Entrevue avec Mariloup Wolfe

Mariloup Wolfe, photo de Patrice Massé
28 Sep 2013 par Judith Lussier
Catégories : Oser être soi
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Impossible d’esquisser un portrait réaliste de Mariloup Wolfe sans faire ressortir les nuances de sa personnalité aux teintes lumineuses et aux couleurs insolentes. Triptyque.

Mariloup Wolfe, photo de Patrice MasséElle arrive à notre rendez-vous en fredonnant, malgré une demi-heure de retard, comme pour consolider l’image de fille légère et pétillante qui lui colle à la peau. Pourtant, Mariloup Wolfe est loin d’être insouciante. Toujours en train de tout remettre en question, elle tient plus de l’artiste tourmentée que des boute-en-train qu’elle a souvent joués à la télé. En fait, tout prédestinait cette blonde sémillante à incarner Élisabeth Bergeron, une professeure d’arts plastiques un brin rebelle et revendicatrice du Vieux-Havre, école fictive du téléroman 30 vies. Dans le décor de la classe qu’elle investira le temps de 60 jours intensifs de tournage, l’actrice se promène au milieu des oeuvres d’art déjà en place. Des chevalets arborent des peintures expressionnistes, un corps en papier mâché gît au sommet d’une étagère, des sculptures de terre cuite attendent sagement leur moment de gloire à la télévision. Le genre de joyeux bordel qu’on aimait à l’adolescence, lorsque, entre une leçon de chimie ardue et un ennuyant cours de maths, on laissait libre cours à sa créativité.

Mariloup Wolfe, l’artiste

Certains l’auraient plutôt vue au primaire, d’autres auraient imaginé cette énergique amoureuse d’un mordu de parachute en prof d’éduc’ mais, pour les proches de Mariloup, il n’y a rien d’étonnant à la voir enseigner le fusain et la poterie. «Ça lui va comme un gant, confie Guillaume Lemay-Thivierge, le père de ses enfants. C’est un peu un hommage qu’elle va pouvoir rendre à sa mère, Denise Bouchard, une sculptrice de grand talent qui n’a pas obtenu la reconnaissance qu’elle méritait.»

L’art régnait en maître chez les Wolfe, qui habitaient en face du parc La Fontaine avant même que le Plateau devienne le repaire des chanteurs, des fascinateurs et autres marginaux. Les soirées bien arrosées où on refaisait le monde entre artistes étaient fréquentes dans la résidence familiale. Certains soirs, il arrivait à M. Wolfe, un psychiatre un brin excentrique, de recevoir des patients à la maison, derrière une porte «où il y avait les fous», croyait la petite Mariloup. Et, les matins d’été, celle-ci se réveillait en entendant le cri des paons et des éléphants qui séjournaient au zoo du parc, démantelé depuis. De quoi alimenter son imaginaire, plus encore que le septième art, que son papa s’obstinait à lui faire découvrir.

Photo : Patrice Massé

La suite de notre entrevue en page 2.



Catégories : Oser être soi
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  1. carina dit :

    J’ai beaucoup aimé son entrevue, ,,,,

  2. Isabelle dit :

    Bonjour !
    Premièrement, j’ADORE le magazine 🙂
    Il est super bien conçu, merci !!
    Deuxièmement, j’ai trouvé l’entrevue
    avec Mariloup hyper intéressante !
    Ce qui m’amène à vous demander s’il est
    possible de se procurer son superbe gilet
    de la fée Maraboutée ? merci !
    Bonne journée à tous =D

    • Audrey Pontbriand dit :

      Bonjour Isabelle,

      Merci pour ces beaux commentaires. JE transmets votre question à l’équipe du magazine qui tentera de vous revenir dans les meilleurs délais.

      Bonne journée

      Audrey pour l’équipe Véro.

  3. Lynda Savage dit :

    Je ne suis abonner a votre magasine, je l’ai télécharger et depuis ce temps j’ai eu un questionnaire à répondre j’aurais aimer le lire, mais depuis je n’ai pas accès au magasine, je me trouve sur le site de Véro. Et non sur le magasine que dois je faire. Merci

    • Audrey Pontbriand dit :

      Bonjour Mme Savage,

      Je transmets votre question à l’équipe de TC Média qui tentera de vous revenir dans les meilleurs délais.

      Merci,

      Audrey pour l’équipe Véro

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