S’aimer enfin grâce à l’autocompassion

Josée Boudreault
20 Mar 2014 par Karine Vilder
Catégories : Psycho
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Il est beaucoup plus facile d’aimer les autres, d’aimer sa famille, ses amis, ses collègues… que de s’aimer soi-même! Et si l’estime de soi passait par l’autobienveillance?

À une époque où il n’y a qu’à allumer la télé, qu’à feuilleter un magazine ou qu’à surfer sur le Web pour voir défiler des milliers de corps de rêve ou des milliers de personnes ayant beaucoup mieux réussi que nous, il n’est pas toujours évident de se trouver constamment belle et géniale. De fait, il est même plutôt rare d’entendre certaines d’entre nous proclamer ouvertement qu’elles s’aiment. D’abord parce qu’elles auraient peur d’avoir l’air prétentieuses ou imbues d’elles-mêmes, ensuite parce que «notre société valorise surtout les femmes qui aiment et aident les autres, explique Stéphane Bensoussan, psychologue holistique.

L’autocompassion, la solution?

Livre S'aimer - Comment se réconcillier avec soi-mêmeDans son livre S’aimer – Comment se réconcilier avec soi-même (aux éditions Belfond), Kristin Neff, qui enseigne la psychologie à l’University of Texas at Austin, nous montre comment se voir petit à petit sous un meilleur jour grâce à l’autocompassion, une toute nouvelle technique qui rallie de plus en plus d’adeptes. «Au lieu de nous reprocher nos erreurs et nos échecs, il est possible d’utiliser la souffrance dont ils sont la cause pour attendrir notre coeur, nous détourner de ce désir de perfection irréaliste et si frustrant, et ouvrir la porte à un contentement réel et durable, écrit-elle. Cela, simplement en nous accordant la compassion nécessaire au moment voulu.

L’autocompassion renforce les affects positifs comme la joie et l’optimisme. Parce qu’elle fortifie intérieurement, elle permet de s’épanouir et d’apprécier la beauté et la richesse de la vie.»

Merveilleux, non? Et pour s’initier en douce à l’autocompassion, Kristin Neff nous propose un exercice tout simple: après avoir identifié un détail physique ou un comportement qu’on n’aime pas chez nous, on s’arme d’un stylo et on le décrit sur papier en adoptant le point de vue d’un ami qui nous aime et nous accepte de manière inconditionnelle.

«Tout en rédigeant cette lettre, essayez d’imprégner son contenu de la sollicitude de votre ami, de son acceptation totale de l’autre, de sa compassion et de son désir de vous voir heureuse et en bonne santé, conseille-t-elle. Votre lettre terminée, relisez-la en laissant chaque mot vous pénétrer, puis sentez la compassion vous envahir, vous calmer et vous réconforter.»

La suite de cet article en page 2.



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