Voyager de façon écoresponsable

07 Jan 2019 par Carolyne Parent
Catégories : Environnement / Véro-Article / Voyage
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Notre journaliste voyage nous donne quelques conseils pour explorer la planète sans – trop – lui nuire.

 

Où que nous séjournions dans le monde, notre présence a un impact à la fois sur la nature et les populations locales. Sachant cela, que pouvons-nous faire pour préserver l’environnement tout en assurant le bien-être des habitants? On peut certainement commencer par agir de façon écoresponsable.

Le plus radical des bons comportements à adopter serait bien sûr de s’en tenir au tourisme de proximité, mais il faudrait alors renoncer à prendre l’avion, ce qui n’est pas du tout réaliste, avouons-le

Bien choisir sa destination

Et si on privilégiait plutôt ce que j’appelle le « microtourisme » ? Proche parente du slow travel, cette approche nous invite à nous concentrer sur une région au lieu de tout un pays, et à s’y déplacer à pied, à vélo ou en transports en commun. Cette philosophie du « voir moins, mais voir mieux » est aussi celle qui favorise le plus le « voyager vrai » et les rencontres avec les gens du cru – ce que plusieurs d’entre nous recherchent à l’étranger.

Pour contrer le fléau du sur-tourisme, on pourrait aussi décider de passer en coup de vent dans les destinations hyper fréquentées, histoire de séjourner plus longtemps dans l’arrière-pays moins achalandé, ou alors, opter carrément pour une contrée plutôt qu’une autre dans une même aire géographique. Des exemples ? Découvrir Krabi au lieu de Phuket, en Thaïlande ; le Laos plutôt que le Cambodge ; le Sri Lanka au lieu du Kerala, en Inde. On pourrait aussi désengorger Barcelone en posant nos pénates dans la station balnéaire voisine de Sitjes ou en y allant hors saison. On pourrait également consacrer moins de temps à Lisbonne afin de découvrir Estremoz et Evora, dans la campagne portugaise.

Bien choisir son hébergement

Pareillement, on pourrait faire preuve de solidarité envers les gens du cru en sélectionnant le bon logement. Airbnb est indéniablement une formule fantastique, mais elle ne l’est pas dans tous les cas. Ainsi, dans un contexte de coût de la vie élevé, comme en Islande, la plateforme rend plus alléchante la location d’appartements aux touristes qu’aux Islandais. Résultat ? Une pénurie d’appartements pour la population locale, qui entraîne une hausse du coût des loyers restant. Que faire alors puisque les hôtels sont exorbitants ? Loger à l’auberge ou dans une maison d’hôtes.

Du côté des hôtels, encourageons ceux qui ont de bonnes pratiques environnementales en les fréquentant ! Chez nous, en Mauricie, l’éco-villégiature familiale Le Baluchon me vient spontanément en tête dans cette catégorie. Je salue ses nombreuses initiatives vertes dont son important projet reboisement du site.

Bref, oui, on peut agir. On ne voyage pas en dehors de soi ; nos valeurs nous accompagnent partout. À nous de vivre en accord avec celles-ci, ici comme ailleurs !

Oslo, ville modèle

Créé par la Commission européenne et décerné pour la première fois en 2010, le titre de « Capitale verte de l’Europe » récompense les villes qui se distinguent en matière de développement durable. Cette année, cet honneur revient à Oslo, capitale de la Norvège.

Un centre de villégiature 100 % éco

Développé par le groupe hôtelier Dream sur des terres princières, By Nature, un hôtel 100% vert, verra le jour à Antoing, en Belgique, en 2020.

Journaliste spécialisée en tourisme, Carolyne Parent a mis pied dans plus de 100 pays. Lisez sa chronique Évasion et ses reportages de voyage inspirants dans les pages de VÉRO!

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Photo: Getty



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