5 raisons de courir avec son enfant

24 Août 2020 par Maude Goyer
Catégories : Forme / Santé / Véro-Article
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On les croise parfois, côte à côte, à courir au parc, dans la rue ou en sentier. Ils ne sont ni fous ni surhumains – ce sont plutôt des passionnés de course à pied, heureux de partager un moment parent-enfant privilégié.

Photo: Getty 

Que ce soit sur une distance de deux kilomètres ou de dix, courir avec son enfant est très populaire au Québec. « C’est une tendance à la hausse, dit Serge Bourdeau, kinésiologue qui travaille auprès des enfants 0-5 ans depuis trente ans. On ne voyait pas cela il y a quelques années. »

Selon lui, il n’y a aucune contre-indication, sauf celle de respecter le rythme de l’enfant et d’être bien chaussé. « Pour les distances, on utilise sa logique, dit-il. Et on s’ajuste, selon les conditions et la météo ».

Pourquoi s’y mettre ? Et comment faire ?

Montrer les saines habitudes de vie

Outre le fait de se mettre en forme et de faire travailler son endurance cardio-vasculaire, la course à pied permet de faire le vide – et de lâcher prise. « Ça nous aide à évacuer le stress, dit Isabelle Desjardins David, 38 ans, qui court avec sa fille Joanie, 9 ans. Ma fille voit qu’on n’a pas besoin d’être dans la performance, quand on court. On prend une pause et on fait cela pour soi. »

Sa petite coureuse parcourt maintenant des distances de dix kilomètres. « Elle développe sa force, dit la mère, visiblement fière. Elle constate que son corps peut accomplir plein de choses ! »

Partager un moment ensemble et jaser

Partir en duo, loin de la maison et des écrans, permet de décrocher et de « vivre » au moment présent. « J’ai remarqué que ma fille se confie davantage, dit Annick Décary, 41 ans, qui court avec sa fille Sarah, 11 ans. On dirait que parce qu’on est en train de partager un moment, sans être face à face, en étant dans l’action, elle s’ouvre plus ».

Sarah court depuis un peu plus d’un an, en plus de faire partie d’une équipe de patinage synchronisé. « On ne met aucun objectif de temps ni de distance, dit Annick. On veut qu’elle s’amuse ! »

Être un modèle et montrer l’exemple

On le sait, les enfants apprennent beaucoup par mimétisme et par modélisation : les actions et les gestes posés par les parents parlent plus fort que leurs paroles… « Je trouve que la course nous apporte beaucoup, mutuellement, dit Jessica Lambert, 30 ans, qui court régulièrement avec Krystina, sa fille de 8 ans. On s’encourage, elle me dit ‘go maman, ne lâche pas’. Je sais qu’elle me regarde… et m’admire. »

Son aînée aime alterner entre le vélo et la course à pied. « Si elle choisit de faire du vélo, je la suis à la course, dit Jessica. L’été prochain, elle aimerait faire son premier triathlon ! »

Développer l’estime de soi

À l’adolescence, alors que le corps change, se mettre à bouger, que ce soit par la course à pied ou un autre sport, peut être extrêmement bénéfique pour la confiance en soi. Le sentiment d’accomplissement et la fierté sont grands, au fil d’arrivée. « Mon fils n’était pas très sportif mais la course à pied a été une révélation, dit Martin Avery, qui participe à des courses de 5 et de 10 kilomètres avec son garçon Justin, 15 ans. C’est maintenant lui qui choisit les parcours et nous inscrit à des courses, ensemble ! »

Martin avoue que ce n’est pas lui qui s’adapte à la cadence de son garçon, mais bien l’inverse : « Je ne pourrais pas le suivre, si non ! » lance le père de 42 ans.

Jouer dehors et découvrir de nouveaux horizons

Le défi parental du 21e siècle ? Déscotcher les enfants des écrans. Développer l’intérêt pour la course à pied, c’est aussi faire la promotion de jouer dehors et de partir à l’aventure. « On a découvert les parcs de notre quartier et plusieurs parcs-nature de Montréal, raconte Stéphanie Provencher, qui court jusqu’à deux kilomètres avec son garçon Elliott, âgé de 5 ans. C’est une occasion en or de découvrir de nouveaux coins ! »

Son fils aime déjà dire que « lui aussi, il va courir des marathons, comme maman », confie Stéphanie, en riant.

Bon à savoir : À Québec, la kinésiologue Natacha Gagné organise le Grand club de course pour les enfants de 5 à 15 ans.

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