À la découverte du monde marin en Norvège

20 Juin 2019 par Florence Dujoux
Catégories : Voyage
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L’esprit d’aventure, le tourisme durable, le luxe cinq étoiles: autant de bonnes raisons d’accepter l’invitation de Ponant à embarquer sur Le Champlain pour découvrir les fjords norvégiens. Carnet de voyage.

À quai, on est surpris par les modestes dimensions du navire. Et pour cause: il ne compte que 92 cabines. «Si Ponant n’est pas une compagnie de croisière comme les autres, c’est qu’elle a été fondée en 1988 par des marins», explique Hervé Bellaïche, DG adjoint des ventes et du marketing de l’entreprise. Des passionnés de l’océan, convaincus que les petits bateaux sont préférables aux gros, pour aller là où les autres ne vont pas.

L’idée de génie de la compagnie? Se positionner sur le créneau du luxe durable. Pas moins de la moitié des croisières proposées sont des expéditions dans les zones polaires ou tropicales, avec la participation d’experts et l’organisation d’excursions en canot pneumatique. Un esprit d’aventure basé sur le tourisme responsable, qui a donné naissance à un partenariat avec le National Geographic.

Cela dit, un voyage dans l’Antarctique peut-il vraiment être écologique? Jean-Emmanuel Sauvée, président et cofondateur de Ponant, répond: «Nous protégeons mieux ce que nous connaissons.» Ainsi, après leur croisière, les passagers deviennent des ambassadeurs éclairés de la destination. Pour sa part, Ponant s’attache à respecter l’environnement, notamment grâce à une consommation maîtrisée et à un niveau de recyclage des déchets parmi les plus élevés au monde.

Chambre-Le-Champlain-Ponant

Crédit photo: François Lefebvre

Un design ouvert sur l’océan

Une fois à bord du navire, nouvel étonnement: ni luxe ostentatoire ni codes blingbling. La décoration intérieure, signée par l’architecte designer Jean-Philippe Nuel, est largement inspirée des arts premiers: du bois à profusion, des parois texturées, des couleurs claires, des œuvres qui utilisent les matières. Résultat: un design élégant et reposant, qui apporte une sensation de paix instantanée.

Et ce sentiment de détente est renforcé par l’architecture du bateau, résolument ouvert sur la mer. Chacune des cabines bénéficie de son propre balcon, si bien qu’on peut respirer l’air marin à plein poumons avant de se coucher: la garantie, paraît-il, d’un sommeil profond. Et que dire des salles de bain avec vue sur la mer, dans lesquelles on prend sa douche tout en profitant de la lumière naturelle… sans parler du sauna, qui offre une vue panoramique sur les paysages envoûtants des fjords. Si on a le pied marin, on se rend sur la passerelle, dont l’accès est autorisé pendant les manœuvres – fait rarissime sur un bateau de croisière!

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Crédit photo: Blue Eye Explorers

Voyage multimédia dans le Grand Bleu

Après avoir fait le plein d’embruns, on se dirige vers le fond de cale. Il faut en effet descendre sous le niveau de flottaison pour expérimenter le Blue Eye, un salon sous-marin multisensoriel unique au monde, conçu par l’architecte océanographe Jacques Rougerie. «Les grands enjeux de demain viendront de l’océan, comme dans les années 70 ils sont venus de l’espace, dit-il. La mer représente 71 % du globe et on n’en a même pas exploré 1 %!»

Cet amoureux de la mer s’est inspiré de la nature pour dessiner les lignes et l’esthétique du Blue Eye. Bel exemple de ce biomimétisme, deux gigantesques hublots, évoquant la forme d’un œil de baleine, permettent de voir sous l’eau en toute sécurité. Et grâce aux trois caméras sous-marines, placées aux points stratégiques du bateau, les plus chanceux peuvent admirer les dauphins en train de jouer dans la vague d’étrave sur les écrans muraux intégrés. Wow!

Et ce n’est pas tout. Pour ressentir à fond l’émotion du monde sous-marin, l’écoute est essentielle, car contrairement à ce que suggérait Le monde du silence, de Jacques-Yves Cousteau, il y a plein de bruit sous l’eau! Avec les deux hydrophones placés à la quille du navire, on détecte la présence de mammifères marins à cinq kilomètres à la ronde. Les passagers, confortablement installés sur les canapés évoquant la forme de coraux, ressentent ces bruits du monde subaquatique par des vibrations qui se propagent dans leur corps. «Le Blue Eye, c’est un voyage multimédia dans le Grand Bleu, c’est le rêve de Jules Verne avec Vingt mille lieues sous les mers», résume Jacques Rougerie.

Luxe, calme et volupté

Embarquer sur un navire du Ponant, c’est se sentir à la fois sur un yacht et à la maison. L’accueil des passagers par l’équipage se fait en français. Côté cabine, on aime l’ambiance ethnique chic, parfaite pour lâcher prise. Le luxe, bien que discret, se manifeste dans les moindres détails, de la qualité de la literie jusqu’à la sélection des produits de bain Un jardin sur le Nil, d’Hermès.

Côté table, la cuisine signée Ducasse Conseil allie le savoir-faire de la gastronomie française à l’authenticité des produits locaux. Le saumon norvégien est à se damner, tout comme la baguette et le plat de fromages! On trinque au champagne Veuve Clicquot et on aura même la chance de trouver un macaron Ladurée sur notre oreiller à l’heure du dodo.

On n’oublie pas d’enfiler le peignoir douillet à notre disposition avant de se rendre à la piscine (chauffée à 29 oC) et de profiter du sauna avec vue sur la mer. De quoi faire rêver les jeunes mariés pour leur voyage de noces… ou les babyboomers qui célèbrent leur départ à la retraite. Le voyage d’une vie!



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