COVID-19: à quoi ressembleront nos vacances cet été?

25 Mai 2020 par Marie-Julie Gagnon
Catégories : Véro-Article / Voyage
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À quoi ressembleront les vacances cet été? On se demande si nous serons autorisés à sortir de notre région. Qu’est-ce qui sera possible ou non, de faire malgré la Covid-19? Notre collaboratrice voyage nous fait le point.

D’abord, mettons tout de suite quelque chose au clair : au moment de rédiger ces lignes, on n’a aucune idée de ce qui sera réellement possible en juillet et en août. Personne ne peut prédire avec certitude si nos espoirs d’aujourd’hui pourront se concrétiser en réels projets demain. Ce n’est toutefois pas une raison pour cesser de rêver!

Bien que des publications destinées aux agents de voyages aient rapporté qu’Air Canada proposera des vols vers différentes destinations populaires dès juin, dont Athènes, Barcelone, Paris et Varadero, le transporteur ne peut assurer,  à ce stade-ci, que les liaisons seront bel et bien effectuées.

En date du 20 mai, il est toujours clairement indiqué sur le site Voyage.gc.ca d’éviter tout voyage non essentiel. «Il est vrai qu’il existe présentement des restrictions et des recommandations toujours en vigueur et qu’un degré d’incertitude demeure quant au contexte actuel lié à la COVID-19, répond Pascale Déry, Directrice, Relations avec les médias – Québec et l’Est du Canada chez Air Canada, quand on lui demande comment la compagnie aérienne peut vendre des billets d’avion alors que le gouvernement maintient sa position. Toutefois, afin de pouvoir éventuellement exploiter certains marchés, une fois ces restrictions levées, Air Canada doit pouvoir planifier son horaire à l’avance. Mais cet horaire demeure sujet à révision en fonction des restrictions en vigueur.»

Air Canada n’est pas la seule compagnie aérienne à préparer le retour des voyageurs.  Air France, qui continue d’assurer de 3 à 5% de son programme habituel, a annoncé la reprise progressive de ses vols entre Paris et Montréal et souhaite augmenter graduellement la fréquence de ses vols. «D’ici fin juin et sous réserve de la levée des restrictions de voyage, Air France prévoit de reprendre progressivement ses vols, avec une augmentation graduelle du nombre de fréquences et de destinations, en particulier vers la France métropolitaine, les Outre-mer et l’Europe», annonce un communiqué de presse envoyé aux médias le 18 mai.

De son côté, Air Transat, toujours en attente de la décision du gouvernement fédéral d’autoriser ou non la transaction qui conclurait son achat par Air Canada, a déclaré qu’aucun de ses avions ne décollera avant le 1er juillet.

En clair : si vous continuez de vous imaginer déambuler sur La Rambla ou les Champs Éysées en début d’été, mieux vaut tout de même prévoir un plan B. On ne sait pas encore précisément quand on pourra quitter le pays ni le moment où chacun rouvrira ses frontières.

Informons-nous!

De plus, avant de sauter dans un avion au cours des prochains mois, plusieurs informations devront être vérifiées: notre assurance voyage couvrira-t-elle les frais médicaux liés à la COVID si nous l’attrapons à destination? Les billets d’avion et autres prestations pourront-ils être remboursés ou crédités? Quelles mesures d’hygiène seront prises, autant pendant le voyage qu’à destination?… Le niveau de tolérance au stress n’étant pas le même pour tous, on peut supposer que l’évolution de la situation influencera aussi les décisions.

Plusieurs compagnies ont d’ailleurs déjà compris l’importance de rassurer les visiteurs. À l’instar de certaines compagnies aériennes telles Air France, KLM et Air Canada, qui mettent entre autres de l‘avant des mesures sanitaires rehaussées et le fait que leur système d’assainissement de l‘air filtre plus de 99,99% des particules à bord des appareils, Club Med vient de dévoiler ses mesures d’hygiène et ses nouveaux protocoles de sécurité, en plus d’une politique d’annulation gratuite, avec remboursement complet de la portion terrestre du séjour.

Voyager au Québec

Plus que jamais, l‘été 2020 sera l‘occasion de ramener en haut de notre liste de souhaits les coins du Québec qu’on se promet de visiter un jour. Qui n’a pas envie d’aller s’aérer les esprits après des semaines de confinement? Le hic, c’est qu’il reste difficile de faire des plans puisqu’on ne peut pas encore circuler librement d’une région à l’autre. De plus, les craintes, tant du côté des vacanciers que des habitants des différentes régions, risquent aussi d’influencer nos décisions.

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec, qui agit comme porte-voix de 10 000 entreprises touristiques regroupées au sein de 40 partenaires, recommande d’explorer notre propre coin de pays et, le moment venu, le reste du Québec. «La saison touristique estivale aura bel et bien lieu, nous assure Anne-Hélène Couturier, conseillère en communications corporatives de l’AITQ, mais elle sera assurément différente. La fréquentation sera intrarégionale, ce qui présente une belle manière de redécouvrir nos régions. Selon les directives gouvernementales à préciser prochainement, les voyagements touristiques pourront possiblement être dans les régions voisines et dans diverses autres régions du Québec.»

Depuis le 20 mai, certains sentiers de randonnée pédestre, sentiers de vélo et lacs pour la pêche à la journée de la Sépaq sont de nouveau accessibles aux visiteurs, qui doivent se procurer leurs accès en ligne. Attention, toutefois: cela ne signifie pas la levée des restrictions de déplacements ni que tous les parcs et réserves fauniques sont ouverts. «On est allés de l’avant avec la réouverture de certains territoires après avoir eu le feu vert de la santé publique, qui a ses exigences», explique Simon Boivin, responsable des relations avec les médias. Il rappelle que l’objectif est actuellement de favoriser le tourisme de proximité. Au moment de rédiger cet article, on ne sait pas encore, par exemple, quand les blocs sanitaires seront accessibles ni quand le camping sera permis. «Il est aussi possible qu’il faille fermer certains secteurs si l’achalandage est trop grand dans un parc», précise Simon Boivin.

Les différentes associations touristiques régionales préparent elles aussi la belle saison. Dès le début de la pandémie, Tourisme Côte-Nord a misé sur l’humour pour ne pas se faire oublier. Dans une campagne lancée en avril sur les réseaux sociaux, des images amusantes nous ont rappelé l’importance de la distanciation sociale. On découvrait ainsi qu’à Natashquan, il est recommandé de garder deux Gilles Vigneault de distance, à Baie-Comeau, huit crabes, à Tadoussac, un marsouin… «Nous tentons d’adapter l’idée pour certains lieux touristiques», confie Pierre-Olivier Normand, coordonnateur aux communications et à la commercialisation chez Tourisme Côte-Nord. Il reste maintenant à voir si le barrage routier de Tadoussac, qui régit toujours l’entrée dans la région, sera bel et bien levé le 31 mai et quelles attractions pourront être accessibles selon les exigences gouvernementales.

Chose certaine, la flexibilité sera notre meilleur allié au cours des prochains mois. Tant qu’un vaccin ou, au moins, un remède efficace ne sera pas disponible, nous devrons être prêts à revoir nos plans jusqu’à la dernière minute. Peut-être apprécierons-nous encore davantage nos escapades… le moment venu.

 

 

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  • Photo: Getty


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