Le droit d’être heureuse au travail

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12 Oct 2021 par Véronique Harvey
Catégories : MSN / Psycho
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Pascale Pageau a fondé Delegatus, son propre cabinet d’avocats, dont le modèle d’affaires repose sur... le droit d’être heureux!

Bien qu’elle n’ait jamais songé à devenir entrepreneure avant d’avoir des enfants, c’est l’absence d’employeur lui offrant la flexibilité dont une nouvelle maman a besoin pour s’épanouir qui a poussé Pascale Pageau à fonder Delegatus, son propre cabinet d’avocats, dont le modèle d’affaires repose sur… le droit d’être heureux!

Parlez-nous de votre cheminement professionnel…

J’ai étudié en droit et, comme j’avais de bonnes notes à l’université, je me suis rapidement fait recruter par de grands cabinets d’avocats. J’ai donc accédé à ce monde-là quand j’avais à peine 22 ans. J’étais ambitieuse et carriériste, j’ai adoré cette période de ma vie. J’avais des mentors exceptionnels, des dossiers chauds, et j’étais heureuse… jusqu’à ce que je tombe enceinte. C’est l’arrivée de mes enfants qui m’a fait réaliser l’omniprésence du travail dans ma vie. Un jour, je me suis dit que je ne les avais pas faits pour les laisser avec la nanny et qu’il fallait que je change quelque chose. J’ai cherché un cabinet où je pourrais continuer à assumer mes ambitions tout en passant suffisamment de temps de qualité avec mes enfants, mais je ne l’ai pas trouvé. J’ai alors décidé de le créer!

En quoi Delegatus est-il différent des autres cabinets d’avocats?

On a démarré dans mon sous-sol avec l’idée de travailler en étant plus heureux. On s’est demandé quelle était la formule gagnante qui allait plaire aux clients, mais aussi à nous, les avocats. On a eu l’idée d’abolir les heures facturables, entre autres. Ce sont donc les avocats qui déterminent eux-mêmes les heures qu’ils veulent faire durant l’année, en fonction de leur situation personnelle. Ça change tout! On a réussi à créer notre rêve de bonheur et on est la preuve vivante de la viabilité de ce modèle d’affaires, car après 15 ans, nous sommes maintenant 35 avocats heureux chez Delegatus.

Quel trait de caractère vous êtes-vous découvert en devenant entrepreneure?

Un petit côté rebelle et audacieux! Parce que quand tu crées quelque chose à partir d’une page blanche, que tu n’as pas de chemin tracé à suivre, tu défriches.

Quels compromis avez-vous dû faire pour en arriver là où vous êtes aujourd’hui?

Accepter une position inconfortable pendant un moment afin de créer ma job de rêve.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui veulent se lancer en affaires?

Faites-vous confiance! On est bonnes pour s’autoflageller, nous les femmes, pour se dire qu’on n’est bonnes à rien! Mais quand on se fait confiance, on peut y arriver. On doit aussi se donner le droit à l’erreur. Les plus grands entrepreneurs n’ont pas réussi du premier coup et ils ont grandi à travers leurs échecs. Le succès n’est pas une ligne droite, c’est un chemin parsemé d’échecs. Et ce chemin nous amène dans la bonne direction, parce qu’il nous fait grandir.

Où vous imaginez-vous dans 10 ans?

J’espère que Delegatus aura poursuivi sa croissance pour arriver à influencer de nombreuses autres entreprises qui souhaitent injecter le droit d’être heureux dans leur modèle d’affaires. Et j’espère avoir finalement appris à faire du kite surf!

En rafale…

Les qualités que je préfère chez une autre femme… L’authenticité, la bienveillance, l’écoute.

Mon occupation préférée… Passer une belle soirée en famille.

Mon rêve… Que mes quatre enfants soient heureux tout au long de leur vie.

Ce qui me rend heureuse… Rendre les autres heureux.

Vieillir, c’est… Regarder en arrière et avoir un sentiment d’accomplissement.

Ce qu’on ne sait pas de moi… Que j’étais terriblement gênée quand j’étais jeune, au point où j’avais de la difficulté à entrer en contact avec les gens.

Je suis la preuve vivante qu’on peut changer!

Photo: Delegatus

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