Combien donner? Votre petit guide du pourboire

28 Sep 2020 par Julie Blais Comeau
Catégories : Maison / Véro-Article
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Combien donner en pourboire et à qui? Voilà des questions fréquentes que se fait poser la spécialiste en étiquette Julie Blais Comeau. Elle répond à ces questions.

Pandémie ou pas, les questions de pourboires font jaser. Quand je fais l’inventaire des questions que je reçois ou que l’on me pose lors de mes passages aux émissions de télévision et de radio, « Combien donner et à qui? » est au top de ce palmarès. Avec raison, car la pratique du pourboire est culturelle.

Ce que vous offrez ici pourrait être différent, non nécessaire ou insultant, là-bas. L’offre du pourboire varie selon le service, le lieu et elle évolue. Dans certains pays il est presque non existant, comme en Australie. En Europe, les pourboires sont souvent inclus. Les salaires sont aussi conséquents. À Hong Kong les pourboires insultent. 10% sont généralement automatiquement facturés.

Les origines du pourboire en France proviennent de l’expression du Moyen Âge. Un Seigneur récompense son serviteur d’une pièce de monnaie, avec « Tenez. Pour boire à ma santé ».

Puis, en Angleterre au 18e siècle, un aubergiste astucieux grave l’acronyme T.I.P.S. (To Insure Prompt Service : pour assurer la rapidité de service) sur une petite urne. Il la place stratégiquement sur son comptoir, bien à la vue de clients entrants. Empressés, les dîneurs y déposent des pièces de monnaie. Le son des pièces déposées alerte l’aubergiste. À la halte, il se dépêche pour les servir.

Plus de trois cents ans plus tard, au Québec et ailleurs sur la planète, « tipper » est encore en action. La pratique a évolué de, pour recevoir un service rapide, à, en guide d’appréciation de votre service.

Chez nous au Québec, la pratique du pourboire est tellement coutume, que les employés à pourboires reçoivent un salaire minimum moindre. Il est donc important de bien tipper afin de ne pas nuire à ces travailleurs. Surtout au sein de cette pandémie, et après la période de confinement. La pratique des mesures d’hygiène sanitaires,la réduction des heures et du nombre de clients affectent considérablement les salaires de ces travailleurs.

Les pourboires sont calculés avant les coupons rabais et l’ajout des taxes. Donc, portez une attention particulière, aux montants suggérés sur les terminaux. Certains incluent le calcul du pourcentage après les taxes. Pour un chèque cadeau, offrez un pourboire basé sur la valeur.

Ici-bas sont les pratiques courantes du pourboire, avec le minimum.

DANS VOTRE COMMUNAUTÉ

Barista : le pourboire n’est pas nécessaire. Cet employé reçoit le salaire minimum et plus. Mais si on vous accorde une attention spéciale, reconnaissez-la avec un pourboire.

Barman et serveur : 15 à 20% avant les taxes et les bons-rabais. Pour les cocktails, 1$ ou 2$ par consommation.

Chauffeur de taxi : 10 à 15% de la course, selon l’efficacité, la rapidité, la propreté et l’accueil. En plus, il pourrait y avoir des tarifs pour vos bagages.

Coiffeur, coloriste, manucuriste et autres fournisseurs beauté : 10%

 Restaurant : 15 à 20%, quand vous mangez sur place, 10% pour livraison avec un minimum de 5$ et « 0 », pour cueillette au comptoir, à moins de recevoir des extras.

Soins prescrits, comme massothérapie ou physiothérapie : aucun pourboire.

Voiturier : 2$ quand on vous apporte votre voiture. 5$ pour un accès rapide et une diminution d’attente. Annoncez votre besoin en remettant vos clés.

 

À L’HÔTEL

Bagagiste : 1 $ à 2 $ par bagage, selon le poids.

Chauffeur de navette : 2$ par trajet.

Concierge : « 0 » pour des directions et recommandations générales. 10 $ pour des billets pour un événement ou l’organisation d’une activité. Un minimum de 5$ à la fin de votre séjour, si vous étiez régulièrement en quête de conseils.

Entretien ménager : de 2$ à 5$ par jour selon l’état de votre chambre. Récompensez quotidiennement. Ce personnel travaille selon des quarts de travail.

Service aux chambres : le pourboire est habituellement inclus dans l’addition. Vérifiez. Si non-inclus, 15% avant taxes. Pour des accommodements supplémentaires tels un oreiller non allergène ou un peignoir : un minimum de 2$.

 Si vous avez apprécié un service, en plus de votre pourboire, informez le gestionnaire, de vive voix, par courriel ou sur les réseaux sociaux. L’impact de cette reconnaissance pourrait mériter une promotion ou une augmentation de salaire à l’employé.

 

LES BONS MOTS ET BEAUX GESTES

Si le service était OK, mais la nourriture n’était pas bonne.

La qualité de la nourriture, la musique trop forte et d’autres facteurs sont hors du contrôle du personnel de service. Mentionnez votre insatisfaction au gestionnaire, sans pénaliser le serveur, qui lui a fait faire son travail.

Si le service ne répond pas à mes attentes.

À moins d’une bévue extrême, vous devez donner du pourboire. Cette pratique est attendue et même reconnue par le gouvernement qui permet un tarif horaire, sous le salaire minimum, avec un taux d’imposition conséquent. Vous pouvez laisser un pourboire de 10% pour démontrer votre mécontentement. Assurez-vous aussi de parler à un membre de l’équipe de gestion.

On offre une prime pandémique ou pas?

Ça dépend du service. Si des précautions additionnelles sont prises ou si on vous offre des soins additionnels, il est approprié de reconnaître avec un pourboire plus élevé. Au minimum, mentionnez votre gratitude.

Quand vous doutez du montant à donner, comme le disait si bien ma grand-mère maternelle Florina : « Dans le doute, on s’informe. » Informez-vous à la réceptionniste, au gestionnaire ou au fournisseur de service lui-même ou, écrivez-moi, [email protected].

 

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