J’ai testé… 21 jours sans resto

09 Nov 2019 par Véronique Alarie
Catégories : Santé / Véro-Article
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Notre rédactrice en chef adjointe a boudé le resto pendant trois semaines. Ou presque.

Je n’aime pas cuisiner. Je le fais parce qu’il le faut bien, et que mes enfants doivent être nourris trois fois par jour. Mais ce n’est pas du tout une sphère de ma vie où je m’épanouis, disons. Conséquence: j’ai un petit peu trop tendance à manger à l’extérieur.

Quand j’ai décidé de bouder le resto pour trois semaines, je savais que le défi serait de taille… D’ailleurs, je ne vais pas mentir, il m’est arrivé de tricher. Une première fois à cause d’un lunch entre amies prévu depuis des semaines (pas ma faute!), et une autre fois à cause de l’anniversaire de ma sœur, que j’avais planifié à son restaurant préféré (un peu ma faute). Outre ces écarts, je n’ai toutefois pas été trop délinquante.

Les mauzusses de lunchs

J’admets que la partie la plus exigeante du défi a été de penser à faire mon lunch tous les jours. Vous savez, la collègue lunatique qui oublie systématiquement son lunch à la maison, chaque matin? Coucou! C’est moi.

Je n’ai pas eu le choix, donc, de prendre l’habitude de cuisiner davantage en prévision de mes repas du midi. J’ai aussi renoué avec mon congélateur, que j’avais légèrement négligé depuis quelque temps. Les trésors que j’y ai trouvés! Un potage aux légumes verts! Un braisé de porc au céleri! Un dahl indien! Une sauce bolognaise! Les pauvres semblaient tous avoir été hostilement relégués aux oubliettes depuis plus de deux mois! J’en ai donc fait bon usage avant que les brûlures de congélation ne s’en mêlent (elles menacent toujours, les traîtresses!).

En quelques occasions, je me suis aussi tournée vers des soupes préparées du marché. Leur charte nutritionnelle n’aurait toutefois pas fait totalement blêmir ma nutritionniste (allô, sodium!) et la liste des ingrédients demeurait lisible.

Crémerie contre sucettes glacées

Le défi s’est déroulé vers la fin de l’été; aussi, j’ai dû tourner le dos à l’un de mes plus grands plaisirs: celui de me rendre à la crémerie du quartier au soleil couchant. Qu’à cela ne tienne: avec les cocos, on a opté pour des sucettes glacées qu’on a savourées dans la cour et dans la ruelle avec les petits voisins. Tout aussi amusant, mais moins cher et plus relaxant.

De la même façon, s’il m’arrive parfois d’apprécier un chaï latté de mon café favori, je me sens coupable d’en commander un lorsque je n’apporte pas ma tasse réutilisable. C’est pour cette raison que, le temps du défi, j’ai choisi de laisser cette dernière à la maison pour éviter la tentation. Ça a marché.

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Ce que je retiens de l’exercice? Les premiers jours, j’ai eu un peu de difficulté à me défaire de mes mauvais réflexes. Mais j’ai rapidement pris l’habitude, à ma grande surprise, d’emballer mon lunch chaque matin. (Il faut dire que je savais bien que j’allais devoir rendre des comptes publiquement via cet article.)

J’ai surtout pris conscience (il était temps, diriez-vous avec raison) qu’un lunch n’a pas besoin d’être hyper compliqué ni exagérément élaboré. J’ai justement l’intention de remplir de nouveau le congélateur (maintenant vidé de toutes ses victuailles) de divers bons potages maison nourrissants, auxquels je n’aurai qu’à ajouter quelques bricoles (craquelins ou pain multigrain, œuf à la coque, morceaux de fromage, sandwich…) pour m’offrir un lunch bien réconfortant tout au long des mois d’hiver. Dans la foulée, j’entends me servir d’une petite partie des économies ainsi réalisées pour continuer à encourager occasionnellement mon café préféré. À condition de penser à ma tasse réutilisable.

Photo: Unsplash



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