Et si on se déconfinait du superflu?

12 Mai 2020 par Caroline Trépanier
Catégories : Oser être soi / Psycho / Véro-Article
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Notre collaboratrice nous partage sa réflexion sur le confinement. Une bonne occasion de revenir à l'essentiel et laisser tomber le superflu.

Je me suis levée ce matin avec la gratitude de ne pas avoir à courir vers une destination autre que ma machine à café et ma liste peu garnie de choses à accomplir pour la journée. Une liste récemment dépoussiérée de rêves à créer et à partager pour servir l’humanité! Rien que ça!

Actuellement confinés avec notre égo soumis à la force des circonstances et au régime de l’essentiel, nous nous retrouvons en déconfinement de cette course folle trop souvent alimentée par ce désir de posséder, de paraître et d’avoir du succès.  Serions-nous enfin arrivés à la bonne destination?

Soudainement, nous avons aplatie la courbe de la distinction sociale…  Les sacs de luxe, le chemisier signé et la voiture rutilante ne remplissent plus leurs rôles. Nos garde-robes garnies de paraître ne servent à rien d’autres qu’au maintien de l’espoir suspendu d’un retour à la normale.

Dans mon fil d’actualité sur les médias sociaux, les posts de destinations exotiques ont disparu depuis des mois. Il n’y a plus d’étalement de ces distinctions sociales qui font trop souvent l’envie de tout un chacun en alimentant une fausse idée de ce que doit être le bonheur. Ce qu’il nous reste est réel et le superflu est disparu, devenu inaccessible, voire inapproprié.

Ce qu’il nous reste est tangible. Notre capacité à s’émerveiller devant l’appel impromptu d’une amie, un rayon de soleil plus chaud qui rappelle l’arrivée imminente des beaux jours, l’accès à un espace vert sans barricades et qui nous décloisonne, une chanson dont on entend les paroles pour la première fois ou encore, nos émotions qui fluctuent – comme l’indice boursier!, et notre créativité qui tantôt bougonne ou bourgeonne. Et surtout, cette conscience de vivre une période historique. Tous ensemble.

Le réel déconfinement progressif, et celui sur lequel nous devrions miser, est celui de l’égo, de l’aplatissement de la courbe de pavane pour que les masques tombent et qu’on ne retire qu’une seule chose des traits de ce virus : que l’essentiel est invisible pour les yeux.

Bon voyage!

 

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Illustration: Getty 



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