Devrait-on rester ensemble pour les enfants?

14 Jan 2020 par Karine Vilder
Catégories : Psycho / Véro-Article
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L’amour, sans le couple?

Couple séparéSelon Frédéric Charland, psychiatre et président du comité de pédopsychiatrie de l’Association des médecins psychiatres du Québec, les enfants n’ont pas nécessairement besoin d’avoir deux parents qui s’aiment pour devenir des adultes normaux. «Par contre, ils doivent impérativement être entourés d’adultes aimants qui s’occuperont bien d’eux, explique-t-il. Au début des années 2000, des études ont été réalisées pour savoir si une séparation avait un impact important sur les enfants. On s’est alors aperçu que les enfants dont les parents avaient des rapports conflictuels présentaient les mêmes caractéristiques que les enfants “post-divorce”. Les tensions parentales sont une source majeure d’anxiété, de tristesse, de colère et de difficultés scolaires. Dans bon nombre de cas, la rupture des parents a même été perçue comme une libération.»

De fait, Léanne a commencé à se sentir mieux dès l’instant où ses parents lui ont annoncé qu’ils allaient se quitter parce qu’ils ne s’aimaient plus. Quant à Tanya, 41 ans, elle se rappelle très bien en avoir presque sauté de joie. «À neuf ans, j’en avais déjà plus qu’assez des disputes incessantes de mes parents et j’ai sincèrement été contente d’apprendre qu’ils se séparaient. En revanche, j’en ai beaucoup bavé lorsqu’ils ont décidé de s’établir à 130 km de distance l’un de l’autre.»

«Dans la tourmente de la séparation, les parents oublient souvent leur enfant et prennent des décisions qui ne favorisent pas son bien-être, explique Marc Pistorio. Parfois, ils lui imposent des trajets interminables entre l’école et leurs nouveaux domiciles, ils ne respectent pas son rythme de vie ou, du jour au lendemain, ils l’obligent à vivre au sein d’une famille recomposée.»

Quoi qu’il en soit, un couple en crise a tout intérêt à aller chercher de l’aide pour trouver des solutions constructives. «Par exemple, des parents peuvent rester ensemble pour les enfants et décider que chacun est libre d’avoir des relations extérieures, dit Robert Neuburger. Et si l’argent n’est pas un obstacle, l’idéal est d’avoir trois maisons: une où les enfants habitent en tout temps, et deux autres pour les parents. Comme ça, les enfants ne sont jamais ballottés de chez l’un à chez l’autre, ce qui leur permettra de s’adapter plus vite à leur nouvelle réalité familiale.»

La suite de cet article en page 4.



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  1. Sam dit :

    Situation dangereuse ⚠️ Demande de l’aide il en va de ta vie et de celle de tes enfants. Les hommes toxiques ne sont pas si effrayants, courage

  2. Suzanne dit :

    Ça fait 4 ans que j’ai laissé mon mari. On a été marié 35 ans et on avait sorti ensemble pendant 6 ans avant le mariage. Nous avons eu 2 filles merveilleuse à qui l’ont a donné tout notre amour. Mais notre couple a commencé à battre de l’aile assez tôt soit en 95, des jours ça allait bien puis d’autres c’était épouvantable. J’ai attendu que ma dernière fille est fini ses études et qu’elle ait une job stable avant de laisser mon mari, est-ce que j’ai bien fait d’attendre si longtemps je le sais pas. J’ai trouvé très difficile ce divorce et j’en ai pleuré un coup, par chance j’ai eu ma soeur, ma mère et mes amis sans eux je ne sais pas comment j’aurais fait pour traverser cette période.

  3. Aren dit :

    Je suis en couple avec un homme depuis 11 ans, je l’aime, je pense aussi qu’il m’aime mais pas assez pour officialiser notre union. Je l’ai rencontré à l’âge de 20 ans et on a eu notre premier enfant à l’âge de 23 ans et le deuxième à 26 ans. Depuis toute ces années, il n’a travaillé qu’une seule fois et j’ai réagi vite en cherchant du travail un peu partout. J’ai dû subir des moqueries, j’ai dû supporter les torts, les menaces, les injures, les intimidations de sa part et même la violence. J’ai renoncé à mon ancienne vie et même depuis ce temps aussi, mon père m’a ignoré. J’ai sacrifié mon bonheur. Mais au final, je n’ai rien reçu en retour. Aujourd’hui, il est là sans être là, il m’accuse de tout, il m’exige tout, je suis épuisée. Cela fait 5 ans que j’ai assumé sa responsabilité et il m’accuse également de ne pas faire correctement la mienne en tant que femme au foyer et mère, Au fait, c’est comme s’il voulait que j’assume tout et que j’assure tout que ce soit pour la rentrée d’argent, les enfants et la maison. Il n’a pas travaillé sans doute pour me surveiller si je sors avec un voisin ou non. Je lui ai pourtant expliqué que je n’ai pas le temps pour cela et que je suis tout le temps à la maison. Je lui ai même donné la clé pour qu’il m’enferme chaque fois qu’il sort si cela règle la situation. Je dois tout le temps faire attention à mes gestes. Je n’ai cessé de lui dire et de le prouver que je n’aime que lui. Mais c’est peiné perdue. et à chaque fois on déménage et à chaque fois c’est toujours pareil. Je travaille à la maison afin de le rassurer et pour qu’il ne doute plus de moi. Mais cela n’a rien changer. J’ignore si c’est de la jalousie ou non, je ne sais plus. Tout ce que je sais c’est qu’il m’accuse d’avoir rencontré d’autres hommes avant lui, que si comme s’il partageait sa vie avec une personne qui avait déjà une vie. Je peux comprendre tout cela, mais c’était un choix qu’il l’a fait, je ne l’ai pas forcé à m’aimer ou à m’accepter. Du coup, quoi que je fasse, je suis coupable. Si je le quitte c’est comme si je vais abandonner une personne qui n’est pas indépendante financièrement. Car il me disait tout le temps : « vas-y, tu as déjà fait ta vie de toute façon, tu a eu ce que tout voulait… » C’est comme s’il m’accuse d’avoir gâché sa vie. si je reste, on m’accuse d’avoir gâché sa vie. Cette situation sans échappatoire a fini par provoquer une maladie cardiaque en moi. Même une simple réaction émotionnelle me fait mal. J’aime mes enfants et si je supporte tout cela, c’est pour eux. Lui, il peut sans doute arrêter le temps mais moi non, je dois subvenir aux besoins des enfants et préparer leur avenir.

    • Équipe VÉRO dit :

      Bonjour Aren,

      Merci de votre témoignage. Bien que nous ne soyons pas près de vous, nous remarquons que vous semblez vivre dans un climat toxique. Nous vous suggérons d’appeler l’organisme SOS violence conjugale au 1 800 363-9010 ouvert 24/7 ou par texto au 438-601-1211.

  4. Therese Pare dit :

    MARIÉE a 19 ans ,amoureuse folle de mon mari . Je découvre 2 années plus tard qu’il a un problème avec l’ alcool . Les enfants arrivent chaque année .Plus les années passent plus le problème devient sérieux au point que lorsqu’il prend boisson forte et bières ,il perd contrôle devient agressif ,brise tou dans la maison .Mais je connais mon homme et je n’essaie pas le contrôler dans ces moments de crises ; je me sauve de la maison avec les enfants pour éviter le pire , Je me réfugie chez les gens de sa famille et la mienne . Ceci se produisait 3-4 fois l’an .Malgré tout ,je préfèrais demeurer avec le pere de mes enfants que de recommencer avec un autre qui ne serait pas leur père . Je craignais que mes enfants se détourne de moi lorsqu’ils seraient plus vieux . N’ayant pas connu leur père tel qu’il était . J’ai compris que l’alcoolisme est une maladie . Je ne i ‘ai pas dénigré non plus .. J’ai divorcé alors que les enfants étaient tous des adultes .

    Aujourd’hui , mon mari est décédé ,je suis âgée ,mes enfants me gâte énorméments . Aucun regrets

  5. julie dit :

    Évidemment, il existe des situations où les parents n’ont pas avantage à rester ensemble… Mais je trouve que la mode est de baisser les bras très rapidement sur nos relations, souvent au détriment des enfants. Pour en lire plus:
    http://joyeusescatastrophes.com/pour-le-meilleur-et-pour-le-meilleur/#more-356

  6. Carole Drolet dit :

    Bonjour,
    Moi- même ayant divorcée il y a plus de 30 ans je me rends que rien n’a vraiment changé. La vie de couple est difficile à gérer lorsque l’on est 2 personnes alors avec l’ajout d’enfant ça devient très vite épuisant . Les parents tentent ce qu’il peuvent avec les outils qu’ils connaissent livres, thérapie de couple mais seulement une mince portion de ces couples réussiront à traverser la tempête .
    Vos conseils sont judicieux et celui qui pour moi le plus important c’est de ne pas faire souffrir les enfants en dénigrant l’un ou l’autre des parents. Moi j’ai dû intervenir fréquemment auprès de la famille et amis(ies) afin qu’ils gardent leur opinion du papa pour eux et qu’ils parlent entre eux uniquement lorsque les enfants ne sont pas là. On ne doit pas détruire l’image qu’ils ont de leur parent c’est à mon avis primordial pour qu’ils grandissent de façon équilibrée. Merci

  7. Johanne Morin dit :

    C’est un sujet très délicat….moi, mes enfants sont dans la jeune trentaine, de même que les enfants de mon mari actuel et ils avaient 6 et 8 ans quand je me suis divorcée….avec le recul (mais c’est mon expérience) je me dis que j’aurais du rester avec leur père…tout le monde est….plus ou moins perdant dans tout ça, mais surtout les enfants qui ont été déchirés. Aujourd’hui, mes enfants, leurs amis, qui ont tous été des  »enfants du divorce » ne veulent absolument pas de séparation dans leur couple, mais aussi, ils ne veulent pas d’enfants, ils ont retenu que des enfants c’est  »bien du trouble »….et bien des chagrins, alors ils ne veulent pas vivre ça, ni le faire vivre à d’éventuels enfants….et je ne pense pas que c’est toujours vrai de dire: si les parents sont heureux dans un autre couple, les enfants le seront automatiquement…

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