Édito de Véro: laisser l’été avoir 16 ans

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06 Juin 2019 par Véronique Cloutier
Catégories : Oser être soi
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Dans son édito du numéro d'été 2019, Véro nous parle du bonheur et de la chance qu'elle a de pouvoir passer l'été en famille, et comment celui-ci sera différent des autres...

Depuis la naissance de mon premier enfant, en 2003, je passe mes étés en famille, en congé. Je suis très, très consciente de la chance que j’ai de pouvoir le faire. C’est un précieux cadeau de la vie et un des nombreux avantages de la vie d’animatrice. Plusieurs de mes collègues tournent, jouent au théâtre ou font de la radio de juin à septembre. Pour moi, c’est l’inverse: la machine s’arrête le 23 juin et redémarre au début août. C’est d’ailleurs une partie de la réponse à la question: «Comment arrives-tu à concilier travail et famille?» Voilà: je ne travaille pas l’été et je consacre tout mon temps à mes petits Morissette, rétablissant un peu l’équilibre dans cette course folle qu’est la vie.

Mais cette année, les choses vont changer. Oui, on passera encore de beaux moments en famille, mais nos paisibles semaines au bord du lac à se baigner, à manger des cornets et à faire le plein de souvenirs seront… différentes.

En cet été 2019, Grande Fille aura son premier emploi. Au moment d’écrire ces lignes, tout indique qu’elle vendra des vêtements et conseillera les clients dans une charmante petite boutique pas très loin du chalet familial. Notre belle ado de 16 ans apprend lentement à voler de ses propres ailes: premier job, cours de conduite, toute la patente. Et mon cœur de mère est constamment déchiré entre la fierté de la voir s’épanouir, grandir, apprendre la vie et le chagrin de ne plus l’avoir près de moi en tout temps.

Au fond, être parent, c’est ça: amener nos enfants à être autonomes, avoir hâte qu’ils se débrouillent seuls et ensuite regretter l’époque où on leur donnait un bol de chips en leur flattant les cheveux. La vie et ses riches contradictions.

Donc cette année, juillet ne sera pas le même. Heureusement, Fiston et Pouliche seront là pour me demander des hot-dogs et me montrer leurs 42 chandelles par jour dans la piscine. (Finalement… dans combien d’années ils vont travailler, eux autres?!)

Bon été ma Delou. On est fiers de toi.

Tendre pensée à tous ces beaux jeunes qui se lancent sur le marché du travail saisonnier… et à leurs parents qui les regardent partir, le cœur rempli de nostalgie.

Un superbe été et une bonne lecture à toutes (et tous)!

 

 



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  1. Sonia dit :

    Moi aussi cette année, mon bébé de 16 ans commence à travailler et moi aussi, mon été est différent, mais bon à part nous donner quelques cheveux blancs d’inquiétude et de tristesse, nous n’avons pas vraiment le choix. Au contraire, continuons à bien les guider et leur montrer notre grande fièreté.

  2. Karine grenier dit :

    Oh que je te comprends… ajoute à ça une copine ou un copain… mon fils qui aura 16 ans travaille depuis déjà 1 an et demi mais cet été il a une vraie copine oh ça c’est sure pour le coeur d’une maman… aussitôt fini de travailler il veut aller la retrouver et que dire de la peine qu’il a lorsque nous quittons la région pour les vacances en famille… ça la game ça fait parti de la vie d’enlever les enfants… lors apprendre l’autonomie…

  3. Danielle Castonguay dit :

    Bon été, j’ai passé beaucoup d’été au chalet avec ma mère, j’ai été chanceuse d’avoir pu en profiter, mes enfants n’ont pas eu cette chance car je travaillais à temps plein. Profitez en bien, j’espere que sa première expérience de travail ira bien.

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