Et si on pensait à soi d’abord?

28 Oct 2020 par Stéphanie Deslauriers
Catégories : MSN / Psycho / Véro-Article
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Penser à soi d’abord, qu’est-ce que ça signifie, au juste? Est-ce vraiment égoïste?

Selon le dictionnaire Larousse,l’égoïsme est un «attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres». Or, le fait de penser à soi d’abord, comme on l’aborde ici, suppose que la définition serait suivie de «… pour mieux penser aux autres ensuite». Ah! Voilà qui est moins péjoratif, n’est-ce pas? Encore aujourd’hui, on ressent le besoin de se justifier lorsqu’on veut apprendre à se prioriser.

Connaissez-vous la chercheuse en travail social américaine Brené Brown? Elle est entre autres connue pour sa conférence TED The Power of Vulnerability, dans laquelle elle aborde les notions de vulnérabilité, de courage et de honte. De honte? Oui, oui, vous avez bien lu.

En fait, la conférencière définit ce sentiment comme étant le désir de ne pas vouloir montrer cette partie de soi ou de son passé dont on a honte, de la camoufler, de tenter de l’étouffer et de faire comme si elle n’existait pas. Ce qui bien sûr ne fonctionne pas et tend à nous rendre malheureuse. Car une déconnexion d’avec soi-même – il est impossible de se déconnecter d’une seule partie de soi: si on en coupe un petit bout, on coupe tout! avance Brené Brown – mène automatiquement à une déconnexion d’avec les autres.

Or, nous sommes des êtres de connexion. Nous avons besoin des autres à divers niveaux, en fonction de notre personnalité. Et une vraie connexion avec l’autre n’est possible que lorsqu’on est soi-même vraie, entière, authentique.

Pour en arriver là, on doit avoir le courage d’être soi-même. Ça nous permet ensuite de développer et de ressentir de la compassion. Envers soi-même d’abord, puis envers les autres, afin d’établir une réelle connexion avec eux.

Au Québec comme partout à travers le monde, les derniers mois ont été éprouvants à plusieurs niveaux. On a été amenée à être soi-même à un degré d’intensité probablement jamais égalé. Il faut dire que c’est dans les épreuves qu’on se dévoile véritablement. Peut-être avez-vous été surprise (agréablement ou pas) de ce que vous avez découvert à votre propre sujet. Ou encore déçue? Fière?

Qu’avez-vous découvert au juste? Arrivez-vous à le percevoir sans porter de jugement? À l’accueillir avec bienveillance et compassion? C’est un bon début pour se reconnecter à soi, ne trouvez-vous pas?

Il peut aussi être très intéressant de faire cet exercice avec nos enfants. Leur demander ce qu’ils ont découvert sur eux-mêmes, sur leur relation avec vous, avec l’autre parent et leurs frères et sœurs. On peut aussi suggérer à la tribu que tout le monde écrive ses impressions sur des petits bouts de papier multicolores afin de les déposer dans une boîte. On pourra relire le tout dans quelques mois, quand on aura un peu plus de recul par rapport à la situation. Autre bonne idée: inviter les grands-parents à participer à cet échange familial.

Ensemble ou en solo, prenons le temps de mettre le nez dehors, de respirer l’air frais de l’automne et de ne penser à rien d’autre qu’à inspirer puis à expirer. Ça nous permettra assurément de faire le vide, histoire de mieux refaire le plein ensuite. De prendre un certain recul par rapport aux mois intenses que nous venons de traverser.

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Photo principale: Stocksy

 



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