Comment dire « non » avec tact

11 Fév 2020 par Julie Blais Comeau
Catégories : Psycho / Véro-Article
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Dire "non" n'est pas toujours facile. Julie Blais Comeau, spécialiste en étiquette nous donne ses conseils pour dire non faire avec tact.

« Non », cette réponse à trois lettres, une favorite des tout-petits de deux ans, est courte, simple, va droit au but et est une façon claire de refuser une demande. N’est-ce pas?

Mais, pour la plupart des adultes, dire non n’est pas aussi facile à prononcer que pour la petite qui sourit, se dandine d’une jambe à l’autre, en hochant la tête de gauche à droite.

En affaires et dans votre communauté, il y a des moments où vous aimeriez dire non, mais ne savez pas trop comment. Voici votre guide pour dire non au boulot au sein de votre famille et vos autres regroupements.

Situation délicate: Une invitation à un évènement auquel vous ne pouvez pas ou ne voulez pas participer.

• Ne retardez pas votre réponse. Dites non dès que possible. Le plus rapidement vous indiquez votre refus, le plus il sera facile pour le destinataire de le recevoir avec l’espoir de recevoir des «oui» de ses autres invités.

• Remerciez la personne de vous avoir invité.

• Si vous avez un autre engagement, mentionnez-le au début de votre conversation. Enfilez ensuite avec votre refus. Cette approche met la table plutôt que l’inverse qui invite votre hôte à se questionner sur votre motivation de non-participation.

• Si vous ne voulez tout simplement pas y aller, soyez clair et envoyez votre regret poliment, sans validation superflue. Il n’est pas nécessaire de bien enrober le tout.

« Je te remercie de l’invitation, mais malheureusement je ne pourrai me joindre à vous. »

• Ne mentez pas. Votre mensonge pourrait venir vous hanter.

• Si vous souhaitez maintenir le contact avec cette personne, invitez-la pour une autre date en rencontre à deux.

• Offrez vos meilleurs vœux pour l’occasion et faites référence à un croisement futur.

« Je ne serai pas des vôtres lors de votre prochaine activité réseautage. Je vous souhaite beaucoup de succès. Au plaisir de vous revoir dans notre dynamique communauté d’affaires. »

Situation délicate: un collègue vous demande de réviser son rapport.

• Reconnaissez la confiance qui vous est portée.

• Gardez un ton amical. Soyez réaliste. Avant de dire non, informez-le de votre propre emploi du temps et de vos engagements actuels.

« Je vous remercie de votre confiance. Je travaille présentement sur plusieurs tâches avec des délais serrés. Je n’ai vraiment pas de temps supplémentaire ces jours-ci. »

ou

« Je suis flatté que vous me demandiez de revoir votre travail. Votre sujet n’est vraiment pas mon expertise. Je ne me sens pas à l’aise. Je dois donc refuser. »

Situation délicate: Votre supérieur vous demande de travailler sur un nouveau projet en plus de tout ce que vous avez déjà en cours.

• Encore ici, reconnaissez l’occasion d’être impliquée dans un nouveau projet et de la confiance qui vous est portée.

• Demandez des précisions sur les tâches, ainsi que des échéanciers.

« Merci de m’inclure dans ce nouveau projet. J’aimerais vraiment participer, mais je dois m’assurer de compléter tout ce que j’ai déjà promis. Prenons un moment pour regarder ensemble le calendrier et prioriser mes obligations. »

Situation délicate: à court préavis, votre patron vous demande de faire des heures supplémentaires et vous avez déjà un engagement confirmé depuis il y a longtemps.

• Donnez une brève explication en mentionnant que vous êtes attendu. Évidemment, selon votre rôle, votre entente et votre horaire, des explications plus détaillées peuvent être nécessaires.

• Offrez de terminer la tâche demandée à un autre moment : 1) pendant votre lunch, 2) la fin de semaine ou 3) de votre domicile en mode télétravail.

• Si c’est une demande qui se répète souvent, suggérez une rencontre pour discuter de votre horaire. Il est peut-être temps de revoir et de modifier vos heures de travail.

Situation délicate: un ami ou une collègue vous demande d’emprunter de l’argent.

• Prêtez seulement un montant que vous êtes à l’aise de ne plus jamais revoir. Une fois que vous donnez, oubliez.

• Mettez en place une politique personnelle de ne jamais prêter d’argent. Restez fidèle à cette politique.

« Ce ne sera pas possible. Ce n’est pas personnel, ce n’est pas toi. Il y a longtemps, j’ai décidé de ne jamais prêter d’argent aux gens en dehors de ma famille. Je suis désolée »

• Dites non. C’est tout.

« Je suis navré mais je ne peux pas me permettre de prêter de l’argent. »

Situation délicate: un voisin que vous considérez comme désorganisé et distrait vous demande d’emprunter un outil ou votre voiture.

• Offrez d’aider : avec votre outil ou de le conduire.

• Ramenez la demande sur votre personne et votre politique, et non sur votre voisin.

« Je suis désolé mais je ne prête jamais des choses que j’utilise régulièrement. Mais, je peux t’aider. »

Situation délicate: on vous demande de contribuer à un cadeau d’anniversaire d’un collègue avec qui vous avez peu de contacts.

• Décidez de vos contributions au bureau. Soyez équitable envers et cohérent. Si vous faites des exceptions, offrez en dehors de l’environnement de travail.

« Merci de penser à moi, mais je contribue seulement aux cadeaux de collègues qui font partie de mon équipe immédiate. »

ou

« Bien que j’apprécie chaque membre de notre équipe, je n’offre pas de cadeaux au travail. Je lui remettrai une carte. »

Situation délicate: on vous demande une fois de plus, soit pour la xième fois cette semaine, d’acheter une gâterie pour la collecte de fonds de l’enfant d’un de vos coéquipiers.

• Lisez Comment dire non à une demande de don?

En cas de doute, lorsque votre intuition dit « Attention, sois prudent. » Demandez un peu de temps. Faites la liste des avantages ainsi que des inconvénients en lien avec les deux scénarios : oui et non.

Parfois, tout ce que vous avez besoin de faire est de faire le point sur les conséquences de votre refus. Une fois que vous êtes à l’aise de dire « Non », informez l’autre. Restez cordiale. Exprimez-vous avec tact. Soyez bref. Rappelez-vous que vous n’avez aucune obligation de donner les détails du refus.

Puis savoir dire « Non », c’est souvent se respecter et dire « Oui » à soi.

 

Ce texte provient de Julie Blais Comeau sur etiquettejulie.com 

 



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