Se protéger contre la méningite B: on en discute!

27 Sep 2022 par Équipe VÉRO
Catégories : MSN / Santé / Véro-Article
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Pour les survivants de la méningite B, les séquelles peuvent être terribles. Aujourd’hui, la vaccination pour aider à prévenir cette maladie existe, mais ce n’était pas le cas en 1999, l’année de naissance de Benjamin… et celle où il a failli mourir.

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Quand Marie-Eve Gagnon raconte l’histoire de son fils aîné Benjamin, il est assis près d’elle, heureux de participer à l’entrevue, ce qu’il exprime en nous adressant des bisous et des câlins virtuels. «À 23 ans, Benjamin comprend tout ce qu’on lui dit, mais son développement intellectuel est celui d’un bambin de 30 mois», explique doucement sa maman. Né au milieu de janvier 1999, Benjamin était un poupon adorable, sans problèmes particuliers. À peine quelques mois plus tard, la méningite B frappait comme elle le fait toujours, de façon discrète et presque banale.

«Les premiers symptômes peuvent être difficiles à déceler parce qu’ils s’apparentent à d’autres infections moins graves comme le rhume ou la grippe», explique Cindy Caron, infirmière et conférencière en santé communautaire. Et c’est exactement ce qui s’est passé avec Benjamin, selon sa mère. «Jusqu’à ce que, durant la nuit, je me réveille en constatant que Benjamin avait de la difficulté à respirer et que son corps était couvert d’éruptions cutanées violacées», raconte-t-elle. Cette ancienne infirmière n’a pas hésité une seconde à alerter les services médicaux d’urgence.

Rapidement, l’état du bébé s’est dégradé, à tel point que sa vie a été en danger à plusieurs reprises. La méningite B est une infection bactérienne qui, bien que peu fréquente, peut en effet s’avérer mortelle (jusqu’à 1 cas sur 10), souvent dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des symptômes. Benjamin, lui, a dû subir plusieurs opérations – notamment une quadruple amputation – pour assurer sa survie. Cela dit, Marie-Eve n’a jamais perdu espoir. «Avec de l’amour, on peut faire bien des choses», lance-t-elle avec enthousiasme, alors que Benjamin lui offre un grand sourire de complicité.

Comme la bactérie responsable de la méningite B se propage par de simples gestes et contacts quotidiens (tousser, éternuer, embrasser, partager des verres ou des ustensiles, etc.), la prévention est d’autant plus importante. «La vaccination contre la méningite B reste le meilleur moyen de prévenir cette maladie peu commune qui peut mettre la vie d’un enfant en danger et avoir de graves conséquences», souligne Cindy Caron. La vaccination contre la méningite B est absente du calendrier de vaccination habituel des enfants; présentement au Québec, seule la vaccination contre la méningite C est offerte», précise l’infirmière. Elle invite les parents à s’informer à propos de la méningite B et des options préventives disponibles auprès de leur médecin, pharmacien ou d’une infirmière en pharmacie.

«Avant d’avoir Benjamin, j’en savais très peu sur la méningite B et les meilleurs moyens de la prévenir. Si un vaccin avait été disponible à l’époque, j’aurais voulu que Benjamin le reçoive. Il a survécu à la méningite B, mais ce n’est pas toujours le cas. En ce qui me concerne, jamais je ne me suis vue sans lui à mes côtés», affirme Marie-Eve, la voix nouée.

Pour en savoir plus à ce sujet, on visite le site Bmanquant.ca.

Crédits photos:
Marie-Eve Gagnon (photos de Benjamin)
Amélie Boucher (photo de profil de Cindy Caron)



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