« Je déteste être mère… »

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11 Sep 2020 par Maude Goyer
Catégories : Famille / Véro-Article
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Regretter d’avoir eu des enfants, voilà bien le dernier des tabous… À l'ère de la parentalité intensive, il est extrêmement difficile pour ces femmes de se révéler… et de se faire entendre.

«Avoir su, j’en n’aurais pas eu.» Au bout de la ligne, Kim fait cette confidence pour la première fois de sa vie. Cette quadragénaire, mère de trois enfants, ne se sent pas «épanouie» dans son rôle de mère. Jamais elle n’en a parlé à qui que ce soit. «Je n’ai pas l’instinct maternel, dit-elle, et même si j’aime mes petits et que je prends soin d’eux, je regrette ce choix de vie-là.»

Au fil de la conversation, Kim ponctue ses phrases de «mais je les aime, mes enfants!» comme pour rappeler qu’elle n’est pas une mauvaise mère ni un monstre. La culpabilité et la honte, immenses, forcent les mamans à se taire sur ce sujet délicat et controversé. Kim, tout comme les deux autres mères qui nous ont fait des aveux semblables dans le cadre de cet article, ont demandé à ne pas être identifiées. «Mes proches ne le savent pas, lance Hélène, une Montréalaise de 53 ans, mère de deux adolescents. Mais moi, dès que je les ai mis au monde, je savais que ce ne serait pas le rôle de ma vie.» Elle insiste, avec une pointe de sarcasme, sur les quatre derniers mots.

La maternité, une vocation?

Il est vrai que la maternité est le «rôle d’une vie». Sanctifiée depuis la nuit des temps, elle est présentée comme le summum de l’épanouissement dans de nombreuses sociétés. «C’est encore vu comme une chose naturelle, pour une femme, de devenir mère, dit la Dre Valerie Heffernan, qui étudie le féminisme et les questions liées à la maternité depuis plusieurs années à l’Université de Maynooth, en Irlande. Il est largement véhiculé, depuis le début du 19e siècle, que la vocation première d’une femme est d’être mère et que c’est ce qui la rendra heureuse.»

Il suffit de parler aux femmes qui ont choisi de ne pas avoir d’enfant pour se rendre compte à quel point la pression est (encore) forte pour enfanter, se reproduire et chérir sa progéniture… «C’est un vieux réflexe de penser que toutes les femmes veulent devenir mère, souligne Marie-Ève Cotton, psychiatre. Plusieurs femmes ont des enfants par convention sociale: c’est ce qui est attendu d’elles, c’est le chemin à suivre. Or, il faudrait se poser la question suivante: si certaines femmes ayant choisi de ne pas avoir d’enfant admettent regretter leur décision, pourquoi l’inverse ne serait-il pas vrai?»

Hélène ne se souvient pas d’avoir joué à la maman quand elle était petite. «Je n’ai jamais joué avec des poupées, dit-elle, songeuse. Et adolescente, je n’ai jamais gardé d’enfants. Je n’y ai même jamais pensé!» Fille unique, Kim se décrit comme quelqu’un de plutôt introverti, indépendant et… égoïste. «J’ai été élevée seule, raconte-t-elle, alors j’ai toujours fait les choses à ma façon. Ma liberté a toujours été importante. Devenir mère, c’était bien vu… mais je me suis vite retrouvée dépassée là-dedans.»

Un sujet controversé

Si 43 % des parents disent avoir des regrets passagers d’être devenus pères ou mères, d’après une étude canadienne de 2016, les regrets «permanents», eux, toucheraient entre 3 et 20 % des parents, selon trois études réalisées aux États-Unis et en Europe. Le sujet émerge graduellement sur diverses tribunes, aux quatre coins du monde. Un élément important a contribué à ce tournant: en 2015, la chercheure israélienne Orna Donath a publié une première étude qualitative donnant la parole à 23 femmes de 26 à 73 ans. Elles y avouaient, sans détour, regretter leur maternité. Dans Regretting Motherhood – A Study, la chercheure expose, pour la première fois, la souffrance de ces femmes.

«L’étude est venue démontrer tout l’isolement vécu par ces femmes et le fait qu’elles n’ont pas d’espace pour s’exprimer», explique Armi Mustosmäki, post-doctorante à l’Université de Jyväskylä, en Finlande, qui copubliera cet été une vaste recherche sur les mères qui regrettent d’avoir eu des enfants. Avec l’aide de sa collègue et chercheure Tiina Sihto, Armi a examiné plus de 700 messages dans des forums et groupes de femmes sur le Web qui passent aux aveux. Les recherches des deux femmes dérangent: elles ont été la cible de commentaires haineux. «C’est un sujet extrêmement controversé, rappelle Tiina. Comme s’il n’était pas permis de critiquer la maternité. D’ailleurs, la plupart des gens ne croient pas les femmes qui font de telles confidences.»

À bout de leur rôle

Hélène et Kim affirment toutes deux avoir beaucoup de mal à accepter leurs propres sentiments. Comment alors les communiquer aux autres? «Je suis dans une spirale, confie Hélène. Plus j’essaie d’aimer mon rôle de mère, plus je me force; moins j’aime ça, plus je me sens coupable. Et plus je me sens coupable, plus j’essaie de me forcer à aimer ça!»

Qu’entend-t-elle au juste par «ça»? Le quotidien avec des enfants, une vie routinière, rythmée par les devoirs, les allers-retours aux activités, la préparation des repas, les courses, les corvées, les rendez-vous médicaux et scolaires… «Même si mon conjoint est impliqué dans tout ça, la charge mentale repose sur mes épaules, affirme Kim, dont les enfants ont aujourd’hui 19, 13 et 5 ans. Il m’arrive de prendre des congés de maladie pour passer une journée à la maison et ne rien faire: lire, écrire, écouter des émissions, réfléchir…»

Sylvie, mère d’une fillette de 6 ans, se dit elle aussi à bout de son rôle de parent. «Ça me gruge énormément d’énergie, constate cette Saguenéenne de 44 ans. Quand mon enfant était bébé, j’étais dans mon élément. Nous étions en fusion et ça me semblait facile… Aujourd’hui, ce que je trouve le plus dur, c’est d’avoir à faire de la discipline et d’être responsable d’elle en tout temps. Je pensais que je trouverais ça satisfaisant… mais non.» Sylvie précise que sa fille est facile et gentille, sans problème particulier – et qu’elle était très désirée.

Seules capitaines à bord

Est-ce que les enfants de Sylvie, d’Hélène, de Kim et des autres en paient le prix? Voilà un autre préjugé tenace qui muselle les mères. «Ce qui ressort des études, c’est que les femmes regrettent la maternité, pas leurs enfants! s’exclame la Dre Heffernan. Ce sont deux choses distinctes. Elles aiment leurs enfants et il est même démontré que, dans bien des cas, elles s’en occupent de façon exceptionnelle.» Or, c’est justement cet investissement intense qui a couru à la perte d’Hélène: «J’ai tout donné à mes enfants et j’ai parfois l’impression qu’ils mènent une vie extraordinaire… au prix de la mienne. Je n’ai pas su comment faire autrement.»

Dans l’étude d’Orna Donath, les aspects de la maternité considérés comme les plus pénibles par les mères interrogées sont l’isolement, la lourdeur de s’inquiéter sans cesse, l’ennui, la servitude et la perte de liberté. Des sentiments évoqués aussi par Sylvie, Hélène et Kim.

Pour Laurence Charton, sociodémographe à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), la notion de «regret» doit être remise en question. «Je me demande ce que “regret” veut dire. Quel est le fondement du regret? Est-ce le contexte, par exemple la naissance, la grossesse? Ou est-ce que ce n’est pas l’enfant qu’elles auraient voulu?» Selon Mme Charton, la pression sur les épaules des mères d’aujourd’hui est incommensurable: «Elles doivent être une bonne mère, une bonne conjointe, une bonne professionnelle et, souvent, elles n’ont ni aide extérieure ni weekend pour souffler.»

La chercheure se demande s’il faudrait réorienter le débat sur l’égalité parentale, la distribution des tâches et de cette fameuse charge mentale. Rappelons qu’au Canada, selon une étude de 2015, les mères effectuent près des deux tiers de toutes les tâches domestiques réalisées par les parents – et ce, même si 78 % d’entre elles occupent un emploi (chez les 25-54 ans). Près de 90 % des femmes sentent qu’elles portent toute la charge mentale de la maisonnée, d’après une recherche américaine publiée en janvier 2019. Bref, les mères sont les seules capitaines à bord, sans copilote: elles n’ont que des passagers…

Si Kim, Hélène et Sylvie ont accepté de parler de leur réalité, c’est parce qu’une chose leur tient à cœur: briser le silence. «On m’a souvent dit: “Ça va passer, donne-toi le temps…”, mais ce n’est jamais arrivé», laisse tomber Kim, qui aime rêver aux voyages et aux choix de carrière qu’elle aurait fait si elle n’avait pas eu trois enfants. Elle souhaite que la discussion se poursuive. «Pour trois femmes qui parlent, combien n’osent pas?» conclut Hélène.



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  1. Mélanie dit :

    Bonjour,
    Je suis maman de trois garçons de 8 ans et demi,7 ans et 2 ans et c’est exactement ce que je ressens depuis l’arrivée de mon premier et sa s’est intensifié a la naissance du dernier. Tout les jours je fais la même routine, je ne vis que pour eux et sa me pèse, j’ai l’impression que toute ma vie tourne autour d’eux prisonnière de la routine, n’ayant aucune liberté ni de temps pour moi psychologiquement c’est dur. Mon mari travaille énormément donc tout répose sur mes épaules. Je n’ai jamais dit à mon entourage (a part mon mari) ce que je ressentais sur la maternité de peur de paraître pour une mauvaise personne. J’aime mes enfants mais si je pouvais revenir en arrière je n’en aurais pas c’est certain

  2. Aur dit :

    Perso j’ai toujours su depuis toute petite que je n’aurai jamais d’enfant. Toute ma vie on a essayé de me faire changer d’avis ou croire que je changerai d’avis. Mais non. D’ailleurs c’est devenu un critère pour choisir l’homme de ma vie : être sure qu’il n’en voudra jamais au point d’accepter une vasectomie.
    La vérité: faire et élever des enfants, c’est la chose la plus relou du monde. C’est un monceau de charges mentale et matérielles pour un minimum d’avantage.
    Quand je regarde les gens autour de moi, je reste dubitative sur le point de savoir comment les quelques moments de complicité peuvent être suffisants pour compenser : la destruction de son corps par la grossesse, les souffrances, les crises de pleurs, les cris, les torchages de derche, les nuits sans sommeil, les tensions dans le couple, la nécessité de rentrer plus d’argent dans un monde en crise, la charge mentale de transmettre de bonnes valeurs et une bonne éducation, la charge mentale de la peur qu’il se blesse ou meurt, la vacuité des échanges avec un petit (peu stimulant intellectuellement), le bordel avec ses jouets partout, devoir payer qqun pour le garder en plus de ta sortie resto ciné …

    J’ai eu beau retourner le truc dans tous les sens, la maternité c’est un vrai conditionnement societal survendu. On le sublime et on en cache tous les effets négatifs a des femmes qui se font avoir. Genre ce sera automatique avec l’instinct maternel qu’ont toutes les femmes. Mais la vérité ça n’existe pas ! Y a pas d’instinct maternel. Y a un attachement. Et quand on a vraiment très très envie d’avoir un enfant en toute connaissance et acceptation du merdier que c’est, c’ est sur qu’on va l’aimer. Mais quand on accueille un enfant sans réfléchir, parce que c’est un conditionnement societal, on va vivre cet enfant comme une déception, comme un poids. Et oui, s’en est un. Ne culpabilisez pas si vous les regrettez, ne les aimez pas étc. Par contre, comme vous les avez mis au monde, maintenant c’est trop tard, il faut quand même prendre soin d’eux et les éduquer, ne pas les maltraiter. Un peu comme une nanny. Mais on peut pas vous en vouloir de pas les aimer.

    Sincèrement, à celles qui regrettent leurs enfants, d’être devenue mère, je vous comprends et c’est normal : être parents c’est la pire des contraintes pour de faibles avantages, quasi que du sacrifice. Et comme ça n’est pas obligatoire et qu’on a trop d’être humain sur terre, autant s’en dispenser !

  3. Bénédicte dit :

    . Cela me rassure de voire que je ne suis pas là seule. J ai 4 ados et suis vidée moralement. Tant d énergie à donner pour leur éducation et pas de vie. J ai 47 ans et l énergie au ras des chaussettes. Ça fait des années que je me dit si je pouvais revenir en arrière je n aurais pas d enfant. Malgré tout je les aimes et je continue de faire de mon mieux, mais je souffre

  4. Isa dit :

    Ça fait tellement de bien de lire cet article qui décrit à 100% j’aime mes enfants et ils sont bien traités mais je déteste tellement le rôle de mère

  5. M.L dit :

    Quand j’étais petite, je voulais faire comme mes parents: mariés à 21 ans et premier enfant (moi) 3 ans plus tard.

    Finalement absolument rien de tout ça n’est arrivé. J’ai 40 ans pas mariée et pas d’enfants. Mes parents ne m’ont jamais mis de pression pour que j’ai des enfants. Mon frère plus jeune de 4 ans n’a pas d’enfants non plus. Je me sens quand même un peu mal car la “lignée” s’arrête là. Mais jamais je n’aurais pu avoir d’enfants. Premièrement je suis super mal à l’aise avec des enfants. Deuxièmement et c’est ce qui a le plus de poids dans la balance c’est que moi et mon conjoint avont des problèmes de santé mentale et le stress d’avoir des enfants auraient été intolérable. De plus j’ai une maladie auto-immune et je peux la tranmettre à mes enfants (il n’y a pas un gros gros risque mais c’est quelque chose que je ne voulais vraiment pas imposer à un enfant). Donc je profite de ma liberté et de la vie sans ce tracas additionnel.

    A la place j’ai des chiens. Ce sont eux mes enfants. 😉

  6. Isa dit :

    Je n’ai jamais voulu d’enfant… j’ai tellement garder adolescente et je me suis bcp occupé de mes 2 frères… mais on a eu un bébé surprise! Ensuite mon chum en voulait un 2e… pas moi mais je voulais un mariage… pas lui… alors on s’est entendus et on s’est marié et eu un 2e. Mes enfants sont en santé, ils sont merveilleux mais je n’ai pas la fibre maternelle du tout. Je vois mes amies avec les leurs et je ne me reconnais pas en la maternité. J’aime, j’adore mon travail, ma vie sociale et souvent je me sens restreinte par mon rôle de mère. Je rêve souvent au jour ou ils quitterons… MAIS JE LES AIMES D’UN AMOUR INFINI… mais j ‘ai aussi besoin d’être ma priorité plus souvent, d’avoir mon intimité avec mon mari et ma liberté. La pression était énorme, première d’une famille, des petits-enfants… à avoir un amoureux…. Si je devais recommencer en connaissance de cause… j’en aurais pas mais aujourd’hui je les ai et je les aimes à ma façon et ils sont heureux parce que malgré ce sentiment au fond de moi, ils sont ma fierté!

  7. Denise Groulx dit :

    Seigneur! J’ai eu un seul enfant et il était désiré et j’étais prête… Il m’est arrivé à l’adolescence de mon fils de me demander quelle erreur j’avais fait pour mériter de telles épreuves. Mais finalement, même si ce fut difficile, je suis contente. Parce qu’aujourd’hui, c’est un homme qui contribue à la société et qui a de bonnes valeurs. Comme cette grossesse et cet accouchement, son enfance ont été du bonheur pour moi, j’ai un peu de difficulté à comprendre qu’une femme puisse penser qu’elle a fait le mauvais choix. En ces temps oû nous sommes tellement privilégiées de décider si nous voulons des enfants ou pas… A noter que j’ai travaillé durant 42 ans et n’ai cessé que les deux premières années de vie de mon bébé. Je ne regrette rien.

  8. Jade dit :

    J’ai accouché il y a trois mois et j’ai hâte de retourner travailler. Je me sens coupable juste de l’écrire.

    J’adore mon enfant, mais ma passion, c’est mon travail. Malheureusement, la RQAP ne nous laisse pas changer de régime (partager plus le congé parental) une fois que la décision initiale est prise. Avoir su que je trouverais ça aussi difficile, j’aurais donné plus de congé parental à mon conjoint.

    Avec le manque de places en service de garde au Québec, j’ai déjà les larmes aux yeux me disant que je risque de devoir sacrifier ma carrière encore plus longtemps.

  9. Chantal dit :

    Bonjour

    Je me reconnaît tellement dans vos messages—-
    Sauf que….

    Moi ces le contraire j’en n’aurais eu 10…mais je ne savais pas que j’aimerais être mère alors….J’ai hésitée longtemps, trop longtemps. Première fille à 33 et garcon à 38. Deux sièges deux bébés très grand donc ma taille y est resté en plus avec deux césariennes mais mon fils aujourdhui oufff depuis ces 11 ans 6′ rendu a 14 et il est génial et ma fille une belle jeune femme de 17 ans qui entre au CEGEP.

    Je sympathise tellement avec vous toutes…moi je ne parlais pas de la pomme mais je disais : « Si jamais j’aime pas ça être mère on fait quoi ? » et le papa disait :  » On verra mais il n’aura pas demandé a venir au monde cet enfant alors on ne va pas lui faire porter le chapeau. » Ma limite était au niveau d’avoir des enfants différents parce que les services ne sont toujours pas suffisant même en 2022. Imaginez vous il y a 17 ans…et bien ce n’étais pas mieux et même que le congé parental prennait sont envole et ensuite garderie à 50 $ par jour chaque enfants. Les subventions étaient aux trois mois….

    Mesdames…je sais que ces cliché mais pareil..Prennez un jour à la fois.

    Et, je ne sais pas pour vous mais pour moi à chaque fois que je range un jeu. Je me dit que ces peut être la dernière fois que je le range…et que ces leurs enfance qui s’envole.

    Ils sont magnifique ces humains. Si différents ou tous pareil !

  10. Alice dit :

    On nous dit trop souvent qu’on a fait le choix d’avoir un enfant et d’assumer. Je compare ça avec manger une pomme pour la première fois. Toute ta vie les gens t’on répété qu’une pomme c’est ce qui goûte le meilleur dans la vie. Qu’après avoir mangé une pomme tu vas en vouloir encore plus…. Alors tu goûte la pomme…. Mais ça goûte pas bon. Mais maintenant tu dois manger des pommes à chaque jour et tu dois retirer de ton menu plusieurs aliments que tu adorais. (la pomme présente la maternité, pas l’enfant). Alors tu as un grand vide en dedans et t’essaie de compenser en mangeant tes pomme avec intensité.

  11. Alice dit :

    On nous dit trop souvent qu’on a fait le choix d’avoir un enfant et d’assumer. Je compare ça avec manger une pomme pour la première fois. Toute ta vie les gens t’on répété qu’une pomme c’est ce qui goûte le meilleur dans la vie. Qu’après avoir mangé une pomme tu vas en vouloir encore plus…. Alors tu goûte la pomme…. Mais ça goûte pas bon. Mais maintenant tu dois manger des pommes à chaque jour et tu dois retirer de ton menu plusieurs aliments que tu adorais. (la pomme présente la maternité, pas l’enfant). Alors tu as un grand vide en dedans.

  12. Zora dit :

    Merci pour votre partage. Oui ,je les aime mes enfants.Mais je trouve ça difficiles surtout lors des périodes rock’n’roll….

  13. Sara dit :

    Je n’ai jamais voulu ni aimer les enfants. J’ai une passion pour la nature, les animaux mais pas les enfants… je ne sais pas pourquoi ça ne clique juste pas ! Depuis toute petite. Encore aujourd’hui, près de mes 30 ans, on me demande quand est-ce que je vais avoir des enfants. Et surtout, que si je n’en ai pas que je vais donnnnnt le regretter ! C’est inimaginable pour plusieurs, une femme qui ne veut pas avoir d’enfants. C’est absurde.

  14. Nancy Lalonde dit :

    Je suis une maman seule qui vit cette dure réalité depuis les 18 dernières années de ma vie…ce n’est pas terminé, ma fille souffre d’un handicap et d’une déficience. Je suis seule, très seule. Je n’y vois aucune lueur d’espoir. J’aimerais tant partager mon histoire. Je me retrouve dans le récit des ces femmes, mais elles auront accès à leur liberté éventuelle…j’ai regretté très rapidement dans ma vie, et je me vois encore prise pour le reste de ma vie…

    Communiquez avec moi si vous voulez en savoir davantage.

  15. Catherine dit :

    Ces émotions négatives face à la maternité-paternité, cela touche aussi les hommes et beaucoup de divorces arrivent après la naissance des enfants à cause de ce stress des deux parents. J’éprouve aussi beaucoup de fatigue parentale, je prends tout trop au sérieux, mais le seul moyen de s’en sortir est de parler avec d’autres parents et de se rendre compte que tout le monde est dans le même bateau. De plus, à chaque matin ou soir, prenez du temps juste pour vous, après la douche, massez-vous avec des huiles essentielles, arrangez-vous avec votre conjoint pour que vous puissiez sortir avec vos amies au moins une fois par semaine tandis qu’il va garder les enfants. Je suis aussi d’accord avec Stephan D qui dit que certaines femmes se ventent de tout faire et après sont épuisées. Un bon exemple est notre voisine avec 4 enfants qui ne veut jamais laisser ses enfants à leurs grands-parents ou amis ou autres proches et après se lamente qu’elle a une vie misérable. Un vrai chef sait déléguer! Si vous trouvez que prendre soin de vos enfants est trop difficile, trouvez des amies qui voudraient vous aider, une gardienne, des cours pour occuper les enfants au maximum et vous vous en sortirez.

  16. Yoann C dit :

    Fallait assumer avant d’en avoir tout simplement… Après les parents veulent être respectés alors qu’ils ont mit au monde leur enfant par simple égoïsme, c’est pathétique. Tu fais un enfant, t’assumes les conséquences ou bien tu les mets en adoption au lieu de les faire culpabiliser d’être né. C’est dingue.. et après faudrait respecter ces gens qui nous mettent aux mondes par simple égoïste en sachant très bien ce qui les attends et les regrets qu’ils vont éprouver. Ne faites plus d’enfant si c’est pour les rendre coupable de vôtre malheur.

    En tant qu’enfant ayant vécu cette situation désastreuse et ayant des parents qui regrette leur rôle je peu vous dire que c’est pas plus facile pour les enfants, j’aurais clairement préféré que ma mère avorte plutôt qu’elle mettent ses erreurs sur ma faute, nous on demande même pas à naître et vous par simple égoïste vous décidez de créer la vie sans même être capable d’en assumer les conséquences. C’est pathétique. Maintenant faites juste assumer et arrêtez de vous plaindre.

  17. Sandy Wright dit :

    Bonjour,

    MERCI d’en parler, c’est exactement ce que je vis depuis 13 ans, jour de naissance de ma fille.
    A la base je n’ai jamais voulu d’enfant, mais j’avais peur de vivre avec le regret de ne pas en avoir fait.
    Quand j’ai eu 38 ans j’étais dans une relation stable depuis 5 ans, et puis le temps passant je me suis dit, c’est maintenant ou jamais. Donc je suis tombée enceinte,…. mais j’aurai du en rester à mon premier sentiment de ne pas en avoir!

    Je n’ai jamais aimé être mère, même si j’aime ma fille, cette maternité m’a pris ma vie, mon temps, mes nerfs, mon couple, car nous nous sommes séparés très rapidement après sa naissance, tension et fatigue ont eu raison de nous!.
    Encore aujourd’hui je regrette et je souhaiterai revenir a ma vie d’avant.
    Ce qui me fait avancer c’est qu’elle a 13 ans et que je me dis que dans quelques années elle prendra son envol, et que je pourrai reprendre ma vie ou je l’ai laissé, malheureusement je serai bien plus âgée et plus les mêmes envies mais je me réjouis de me retrouver toute seule, et de voyager, de dépenser mon argent rien que pour mes plaisirs, après tout les sacrifices que j’ai fait.
    Aujourd’hui elle est ado et me fait vivre un enfer! le regret est encore plus fort! Réfléchissez bien avant d’en faire pour celles qui hésitent….Conseil d’amie 😉
    Cette situation je me la suis créer toute seule, et je suis seule responsable! Les enfants n’ont rien demandé et la culpabilité est énorme face à ça.

  18. Stephan D dit :

    « Bref, les mères sont les seules capitaines à bord, sans copilote: elles n’ont que des passagers… » Ça
    je trouve intéressant comment plusieurs femmes se ventent de pouvoir tout faire, peint des images de forces solitaires, que la loi favorise les mères, les prestations gouvernementales leurs sont attitrés principalement et par défaut à eux, les mères profitent de leurs droits de congés matérielles et statu parental privilégié et quand il y a ruptures de couples, les femmes ont le monopole sur les accès de gardes et allocations fiscaux… Le choix d’avoir eu un ou plus d’enfants ne sont pas des décisions pris individuellement et les responsabilités ou « conséquences appartiennent aux deux. De se décharger de cette responsabilité ou de tenté de se faire un portrait de victime vous faite un portrait caricaturé comme si les hommes ne sont pas présent, ne s’impliquent pas ou ne subissent rien dans cette situation. Arrêté avec toute cette comédie de privilège sans imputabilité. Il est facile de juger les hommes et pères cependant quand les mères ont un sentiment de failleouk qui risque d’avoir un jugement qui pourrait ternir leur image il semble toujours y avoir une explication ou raison valide et plus souvent que non c’est de blâmer sur l’absence ou manque d’implication du père. Je vous invite à voire ce que les pères vivent, leurs drois, ce que la loi et la société à prévu pour eux lors d’une rupture et les pertes qu’ils subissent autant financier que leurs enfants. Il se trouve des sérieux problèmes de préjudice contre les hommes dans cette société et dans les droits de la famille…

  19. Vanessa Gill dit :

    Votre article m’a touché énormément. Sans cesse je me culpabilise d’être une mauvaise mère et de ne pas être fait pour ça. Je n’arrive pas à m’imaginer qu’on peut détester d’être une maman mais, plus le temps passe et plus je crois que je déteste être maman. Votre article m’a fait réalisé aujourd’hui que c’est peut-être ce que je vie. Sur ces mots, je continue m’a réflexion et merci de publier des articles différents!

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