La parentalité positive, oui, mais… (La suite)

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19 Avr 2022 par Migaelle Geoffrion
Catégories : Famille / MSN / Véro-Article
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En couple avec une Maman2, Migaelle Geoffrion jongle entre la garde partagée des ainés et le congé de maternité du p’tit dernier. Elle nous partage les histoires et les questionnements du quotidien de sa famille homoparentale.

Je suis née à la toute fin des années 80. J’ai été élevé à grands coups de paires d’yeux sévères, de taloches derrière la tête, de menaces de conséquences et de punitions dans ma chambre. La validation de mes émotions lors de crises était aussi normale que de la neige au beau milieu du mois de juillet #NOT. Ce n’était pas dans l’air du temps. Plus de trente ans plus tard, c’est à mon tour d’élever des enfants. L’époque a changé et l’éducation des enfants aussi.

De façon utopique, on cherche toujours à faire mieux que nos parents. On se retrouve souvent avec la même recette, mais avec 2-3 ingrédients différents juste parce que. L’éducation des enfants n’y échappe pas. Quand j’ai eu à endosser le rôle de maman, je me suis promis de faire plus de ceci et moins de cela. C’est au fil de mes lectures, de mes abonnements aux pages Facebook de mères et en expérimentant les hauts et les bas de l’éventail des crises de mes enfants que je suis tombée sur le terme «parentalité positive».

J’ai expérimenté les rouages de la parentalité positive à plusieurs reprises. J’ai écouté, validé, discuté avec mes enfants. J’ai vécu de beaux moments avec eux et cela nous a permis d’explorer des avenues différentes presque à chaque fois. La parentalité positive, c’est comme la crème de la crème des idéologies parentales à mon avis, mais…

Ce fameux «mais»

Lorsque l’on n’a pas été élevé dans cette bienveillance, c’est drôlement difficile de faire faire un virage serré à nos pratiques éducatives. C’est hyper complexe de changer des automatismes acquis. Reproduire par imitation, ce mécanisme évolutif à la fine pointe, rend ardu l’intégration dans le quotidien des pratiques éducatives propres à la parentalité positive. Au jour le jour, ça devient difficile de prendre un pas de recul dans toute notre émotivité et écouter, valider, discuter.

Ainsi, par moment, dû à la fatigue, le stress ou bien la charge mentale, j’ai ordonné plutôt que discuté. J’ai exigé plutôt que d’écouter. J’ai menacé (de conséquences) plutôt que valider. Sur le coup, c’est comme un réflexe, ça semble la solution facile. Il y a toujours une dose de culpabilité qui vient me frapper en plein visage une fois la poussière retombée. Il me reste un goût amer en bouche: j’aurais pu faire mieux.

J’essaie régulièrement de faire le post mortem de mes interventions et d’apprendre de mes erreurs et de mes automatismes. C’est grâce à ceux-ci que j’arrive à m’améliorer comme maman et comme humain. À chaque fois, je fais un pas de plus en direction de la parentalité positive.

Après tout, le plus beau cadeau qu’on peut se faire, c’est aussi la bienveillance. Soyons doux avec nos enfants et surtout avec nous-mêmes.

Photo : Tara Moore Getty Images

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