Lydiane autour du monde: La fibre d’une globe-trotteuse

24 Fév 2020 par Véronique Harvey
Catégories : Véro-Article / Voyage
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À 26 ans, alors qu’elle menait une florissante carrière dans l’immobilier, Lydiane St-Onge affronte une vraie remise en question et vend tout ce qu’elle possède pour faire le tour du monde. Entrevue avec Lydiane autour du monde.

À 26 ans, alors qu’elle menait une florissante carrière dans l’immobilier, Lydiane St-Onge affronte une vraie remise en question et vend tout ce qu’elle possède pour faire le tour du monde. C’est ainsi qu’est née sa petite compagnie, qui propose aujourd’hui une boutique en ligne, une websérie et deux livres, en plus d’organiser des voyages de groupe et des conférences offertes par l’aventurière de 32 ans.

En 2013, ton objectif était de partir pour toujours. Qu’est- ce qui a changé la donne depuis?

Ce qui a dérouté mon plan, c’est ma page Facebook. Je l’ai lancée quatre jours avant de partir dans le but de partager mes photos de voyage avec mes proches. Mais durant ces quatre jours, ma page a connu une vague de popularité que je ne m’explique pas encore: j’ai alors atteint 10 000 abonnés. Au bout d’un an, j’en avais 35 000. À l’époque, j’étais parmi les premières à avoir une page de voyage aussi populaire; des compagnies m’ont alors contactée pour m’offrir de l’équipement et me financer. J’ai réalisé que je pourrais peut-être gagner ma vie en voyageant. Finalement, la chaîne de télé Évasion m’a proposé un concept d’émission.

Te considères-tu comme une nomade?

Avant, je croyais être nomade à fond, capable de ne pas revoir ma famille pendant des années. Mais après deux ans sur la trotte, j’ai réalisé que mes racines sont ici. Alors maintenant, je vis environ six mois par année à l’étranger et six mois au Québec.

Quand on est une femme, voyager seule est-il épeurant, voire dangereux par moments?

Il y a des endroits où c’est plus risqué de voyager seule en tant que femme, mais en général, c’est une fausse croyance.

À ce propos, le Moyen-Orient figure parmi mes plus belles destinations en solo. Avant d’y aller, je m’étais donné comme objectif de dormir seulement chez les habitants des lieux, en formule couchsurfing. J’y ai rencontré des gens tellement généreux et accueillants!

Je m’y suis vraiment sentie en sécurité. En fait, c’est un avantage d’être une femme en voyage, car tout le monde t’aide, t’accueille, te protège. C’est du moins ce que j’ai expérimenté.

L’an dernier, tu as participé au Challenge 2019 de la Société de recherche sur le cancer, en Chine. Qu’est-ce qui t’a attirée dans ce défi?

Voyager, c’est égoïste. Tu débarques dans un pays et tu prends tout ce que tu veux: tu regardes de beaux paysages, tu fais de belles activités, tu manges de la bonne nourriture… Mais à un moment donné, tu as envie de redonner. Pour participer au Challenge 2019, il fallait amasser 10 000 $ pour la cause. Toutes les participantes, ensemble, on gardait cinq minutes de silence chaque jour pour penser aux gens qu’on connaît qui sont atteints du cancer ou qui en sont morts. On était solidaires, complices, parce qu’il y avait une cause qui nous unissait. En plus, on relevait un gros défi physique. Ç’a donné une signification vraiment plus grande à ce voyage-là.

Est-ce le genre de périple que tu aimerais refaire?

Absolument. Je veux m’impliquer davantage du côté humain et écologique. Je recherche maintenant une dimension plus profonde aux voyages.

En rafale…

La qualité que je préfère chez un humain... la sensibilité.

Mon occupation préférée… voyager ou faire du sport.

Mon plaisir coupable… dormir.

L’endroit où l’on risque le plus de me croiser… l’aéroport de Montréal.

Le don que j’aurais voulu avoir… la zénitude et la méditation facile.

Ma devise favorite… la planète est mon terrain de jeu.

Lydiane St-Onge est l’auteure du guide Voyage 101 (Éditions Goélette).

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