Enthousiaste ou grincheuse: quel type de fan de Noël êtes-vous?

Quelle fan de Noël êtes-vous?
11 Déc 2018 par Chantal Tellier
Catégories : Psycho
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Il y a celles qui décorent leur sapin dès la fin octobre, d’autres qui sont allergiques à la musique de Noël. À l’approche des Fêtes, on a toutes une personnalité cyclique qui ressort... en révélant bien des choses à notre sujet.

L’ENTHOUSIASTE

L’emballage On la reconnaît facilement. Tel un lutin sur un high de lait de poule, elle se retient à deux mains pour ne pas faire jouer sa musique de Noël avant la fête du Travail. Sa porte est déjà ornée d’une couronne, son balcon accueille un (faux) bonhomme de neige, ses cadeaux sont emballés et placés sous le sapin artificiel, qui trône dans le salon depuis juillet – car oui, elle fête aussi le Noël du campeur… à domicile.

Sous l’emballage Soit que ses Noëls d’enfant étaient magnifiques et qu’elle souhaite reproduire ces moments de joie, soit que les Fêtes étaient plutôt tristes dans sa famille et qu’elle rattrape le temps perdu avec la subtilité d’une Zamboni.

Conseil de pro Avoir l’esprit de Noël, c’est chouette. Cela dit, «cette personne devrait se demander si elle ne fuit pas quelque chose en passant la moitié de l’année dans sa “bulle” des Fêtes, au risque de la voir éclater un jour ou l’autre», souligne la psychologue Stéphanie Léonard. Parce que vivre dans le moment présent, c’est bien aussi.

LA PARFAITE

L’emballage Son sapin est éblouissant et presque aussi majestueux que celui du Rockefeller Center. Sa table est dressée comme si elle recevait la reine d’Angleterre (et le prince Harry… sans Meghan). Les cadeaux forment un magnifique et complexe amoncellement qui ajoute une note joyeuse au décor on ne peut plus recherché. Tout est im-pec-ca-ble. Sauf la maîtresse de maison, au bord de la crise de nerfs.

Sous l’emballage La parfaite est peut-être en mal d’estime de soi. Sous couvert de magie des Fêtes, elle tente d’en mettre plein la vue à sa famille et à ses proches dans le but de les impressionner, parce qu’elle est persuadée qu’elle doit toujours en faire plus pour qu’on l’apprécie.

Conseil de pro «À cause de son perfectionnisme, elle risque de faire un burnout du temps des Fêtes», met en garde Stéphanie Léonard. Surtout qu’elle a passé tellement de temps à naviguer dans Pinterest pour que tout soit nickel qu’elle a fini par oublier le plus important: avoir du plaisir avec ses invités. On passe un peu à côté de l’esprit de Noël là, non?

LA GRINCHEUSE

L’emballage Les ritournelles de Noël dans les magasins? Un vaste complot pour la rendre dingue. Ciné-Cadeau? Rien de moins qu’un avant-goût de l’enfer pour notre Grinch. Offrir des présents? Une tradition dont elle préfère s’abstenir depuis longtemps. Se réunir en famille? Grrr. Encore des obligations! Vivement février, ronchonne-t-elle à haute voix, histoire d’être certaine que tous l’aient entendue.

Sous l’emballage La grincheuse n’aime pas Noël, c’est le moins qu’on puisse dire. Disons qu’elle n’a pas encore tout à fait amorcé de réconciliation avec son lutin intérieur… Peut-être devrait-elle y songer, avant de se mettre à dos tous ses collègues et amis qui n’en peuvent plus de ce rouspétage.

Conseil de pro Selon la psychologue, on a tout à fait le droit de ne pas aimer Noël. L’idée, c’est d’être en paix avec ça et de faire des choix en conséquence. Si on n’apprécie pas cette période de l’année, on peut opter pour des activités moins convenues (recevoir le 15 janvier au lieu du 25 décembre, célébrer en couple ou festoyer seulement entre amis) ou encore en profiter pour recharger ses batteries en solo.

LA TRADITIONNELLE

L’emballage Chez elle, on se croirait dans Papa a raison. La dinde occupe la place d’honneur sur la table, le sapin a été coupé avec amour dans la forêt (légalement, bien sûr!) et décoré avec les ornements transmis de génération en génération. Tout le monde va à la messe de minuit, on n’ouvre les cadeaux qu’une fois de retour, même si les ados se meurent d’impatience depuis des heures et que les petits se sont endormis sur la montagne de manteaux dans la chambre d’invité.

Sous l’emballage La tradition, c’est bien. À petites doses. La personne très axée sur les coutumes souhaite que sa progéniture ait d’aussi bons souvenirs des Fêtes que les siens. Sauf qu’en étant aussi rigide, elle obtient le résultat inverse: tout le monde est tendu, même le chat qui saute dans le sapin et réussit à le renverser – brisant ainsi ses précieuses décorations. Année après année.

Conseil de pro Pour Stéphanie Léonard, il est bon de faire preuve de souplesse et d’apprendre à choisir ses batailles. L’hôtesse traditionnelle tient à servir une dinde? Parfait! Mais peut-être pourrait-elle troquer ses boules de Noël ancestrales contre des décorations du Dollarama cette année, histoire de faire baisser la tension. Et décider d’aller à la messe plus tôt… «De cette façon, elle vivra davantage dans le plaisir et moins dans la contrainte», ajoute la psychologue.

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L’ÉCOLO

L’emballage Ici, tout est recyclé: les cadeaux, l’emballage, la déco, ses vêtements et ceux des enfants. Il se pourrait même que le ragoût de boulettes servi au réveillon soit un reste «revisité» de l’an dernier. Qu’on se rassure, l’hôtesse l’avait bien sûr congelé: elle veut seulement se distancier de cette société mercantile, pas empoisonner ses invités!

Sous l’emballage L’écolo prend à cœur la préservation de la planète. On ne peut lui en vouloir pour ça. Ses valeurs sont à la bonne place. C’est juste un peu difficile à expliquer aux enfants, à qui elle offre des jouets certes éducatifs ou fabriqués à la main avec amour, mais qui manquent cruellement de… hum… d’attraits, disons.

Conseil de pro S’il est vrai que l’écolo a de belles convictions, il faut peut-être lui rappeler que Noël est la fête du partage, pas du prosélytisme. «Il existe sans doute des moments moins “sensibles” dans l’année pour tenter d’inculquer ses valeurs aux autres», fait valoir Stéphanie Léonard. Autrement, c’est comme si on se tirait dans le pied, car les autres risquent fort de ne pas être très réceptifs à ce genre de revendications.

LA MINIMALISTE

L’emballage Tout est blanc chez elle: les murs, le plafond, les meubles, la literie, tout. Elle veut un look é-pu-ré. Elle ne souhaite donc pas recevoir de cadeaux. Trop encombrant. Un sapin? Hum. Depuis qu’elle a emménagé dans son un et demie – un espace bien suffisant pour ses besoins –, elle s’en bricole un sur le mur. Beaucoup moins envahissant. Le réveillon? Comme elle n’a que deux chaises, elle reçoit une personne à la fois.

Sous l’emballage Depuis qu’elle a regardé des vidéos de Youtubeuses vantant la méthode de Marie Kondo, la papesse du de rangement, elle jette. Compulsivement. Elle est persuadée qu’en désencombrant son intérieur, elle désencombre aussi son cerveau.

Conseil de pro Ce désir de minimalisme provient-il d’un besoin réel ou s’agit-il plutôt d’un effet de mode? «Adopter un style de vie plus simple, c’est bien, mais il faut s’assurer que ça correspond à notre personnalité et, surtout, qu’on n’est pas en train d’élaguer notre maison parce qu’on n’est pas capable de faire le ménage dans nos relations, nuance Stéphanie Léonard. Bref, ce processus ne doit pas être une fuite.»

L’ABSENTE

L’emballage Elle. Part. Dans. Le. Sud. Voilà ce que cette solitaire fait avant le 24 décembre depuis des années. Hors de question qu’elle passe les Fêtes au Québec, dans sa famille. Ne-non. Un mojito, un transat, un livre, un chapeau de plage et la voilà heureuse. D’ailleurs, elle se demande pourquoi tout le monde ne fête pas Noël et le Nouvel An de cette façon. C’est beaucoup plus simple, non?

Sous l’emballage L’absente fuit peut-être des tensions familiales, qui sait? Il est également possible qu’elle tente de chasser le mal-être qui refait toujours surface à cette période de l’année.

Conseil de pro «Il est tout à fait correct de passer les Fêtes loin de sa famille, au beau soleil sur la plage, si c’est ce qu’on désire profondément», dit Stéphanie Léonard. Par contre, si la solitaire s’envole le cœur rempli d’amertume et qu’elle nous envoie des cartes postales rien que pour nous embêter, là, il faudrait qu’elle tente de régler ce qui doit l’être côté relations familiales et interpersonnelles, estime la psychologue.

L’ORGANISÉE

L’emballage Ses cadeaux sont achetés dès le mois d’août. TOUS les cadeaux. Elles les emballe au début d’octobre, avec du papier acheté à rabais le 26 décembre de l’année précédente. Son menu est non seulement planifié, mais les ingrédients sont achetés dès la fin novembre, et tout est préparé et congelé durant le premier weekend de décembre. Elle écrit ses cartes de Noël et les poste à la mi-décembre. Ses tenues des Fêtes sont bien sûr déjà soigneusement repassées. Même le lutin de la maison a reçu son cahier des charges depuis des lustres!

Sous l’emballage Pendant qu’on a de la broue dans le toupet, elle sirote tranquillement un verre de vin chez elle, hésitant entre deux teintes de vernis à ongles qu’elle aura le temps d’appliquer et de faire sécher bien avant l’arrivée des invités. Le pire, c’est qu’on ne peut même pas la détester! Elle est simplement or-ga-ni-sée.

Conseil de pro Qu’est-ce qui se cache sous la surface bien lisse de cette personne rigoureuse et méthodique? Chose certaine, on sent chez elle un besoin d’être en contrôle. «Agit-elle ainsi pour combler un vide?» s’interroge la psychologue. Tant qu’elle n’essaie pas d’imposer sa discipline de fer aux autres, on ne peut que l’admirer (et l’envier!)

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Cet article est tiré du magazine Véro Noël 2017.
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Photo: Roberto Nickson/Unsplash



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