Le ménage, c’est du sport!

Projet Bonheur: le ménage, c'est du sport
18 Fév 2014 par Chantal Tellier
Catégories : Psycho
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L’opération Vaincre le désordre va bon train. Même si la phase de dynamitage n’est pas aussi spectaculaire que ce à quoi je m’attendais…

Femme qui fait du ménageLe dynamitage? Oubliez le C-4 et autres explosifs. Je sais, moi aussi je m’attendais à des progrès fulgurants quand j’ai lu dans le livre Vaincre le désordre – dans sa tête et dans sa maison, de Sophie Legault, qu’il existait trois grandes étapes pour venir à bout du désordre, et que la première était le dynamitage. Yes! me suis-je exclamé. Moi qui avais l’impression de faire du surplace, je me suis dit qu’avec cette étape, j’allais avancer à vitesse grand V. Euh, non.

L’étape de dynamitage, en fait, est la plus longue. C’est celle du «jette-donne-garde-récupère», explique Sophie Legault dans son livre. Qu’est-ce que ça signifie? Qu’il faut décider, pour chaque objet ayant élu domicile dans notre maison, ce qu’on fait avec. Oui, chaque objet. Dans chaque tiroir. Dans chaque armoire. Dans chaque pièce.

Ça n’aura jamais de fin, pensez-vous? Hum, c’est ce que je me dis moi aussi. Quand je vous racontais que ça me prendrait un an pour venir à bout de mon 3 ½, je ne plaisantais pas! Mais comme l’écrit Sophie Legault, «pendant ce temps, vous n’êtes pas dans les magasins en train de dépenser». Gulp. Un bon point pour elle!

Le conseil qui m’aide le plus, dans cette phase, c’est de ne pas chercher tout de suite à relocaliser les objets qu’on garde, mais de les remettre tout simplement au même endroit. Et pour moi, ça fait une grosse différence. Fini, les questions existentielles pour savoir quel est le meilleur endroit pour ranger tel type d’objets, alors que le millionième du ménage (j’exagère à peine) n’est pas encore terminé.

C’est pourquoi ce n’est pas le moment de se précipiter chez Ikea pour acheter une autre bibliothèque, ou d’autres tablettes ou de jolies boîtes. Si on ne passe pas par l’étape du dynamitage, on aura beau investir dans un système de rangement sophistiqué, on ne viendra jamais à bout du problème.

Et puis, cette étape est l’occasion d’apprendre des choses sur soi. Ça me permet, par exemple, de découvrir où j’ai dépensé mon argent (beaucoup dans les livres et les vêtements, la papeterie); quelles sont mes mauvaises habitudes (pourquoi stocker du surplus dans le garde-manger ou le frigo – et devoir jeter des trucs pour cause de date péremption largement dépassée – alors que je vis seule et que l’épicerie est à 10 minutes de chez moi?); quels sont les objets que je garde et dont je ne me sers absolument pas (euh, trois cafetières, vraiment, alors que je ne bois du café qu’au bureau? un set à fondue qui m’a servi une fois dans ma vie?); les objets dont je ne veux pas me départir parce qu’ils sont beaux, mais qui ne me correspondent plus à ce moment de ma vie, etc.

Ça n’a l’air de rien, mais je me livre à une véritable thérapie en dynamitant. Ça fait un bien fou!

Frigo bien rangéDepuis la semaine dernière, j’ai ainsi dynamité mon frigo (il était plus que temps…) et quelques tiroirs de la cuisine. Que je prends un malin plaisir à ouvrir et à refermer, juste pour apprécier à quel point c’est a-é-ré.

Je continue de plus à rayer une corvée sur ma liste chaque jour, et je m’aperçois à quel point ça me libère l’esprit. Je réalise de plus en plus que faire les choses au lieu de penser qu’on devrait les faire et de s’en vouloir de ne pas les faire, ça sauve un temps précieux.

Et vous, vous arrive-t-il de prendre plaisir à faire du ménage ou à vous attaquer à une corvée?



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