que c’est au moment de son divorce qu’elle s’est beaucoup rapprochée de femmes dans la même situation qu’elle. «J’ai découvert la sororité, et je me suis fait des amies extraordinaires», confie-t-elle. Ensemble, elles ont commencé à instaurer des escapades au chalet, pour faire le plein de sommeil, explorer les boisés en raquette et refaire le monde autour d’un bon feu de bois (et d’un verre de vin).

2. Se centrer sur les enfants

Selon Suzanne Michaud, travailleuse sociale à la Clinique de Psychologie de Québec, ce qui est important pour les enfants, ce n’est pas tant d’avoir des parents amoureux, mais une équipe parentale qui fonctionne. Sentir que les deux parents sont là vient rassurer le lien d’attachement. «Ce qui est difficile pour eux, c’est de voir leurs parents fonctionner par messages interposés et faire preuve de rigidité, partage-t-elle. À l’inverse, la fluidité et la flexibilité sont des conditions gagnantes».

Une erreur à éviter? Se lancer dans la surenchère de cadeaux avec son ex-conjoint. Plus facile à dire qu’à faire, d’autant que l’on vit dans une société de consommation, où les achats impulsifs sont à portée de clic. «Posez-vous la question de la motivation derrière vos achats, recommande la travailleuse sociale : s’ils visent à éviter que vos enfants aient de la peine, vous êtes sans doute dans la compensation».

3. Réinventer ses traditions 

Passer le réveillon de Noël tous ensemble, avec votre ex-conjoint, est-ce une bonne idée? Sans doute pas si vous cherchez à faire en sorte que les choses soient comme avant, estime Suzanne Michaud. Vous risquez de ne pas échapper à des sentiments désagréables. Sans oublier que les petits sont de véritables éponges, et sont particulièrement sensibles au ressenti de leurs parents. Ce n’est peut-être pas le moyen de rendre Noël le plus léger possible!

La travailleuse sociale conseille plutôt de se recréer des traditions de Noël qui nous correspondent. «Ce n’est pas parce que ce sera différent des autres années que ce sera forcément magique, bien au contraire», dit-elle. C’est suite à sa séparation que Sara a commencé à aller voir le ballet «Casse-noisette» chaque année avec sa fille. Seule la pandémie l’a freinée. Quant à Marie, elle et ses trois ados sont volontaires tous les ans à la banque alimentaire. Donner de son temps peut générer beaucoup de joie!

4. Communiquer avec son ex

La garde partagée est-elle encadrée par une entente de médiation? S’organise-t-elle à l’amiable? Chaque couple est différent, et il n’existe pas de solution unique. En l’absence de conflit, la meilleure solution consiste sans doute à essayer de tenir compte des besoins de chacun, surtout pour le premier Noël. Si le réveillon se fait habituellement avec la famille maternelle élargie le 24 au soir, tandis que les festivités ont lieu le 27 décembre du côté paternel, on pourra faire en sorte de donner satisfaction à chacun.

Si la situation est plus compliquée, demandez-vous comment vous aimeriez vivre les Fêtes. «Devoir satisfaire les exigences implicites de tout le monde est lourd», pointe Suzanne Michaud. Peut-être est-ce l’occasion de vous affranchir de certaines obligations qui vous pèsent. D’autant que quand les parents séparés se remettent en couple, il n’y a plus deux, mais quatre partys de Noël à organiser, ce qui représente bien souvent un casse-tête insoluble.

Joyeux Noël!

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