Guylaine Guay: sœur souvenirs

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14 Juin 2021 par Guylaine Guay
Catégories : MSN / Oser être soi / Véro-Article
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Guylaine Guay rend hommage à sa sœur, qui a succombé à un cancer du sein il y a cinq ans.

Cet été marque le cinquième anniversaire du décès de ma petite sœur France. Elle avait 43 ans lorsqu’un fulgurant cancer du sein l’a fait souffrir pendant un an, puis s’éteindre pour toujours. Mourir jeune est une terrible chose. Pour la personne concernée et pour tous ceux qui survivent à la violence de ce départ. Des sillons de tristesse et d’impuissance s’entremêlent dans les cœurs de ceux qui l’ont aimée.

Mais avant cette mort, il y a eu la vie. Et pour marquer ce triste anniversaire, j’ai eu envie d’écrire les joies qui ont précédé le 5 juin 2016.

Ma sœur était une beauté. Une vraie. Aux mains gracieuses et à la bouche pulpeuse. Ses cheveux bruns et ses yeux marron clair offraient une harmonie chromatique qui ne laissait personne indifférent. Son sourire était à la fois radieux, franc et un brin tourmenté. Elle portait le nom d’un pays, ainsi qu’un continent de générosité en elle. France.

Intense. Émotive. Intelligente. Sa créativité était son moteur. Ses enfants, ses fils conducteurs. J’aimais tellement la faire rire! Je me souviens d’un voyage à Cuba avec elle… On buvait nos cafés con leche sur le bord de la mer, en riant aux larmes quand j’imitais ma mère (sorry, Nicole, tu le sais qu’on t’aime, mais tu es si drôle à imiter quand tu pognes les nerfs!).

Tu me manques, ma sœur. Ta complicité, ton côté un peu sombre qui s’accommodait bien de mon côté scintillant, ton si bon gâteau aux carottes, tes nombreuses teintures pour les cheveux (celle de ton toupet rose a été ma préférée), tes projets fous qui n’aboutissaient pas toujours, mais qui provenaient d’une vive étincelle de joie.

D’où que tu sois, je sais que tu veilles sur nous. Et moi, je tiens ma promesse de veiller sur tes chers garçons, Jasmin et Thomas.

Tu aurais adoré tes deux petites-filles, Ellie et Abby.

Et si ça peut te rassurer et te faire sourire, tu as laissé un peu de toi ici sur terre. Mon beau Clovis te ressemble tellement! Il m’arrive de tourner la tête rapidement, de le regarder et de te voir, toi. Le même regard profond et engageant. Merci pour sa beauté.

Et la vie continue. Cette vie que je célèbre.

Les souvenirs d’amour, comme un lac, un arbre, une fleur, embellissent le paysage.

Profitez bien de l’été, mes amis!

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Photo: Andréanne Gauthier (Guylaine Guay)    



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