5 raisons d’aller au Lac-Saint-Jean cet été

13 Juil 2020 par Marie-Julie Gagnon
Catégories : Voyage
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Faire le tour du Lac St-Jean en voiture ou à vélo fait partie des aventures à s’offrir au moins une fois dans sa vie. Voici cinq raisons de s’y rendre cet été et des pistes pour un séjour inoubliable.

Avertissement: voir le lac pour la première fois entraîne un décrochage de mâchoire immédiat (refermez vite la bouche, par contre, il y a des mouches!). Gigantesque, le lac Saint-Jean fait deux fois la taille de l’île de Montréal. Vous avez bien lu : le lac à lui seul, pas la région! En faire le tour en voiture ou à vélo fait partie des aventures à s’offrir au moins une fois dans sa vie. Voici cinq raisons de s’y rendre cet été et des pistes pour un séjour inoubliable.

Lac St-Jean

Lac vu du haut de la chute de Val-Jalbert.

1- Le lac, bien sûr!

Membre d’Ôrigine artisans hôteliers, l’Auberge des îles de Saint-Gédéon, à cinq minutes de la Véloroute des bleuets et à proximité du Club de golf Lac-Saint-Jean, est sans aucun doute l’endroit le plus idyllique pour trouver confort, plage, bonne bouffe, activités pour toute la famille et couchers de soleil mémorables. On peut y louer des kayaks (une heure de location est offerte avec la nuitée) et des planches à pagaie et pratiquer le yoga sur la plage. Fraîchement rénové, l’établissement compte maintenant une piscine intérieure de 25 mètres avec vue sur le lac et un nouveau gym. L’automne et l’hiver, les activités sont également nombreuses.

Si, en explorant la région, l’envie de piquer une tête dans le lac vous prend, sachez que la question des plages reste épineuse, la plupart étant privées. Cette année, les exigences de la Santé publique rendent la recherche encore plus complexe. Les plages municipales et les campings qui accueillent généralement les visiteurs journaliers contre quelques dollars ont rendu l’accès à leurs étendues de sable encore plus limité.

L’une des plages les plus spectaculaires reste sans doute celle du Parc national de la Pointe-Taillon. Il est d’ailleurs possible de camper sur la grève dans un nouveau secteur du parc. Les plages du Rigolet à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix, et de Saint-Prime sont toutes deux publiques et gratuites. Si vous poursuivez votre route jusqu’au secteur de Dolbeau-Mistassini, au nord du lac, faites escale à la superbe plage de Vauvert-sur-le-lac-Saint-Jean, libre d’accès.

Plus d’infos sur les plages de la région sur les sites de Québec Vacances et de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo: Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean – Yves Ouellet

2- Véloroute des bleuets

S’il y a une région à découvrir sur deux roues, c’est bien le Lac-Saint-Jean. Les 256 km de piste cyclable de la Véloroute des bleuets – niveau facile – permettent d’explorer la région à son rythme, en faisant escale dans une multitude de sites exceptionnels. Le circuit traverse 15 municipalités et propose des haltes gourmandes. La proximité avec le lac est particulièrement impressionnante entre Métabetchouan et Roberval. Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean a dressé une liste de 10 points de vue à ne pas manquer en cours de route.

Pour ceux qui souhaitent se procurer un forfait clé en main, une reco : Équinox Aventure, entreprise basée à Alma, qui propose des circuits d’une à six journées.

Avant de partir, consultez les recommandations COVID-19. Notez que certains services sont suspendus cette année, mais qu’il est tout à fait possible de vivre l’expérience malgré tout.

Coolbox du Domaine des Trois-Îles

3– Des hébergements atypiques

Inauguré à la fin de 2019, le Domaine des Trois-îles de Saint-Félicien propose de dormir dans une Coolbox, minimaison confortable avec l’électricité, la salle de bain, la clim et le nécessaire pour cuisiner. On réserve par l’entremise du réseau Coolbox, qui propose aussi des hébergements en pleine nature dans différents coins du Québec. Apportez votre chasse-moustiques!

À Saint-Gédéon, l’Auberge des Îles propose de louer un Westfalia installé sur la plage qui peut accueillir jusqu’à quatre personnes pendant la belle saison. Vous aurez tout le nécessaire pour cuisiner, l’accès au spa et une vue imprenable sur le lac.

L’Îloft et l’Îgloft, auxquels on accède par l’Auberge des Îles, offrent par ailleurs de merveilleux moments de décrochage dans des minichalets flottants. Alors que le premier est accessible seulement l’été, en kayak, et se trouve dans une baie cachée (on s’y retrouve seul au monde le paradis de la distanciation physique!), le second se trouve un peu plus près de l’auberge. Des forfaits pour deux à l’Îloft incluants le kayak (il faut s’attendre à pagayer pendant environ 45 minutes, carte à la main), le souper et le petit déjeuner en plus de la nuitée sont disponibles jusqu’en octobre. L’autrice de ces lignes a particulièrement apprécié l’absence de moustiques pendant la journée… et le fait d’avoir une toilette!

Fait d’aluminium, l’Igloft peut être loué l’été, mais aussi l’hiver. D’ailleurs, pour ceux qui cherchent une expérience hivernale unique, il existe des forfaits combinant un séjour à l’Auberge des Îles et une nuitée dans l’Igloft (non disponible pendant l’été).

Au nord du lac, le village nomade Hôtel UNIQ, composé de 10 tentes meublées et confortables, sera érigé au Parc régional des Grandes-Rivières, secteur Saint-Stanislas, du 24 juillet au 11 août, en pleine saison des bleuets. Aux dernières nouvelles, il restait toujours des disponibilités!

La Chouape

4– Petits fruits et autres délices régionaux

Si vous avez visité le secteur il y a plus de dix ans et vous rappelez de la difficulté à trouver autre chose que des hot-dog et de la poutine au menu, il est peut-être temps de retourner faire un tour dans les parages. Oui, vous trouverez de délicieuses poutines (et des moins bonnes) un peu partout – sondez les gens du coin, chacun a son adresse favorite, la mienne reste sans doute Midas, à Saint-Félicien, par pure nostalgie mais aussi des lieux où le terroir est merveilleusement mis en valeur.

C’est le cas du Bistro La Boca, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, en bordure de la route 170 et de la Véloroute des Bleuets. Ouvert depuis l’été 2019, le restaurant – l’ancien Eau Soleil propose une carte simple, mais franchement inspirée. Le chef Claude Laprise mise sur les ingrédients locaux, sans pour autant se priver de délices provenant d’un peu plus loin au Québec. Entre la salade Merci la terre, qui tire son nom d’une ferme bio et d’un marché fermier qui a lieu dans la ville tous les samedis pendant l’été, le saumon mi-cuit, le tataki de thon rouge, le ceviche de pétoncles des îles de la Madeleine, le lobster roll et le tartare de veau du Québec à l’italienne, le choix est difficile. Mieux vaut partager des entrées avec les autres convives!

Promettez-moi de ne pas quitter la région sans savourer au moins l’une de leurs slush aux petits fruits (avec ou sans alcool) : framboises, argousiers, cameriseson ne peut pas faire plus local. La slush aux camerises avec l’eau-de-vie aux bleuets de la Distillerie du fjord, que vous pourrez découvrir si vous passez par Saint-David-de-Falardeau, au Saguenay, fait sans contredit partie des mariages de saveurs les plus réussis. MIAM!

Du côté de Saint-Gédéon, on aime aussi la Microbrasserie du Lac-Saint-Jean, autant pour sa terrasse que ses bières, et la Fromagerie et boulangerie Médard.

À Val-Jalbert, le Restaurant du Moulin, qui vient de doubler sa capacité avec l’ajout d’une terrasse intérieure, mise sur les saveurs régionales. À Roberval, Le Draveur – qui a aussi une antenne à Saint-Gédéon (juste à côté de la microbrasserie) est aussi à considérer, tout comme Roger Bacon, à la marina de Roberval, ouvert l’été dernier par le chef Carl Murray, qui a fait du restaurant de Val-Jalbert un incontournable.

Si vous passez par Saint-Félicien, arrêt obligatoire à La Chouape, l’une des microbrasseries les plus réputées de la région. Non seulement on y boit et on y mange bien, mais la terrasse offre une vue splendide sur la rivière Ashuapmushuan.

Si vous passez dans le coin pendant la saison des bleuets (en août), il faut absolument se ruer sur le chocolat des Pères Trappistes, qu’on peut trouver à leur boutique de Mistassini ou dans de nombreux dépanneurs et épiceries.

L’autocueillette de petits fruits est aussi possible à plusieurs endroits. Consulez le site Zone boréale!

Zoo sauvage – Sentiers de la Nature.

5- Des classiques

Outre les activités de plein air, la région compte plusieurs atouts. La réputation du Zoo sauvage de Saint-Félicien n’est plus à faire. Cette année, il faut par contre réserver sa plage horaire et se procurer ses billets en ligne.

Le Village historique de ValJalbert et le Moulin des pionniers de La Doré raviront pour leur part les mordus d’histoire. Sachez qu’il est possible de passer la nuit à Val-Jalbert. Des forfaits incluant la nuitée dans une maison d’époque ou au-dessus du magasin général sont disponibles. Il est également possible de camper ou de louer des minichalets («prêt-à-camper»).

À noter que ces quelques suggestions peuvent être visies grâce au Passeport Attraits, qui offre des rabais de 20 à 40% selon le nombre de sites choisis.

Pour d’autres suggestions, allez fouiner sur le site de Bonjour Québec et de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean.

P.S. Si vous partez de Montréal, prenez la route 155, qui passe par La Tuque. On y voit certains des plus beaux paysages de la Mauricie, dont de splendides points de vue sur la rivière Saint-Maurice.

Notre journaliste était l’invitée de l’Auberge des Îles, d’Équinox aventure, du Bistro La Boca et de Coolbox. Toutes les opinions émises sont 100% les siennes.

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Photos: Marie-Julie Gagnon



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