Entrevue avec Marie-Ève Janvier

Entrevue avec Marie-Ève Janvier
14 Fév 2014 par Judith Lussier
Catégories : Oser être soi
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Marie-Ève Janvier, une artiste solo et une star en duo

Marie-Ève JanvierLa carrière de Marie-Ève n’a pas été sans surprises depuis que Jean Lapalme l’a remarquée sur les planches du Palace de Granby alors qu’elle n’avait que 11 ans. «Au milieu d’un chaos sans nom, la petite Marie-Ève a livré sa performance avec un aplomb qui m’a déconcerté», se souvient l’homme qui l’a prise sous son aile. Par la suite, ç’a été un feu roulant.

Marie-Ève a participé à un téléthon, puis, un jour, un drôle de message a été laissé sur le répondeur des Janvier: «Luc Plamondon aimerait recevoir Marie-Ève en audition pour un projet sur lequel il planche… Notre-Dame de Paris.» Marie-Ève ignorait alors qui était l’homme, mais elle a constaté son importance en voyant ses tantes débarquer à la maison pour célébrer la nouvelle et, surtout, lui rappeler de rester elle-même.

Trop jeune pour l’aventure parisienne, Marie-Ève a patienté deux ans avant de devenir la doublure officielle de Natasha St-Pier. C’est alors qu’elle a fait la rencontre de celui qui allait devenir l’homme de sa vie. Mais à 14 ans, Marie-Ève était loin de pouvoir mettre le grappin sur le grand de 21 ans!

Entre ce moment-là et ses débuts dans Don Juan, elle a chanté les morceaux de l’émission Princesse Sissi et enregistré la version française d’une pièce du film Mon frère l’ours, de Disney, dont l’originale était interprétée par nulle autre que Tina Turner. «À cette époque, il n’y avait que trois chanteuses francophones qui collaboraient avec Disney: Céline Dion, Lara Fabian et Marie-Ève Janvier», s’enorgueillit son imprésario, Jean Lapalme.

Frayer ainsi avec les grandes stars contrastait avec la simplicité naturelle de Marie-Ève. «Elle n’a jamais été mondaine, révèle son ami l’animateur Jean-Philippe Dion, qui l’a connue au secondaire. Elle était du genre à venir à l’école en salopette. Ce n’était pas la plus chic, disons, mais le soir, elle était la doublure de Natasha St-Pier, et on pouvait la voir à l’émission Le Poing J

Plus tard, Jean-François Breau a vu la femme qu’était devenue Marie-Ève. «À l’époque de Notre-Dame de Paris, c’était une enfant, et moi, j’avais une blonde», se souvient-il. Mais qui était donc cette grande brunette qui se produisait maintenant dans la comédie musicale Les dix commandements? «Il y a vraiment eu un déclic à ce moment-là», se rappelle le chanteur. Leurs destins ont été scellés alors qu’ils passaient les auditions de Don Juan, au cours desquelles plusieurs «couples» étaient créés pour être mis à l’examen. «L’auteur Félix Gray a vu quelque chose que nous ne voyions pas nous-mêmes à ce moment-là et il nous a choisis.»

Quand le spectacle a pris l’affiche, Félix Gray n’a plus été le seul à voir en eux une Maria et son Don Juan. Le grand public semblait espérer que Marie-Ève et Jean-François n’étaient pas amoureux que sur les planches. Or, quelque chose se tramait réellement, mais les deux artistes préféraient garder leur secret pour éviter de nuire au spectacle. «On voulait avoir une vie de couple normale avant d’annoncer qu’on était ensemble. À Paris, on pouvait faire l’épicerie sans être reconnus ou questionnés. On s’est donc permis de vivre ça et, à notre retour, on était prêts à révéler notre amour», raconte Jean-François, admettant qu’il aurait flanché bien avant si Marie-Ève n’avait pas contenu ses ardeurs.

La suite de l’entrevue en page 3.



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  1. Louise Talbot dit :

    J’ai beaucoup aimé lire le texte surtout concernant comment Marie-Ève et Jean-François se sont rencontrés. J’aime beaucoup ce couple. J’ai vu leur dernier spectacle, j’ai l’album et j’ai acheté leur CD de Noël qui est super bon………Bonne continuité.

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