Édito de Véro: C’est de même, pis c’est toute?

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27 Août 2019 par Véronique Cloutier
Catégories : Oser être soi / Véro-Article
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Oser être soi, une devise à suivre ou à doser?

Oser être soi, c’est la devise de notre équipe et la ligne éditoriale qui guide chacune de nos publications depuis 2015. Des mots qui semblent vous parler, vous inspirer et vous faire réflé­chir, si on se fie à votre fidélité et à vos commentaires. Je réfléchis encore beaucoup à l’idée de s’assumer totalement. C’est un principe noble auquel tout le monde adhère et un but auquel tous et toutes aspirent, mais qu’est­-ce que ça veut dire exactement?

Certains codes sont clairs: aimer son apparence, oser donner son opinion devant un groupe, assumer son orientation sexuelle ou son identité de genre, être à l’aise avec le fait de ne pas vouloir d’enfants, d’embrasser le zéro déchet ou le véganisme. Tout ça – même si on rencontre encore parfois quelques esprits fermés –, ça se passe de mieux en mieux de nos jours.

Là où ça devient plus complexe, c’est quand il est question de traits de caractère et de relations humaines.

Par exemple, lors d’une discussion avec un ami:

– Parfois, j’ai l’impression et ça me rend mal à l’aise.

– Des fois, je sonne un peu raide, oui. Je suis comme ça, je n’y peux rien.

J’ai osé être moi­-même en lui faisant part de mes sentiments et il a osé être lui­ même à son tour en me disant qu’il était comme ça. Fin de la discussion.

Oser être soi serait-­il l’équivalent de «Qui m’aime me suive»? Take it or leave it, comme ils disent? Poussons l’exercice un peu plus loin en modifiant le dialogue.

– Je n’aime pas que tu tentes de séduire d’autres personnes.

– Je suis comme ça: j’aime la séduction, je n’y peux rien.

– Je suis préoccupé par tes dépenses.

– Je suis comme ça: j’aime dépenser sans compter, je n’y peux rien.

– Je trouve notre vie ennuyante, j’aimerais qu’on sorte plus souvent.

– Je suis comme ça: je déteste sortir, je n’y peux rien.

Quand s’assumer soi­-même blesse l’autre, que faire? À qui revient la tâche de mettre de l’eau dans son vin si on aime sincèrement la personne et qu’on tient à cette relation? Je n’ai toujours pas la réponse à cette question. Mais je sais qu’oser être soi nous oblige un jour ou l’autre à faire des choix déchirants, voire des deuils.

À force de lire et d’écrire là­-dessus, on se dit qu’il fau­dra bien finir par passer de la parole aux actes… Dans ce spécial annuel «OSER ÊTRE SOI», on tente de vous donner quelques outils afin de vous approcher de cet objectif ul­time. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, c’est la mission d’une vie. Mais les femmes fortes, assumées et inspirantes qu’on vous présente dans ce numéro vous transmettront peut­-être une petite dose d’au­ dace dont on a toutes besoin.

Bonne lecture et bonne rentrée! Merci de toujours nous suivre, je l’apprécie tellement.

 

 

Ce texte a été publié dans le numéro printemps du magazine VERO. Abonnez-vous maintenant!



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  1. Anny dit :

    Je n’ai qu’un mot: bravo! D’oser être soi, et de réfléchir aux répercussions autant positives que négatives sur les autres.

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